‹ Dictionnaire de la Bible (volume 4)Chapitre 333 sur 454 · Plan d'Antioche de · texte numérisé non relu

Plan d'Antioche de

les pluies d'orage, divise invariablement en un double trottoir. Les piétons passent à droite et à gauche, les eaux au milieu. Il est évident que les voitures ne sauraient y pénétrer. On sait que cette rue des Portiques aboutissait à la porte de Daphné, et, en effet, quelques restes de dallages en porphyre, visibles près de la caserne turque actuelle, en précisent les derniers développements.

Plus près de la montagne, et probablement parallète à cette grande voie, fut la rue de Tibère. Elle allait de la porte des Chérubins au faubourg d'Agrippa. Ces deux artères longitudinales étaient, ici comme à Alexandrie (les bätisseurs de villes à cette époque suivaient à peu près les mêmes imspirations), coupées perpendiculairement par une large rue, descendant du pied de l'acropole vers le quai de l'Oronte, depuis le temple de Mars jusqu'au Nymphéum. Cette rue, ornée d’arcs de triomphe tels que celui de la Porte du Milieu, rencontrait, à chacune des deux grandes voies paralléeles qu'elle traversait, des tétrapyles décorés de statues magnifiques. Après avoir laissé à gauche le théätre et le temple de Bacchus, à droite l'amphithéätre et le Cæsareum, elle abordait l'agora pour le traverser du sud au nord, et cotoyer ensuite vers l'Oronte le muséum,

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Syrie, D'après M. Le Camus.

| furent des temples nombreux, comme on en voyait autour de l'acropole d'Athènes. Une tête colossale de Charon, le nautonnier des enfers, avait été sculptée, comme préservatif de la peste, dans un des pics abruptes qui dominent la ville. Sur la partie la plus élevée de l’Orocassiadès, était le sanctuaire de Jupiter Céraunus. Les monnaies des Séleucides portent d'ordinaire l'oiseau de Jupiter armé de: la foudre. On disait qu’un aigle, enlevant tout à coup les:

marqué lui-même la place où devait être bâtie Antioche. Toutefois le dieu le plus en honneur dans la cité était. Apollon de Daphné, dont le temple fut célèbre dans le monde entier. Cf. II Mach., 1v, 33. Voir ΟΝΙΑΒ π|. C'est là, à huit kilomètres au couchant de la ville, que les théories sacrées, à travers des bois de lauriers et de myrtes, par des chemins bordés de rosiers et de jasmins, allaient vénérer, dans son temple à double portique, la statue du dieu. Elle était de proportions colossales et atteignait presque le haut de la cella où elle était enfermée. C’est Bryaxès d'Athènes qui en était l’auteur. Une imprudence du philosophe Asclépiade amena l'incendie du temple et la porte de la statue. Rien n'était

chairs de la victime offerte au roi de l'Olympe, avait

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