ANTONIA — AOD
seine Zeit und seine Pilgerfahrt nach den Morgenlande, in - #4, Leipzig, 1864; M. Delpit, Essai sur les anciens pèlerinages à Jérusalem, in-8, Paris, 1870.
E. LEVESQUE
ANTONIO DE ARANDA, théologien espagnol, de l'ordre des Frères mineurs (xvi® siècle). Il était originaire de la petite ville d'Aranda de Duero, dans la Vieille- Castille. D'une très grande piété, il devint le directeur spirituel de la reine de Hongrie et de l'infante de Portugal, filles de Charles-Quint. Vers 1530, il fit un séjour à Jérusalem et quelques voyages dans les lieux les plus vénérés de la Palestine. Nous trouvons le résultat de ces pieuses pérégrinations dans son livre intitulé : Verdadera descripcion de la Tierra Santa, como estava el año de MDXXX, in-8, Alcala de Hénarès, 1531. Cette première édition, aujourd'hui fort rare, fut suivie de plusieurs autres en 1537 (Tolède), en 1545 (ibid.), en 1563 (Alcala) et en 1587 (ibid.), avec des titres quelque peu modifiés. La Descripcion du P. Antonio d'Aranda est précieuse à consulter pour connaître l’état des Lieux Saints dans la première moitié du xvie siècle. Nous devons aussi au franciscain espagnol les deux ouvrages suivants, qui n'offrent pas le même intérêt : Tratado sobre las siete palabras que se leen en el Evangelio haber dicho nuestra Señora ou Loores de la Virgen nuestra Señora, in-8°, Aleala, 1557; Loores del dignissimo lugar del monte Calvario, en que se relata todo lo que nuestro Señor Jesu Christo hizo y dix en él, in-4°, Alcala, 1551. Voir Nic. Antonio, Bibliot. nova, t. 1, p.96; Wadding (continuation), Annales ord. Minorum ,t. xXIX, p. 28. M. FÉROTIN.
ANUS. Saint Jérôme traduit par ce mot dans la Vulgate, I Reg., vi, 5, 11, 17, les deux termes hébreux ‘ofälim et teh6rim. Voir ‘OFALiM.
AOD, hébreu : *Éhud, «union; » Septante : ’Awô. 1. AO, fils de Balan, descendant de Benjamin. I Par., vi, 10. Il ne faut pas le confondre avec le Juge d'Israël
Aod, qui était de la famille de Géra.
2, AOD, fils de Géra, de la tribu de Benjamin, le second des juges d'Israël. Jud., 11, 15-930. Le titre de
juge, $ôfêt, qu'on lui donne généralement, ne lui est pas
cependant expressément attribué par l'Écriture; elle dit seulement que le Seigneur suscita aux Israélites un sauveur, m0$t a, du nom d'Aod, Jud., 111, 15. Mais par cela même il eut une mission à remplir de la part de Dieu, comme les autres libérateurs ; et, de fait, il «jugea », c'est-à-dire sauva ou affranchit Israël au même sens qu'eux. Après la mort du premier de tous, Othoniel, qui avait maintenu l'indépendance de son pays pendant quarante ans, les Israélites retombèrent dans lidolätrie. Le fléau dont Dieu se servit pour les châtier une seconde fois fut Eglon, roi de Moab, qu'il « fortifia contre eux », et auquel Q il associa les enfants d'Ammon et ceux d'Amalec ». Jud., 111, 18.
Les Moabites traverserent le territoire de Ruben, dont les Amorrhéens les avaient autrefois chassés en les refoulant au sud de l'Arnon. Num., xx1, 26. Puis, ayant passé le Jourdain, ils battirent les Israélites établis à Foccident du fleuve, et s'emparérent de la « ville des Palmes », nom qui désigne Jéricho, selon le sentiment commun. Cette ville avait dù se relever, au moins en partie, de ses ruines, malgré l'anathème porté par Josué contre ceux qui la rebâtiraient, Jos., νι, 26, la défense ne se rapportant probablement qu'à la reconstruction des remparts, Cf. Jos., xvur, 21. Églon y établit le siége de son gouvernement. Cette fois, le châtiment ne consista donc pas seulement dans le malheur de la défaite et le payement d'un tribut annuel, qu'on devrait porter au vainqueur rentré dans ses États: le tribut fut exigé, mais le vainqueur resta. Églon avait voulu faire la conquête du terriloire sur
lequel 1] avait battu les Israélites, à savoir, la partie de la tribu de Benjamin qui avoisinait le Jourdain. Un mot de l'Écriture, Jud., πὶ, 19, ferait croire qu'il entendait aussi travailler à la conquête religieuse du pays et y faire régner ses faux dieux en attirant à leur culte les habitants.
Au bout de dix-huit ans de ce régime d’oppression, les Israélites se tournèrent vers Dieu et le suppliérent de les délivrer : 1l leur suscita un sauveur, Aod, qui devait faire périr Eglon de sa propre main et mettre ainsi un terme à l’asservissement de son peuple. L'écrivain sacré fait remarquer qu'Aod était ambidextre, c'est-à-dire également habile à se servir de la main droite et de la main gauche, ce qui devait lui permettre d'exécuter plus sûrement et avec plus de facilité le projet qu'il avait formé de tuer le roi de Moab. Cet avantage, si apprécié avant l'invention des armes à feu, était commun dans la tribu de Benjamin : nous voyons au chapitre xx1, 16, de ce même livre des Juges, sept cents homines de Gabaa ambidextres comme Aod.
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