ANTOINE SOBRINO. Voir SOBRINO
ANTON Konrad Gottlob, philologue allemand, né à |
Lauban, dans la haute Lusace, le 29 novembre 1745, mort à Wittenberg, le ἅ juillet 1814. Il devint, en 1780, professeur de langues orientales à Wittenberg. Parmi ses ouvrages, on remarque : Rationem prophetias Messianas
interprelandi certissünam nostræque ætati accommoda- |
lissimam exponit, Dessau, 1786; Abhandlung von der
ANTONIA (᾿Αντωνία), forteresse de Jérusalem occupée par la garnison romaine au temps de Notre-Seigneur
| et des Apôtres. Elle n’est pas désignée par ce nom propre
dans le Nouveau Testament, mais elle y est indiquée par le mot rapeuéorr (Vulgate : castra), lieu où habitent les soldats, ou, comme nous dirions aujourd'hui, «caserne. » Saint Paul y fut enfermé, lorsqu'il fut arrêté dans 18 temple, avant d'être conduit à Césarée. Act, XXI, 34, 37; xx, 24; xx, 10, 16, 32. Cette forteresse datait de l'époque des Machabées. Elle avait été construite par Jean Hyrcan, fils de Simon, et avait servi de palais aux princes asmonéens. Elle était connue d’abord sous le nom de Baris, « forteresse. » Josèphe, Ant. jud., XV, x1, 4; XVIII, 1v, 8. Hérode le Grand l'agrandit et l'embellit, et lui donna le nom d'Antonia, en l'honneur de Marc- Antoine, son protecteur et son ami. Josèphe, Ant. jud., XVIII, 1v, 3; Bell. jud., 1, xxt1, 1; V, v, 8. L'historien
| juif l'a décrite tout au long, Bell. jud., V,1v, 2; v,8 Elle
était bâtie sur un rocher de cinquante coudées de haut (environ vingt-sept mètres), à l'angle nord-ouest du
alten hebräischen Tonkunst, dissertätion publiée dans le | temple, à l'endroit où est encore aujourd'hui la caserne À
Neues Repertorium de Paulus, t. 111, p.36 et suiv., dans laquelle il considère les accents comme des notes musicales. 1] développa davantage cette idée dans Salomonis
turque (fig. 178). Le mur d’Antonia s'élevait de quarante coudées (vingt et un mètres) au-dessus de la cour du
| temple. Elle était de forme carrée et flanquée d'une tour
à chacun de ses quatre angles. Trois de ses tours avaient cinquante coudées de haut; la quatrième, celle du sud-est, avait soixante et dix coudées (trente-six mètres), et dominait tout le temple avec ses parvis. A l’intérieur, l'Antonia était un vrai palais, renfermant de nombreux et beaux appartements, avec des galeries, des bains et de grandes salles qui servaient de logement à la garnison romaine établie à Jérusalem. Elle renfermait tout ce qui était nécessaire à la vie, de sorte qu’elle formait comme une petite ville. Au nord, elle était séparée du mont Bézétha par un fossé profond. Elle donnait accès, au sud, dans les cours du temple par des escaliers, Act., XXI, 39, qui Communiquaient avec le portique du nord et de l’ouest. Les soldats romains pouvaient ainsi pénétrer dans le temple, quand leurs chefs le jugeaient à propos, et c'est par là que le tribun romain accourut pour tirer saint Paul des mains des Juifs qui s'étaient emparés de sa personne dans le temple et voulaient le tuer. Act., xx1, 30-40, L'Apôtre fut ramené par ce même chemin dans la forteresse, qui lui servit de prison, Act., xx11, 2%; xx111, 10; et c'est des marches de l'escalier qu'il montait, Act., XxI, 40, qu'avec la permission du tribun, il adressa un discours au peuple rassemblé dans la cour voisine du temple. Act., xxIT, 1-21. — Le Prétoire de Pilate, où fut conduit Jésus au moment de sa passion, Matth., XXVII, 25, était aussi dans la forteresse Antonia. Voir PRÉTOIRE.
ANTONIDES Théodore, calviniste belge, mourut au commencement du xvie siècle. Il a laissé des commentaires estimés, malgré quelques singularités, sur divers livres de la Sainte Écriture : Schristmatige verklaringe ouer den eersten sendbrief Petri, in-4°, Leuwarden, 1693; Schristmatige verklaringe ouer den tweenden sendbrief van Petrus en de Tudas, in-4°, Leuwarden, 1697; Schristmatige verklaringe ouer den algemeenen sendbrief van den Apostel Tacobus, in-4°, Leuwarden, 1699; Bedenkingen voorgestelt ter nader verklaring van't boek Tobs, in-4%, Leuwarden, 1700. Cet ouvrage fut combattu par Schmidius, dans une dissertation De mystico historiæ Iobeæ sensu, in-#%°, Leipzig, 1703. Pour Antonides, Job est la figure de l'Église. B. HEURTEBISE.
ANTONIN de Plaisance, auteur d'un /tinéraire des Lieux Saints. Tout ce qu'on sait de ce pèlerin, c'est qu'il était de Plaisance, en Italie, et vivait dans la seconde moitié du vre siècle, Quant à la qualification de martyr, qu'on lui donne dans les manuscrits, elle paraît devoir être attribuée à l'erreur d'un copiste qui ἃ confondu notre pélerin avec un saint Antonin, martyr, honoré à Plaisance. Son voyage en Syrie, en Palestine, au mont Sinaï et en Mésopotamie, doit se placer vers 570 : c'est le dernier pèlerin qui ait vu la Terre Sainte soumise encore à la domination des empereurs chrétiens. L'antiquité de cette relation lui donne un grand intérêt ; elle contient des indications, trop rares, il est vrai, mais très précieuses pour la géographie de la Palestine. Cet itinéraire a été imprimé pour la premiére fois à Angers en 1640, d’après un manuscrit de l'abbaye de Saint-Serge : Jlinerarium B. Antonini martyris, in-4, Angers, 1640. En 1680, les Bollandistes en donnérent une autre édition d'après un manuscrit de Tournay: Acta sanctorum (mai), t. 11, p. x-xvur. Cette édition a été reproduite en 1747 par Ugolini, Thesaurus antiquitatum sacrarum, t. VII, p. 1207-1224, et en 1849 par Migne, Pat. lat., t. LXXvI, col. 898. Ces éditions imparfaites ont été surpassées par l'édition critique du docteur Titus Tobler, De locis sanctis quæ perambulavit Antoninus martyr, in-12, Saint-Gall, 1863 ; publiée de nouveau dans les Itinera et descripliones Terræ Sanctæ de la Société de l'Orient latin, in-8°, Genève, 1877, t. 1, p. 91-138. En 1880, Tobler et Molinier ont donné une relation abrégée du même pélerinage dans les Jlinera Hierosolymitana de la société de l'Orient latin, Itinera lalina, 1, p. 360-382. Cf. F, Tuch, Antoninus martyr,