AOD — APAMÉE
élevée, » en sorte que are mot signifie « palais, cita- : ny 2 à LE
delle ». Le syriaque L.s| , ofadëên, a la même signifi-
cation chez les auteurs profanes et chrétiens, et dans certains passages de la version biblique; [ Par. xv, 1; Ecch., xxI1, 5. Le Targum de Jonathan ἃ rendu par RY3TEN, ’apadnêéh, le mot Safrirô, un ἅπαξ λεγόμενον,
c'est-à-dire, qui ne se rencontre qu'une seule fois dans l'Écriture, Jer., xLu1, 10. Safrtr6, dans la phrase du prophète, est cer tainement en parallélisme avec kis’ô, « son trône; » mais a-t-il ce sens précis ? M. Fabre d'Envieu le croit : « Le $aprir dont parle Jérémie, dit-il, était, en effet, un trône royal, splendide, que les rois chaldéens emmenaient avec eux, et sur lequel ils s’asseyaient pour juger les rebelles et pour recevoir les hommages, les adorations de leurs sujets, et aussi la soumission des vaincus. » Daniel, t. τι, part. 11, p. 1427. D'autres auteurs y voient simplement une annexe ou un ornement du siège royal, c'est-à-dire le tapis ou les draperies qui le recouvraient, On explique le mot $afrir par l’assyrien Saparu, Supar-ruru, (étendu, » €extentum vel ex5ansum, ergo στρῶμα, stramentum. » J. Knabenbauer, Commentarius in Jeremiam, Paris, 1889, p. 492.
On peut rapprocher du terme hébreu ’apadné le mot apadäna écrit en caractères cunéiformes sur des monuments de Persépolis, et qui semble réunir les deux sens dont nous venons de parler. Il désigne, en eflet, selon plusieurs savants, une « salle du trône » dans laquelle les rois de Perse donnaient leurs audiences solennelles. Cependant il reste encore des doutes sur cette expression. « Nous voyons bien, dit M. Perrot, que ce mot se lit sur des bases qui ont appartenu à une salle de ce genre; mais la seule étymologie qui en ait été présentée par un linguiste compétent, M. James Darmesteter, Études iraniennes, t. 11, p.133, ne suggère pas d'autre idée que celle de « bâtiment élevé sur une hauteur », et c’est avec ce même sens de « citadelle », de « palais », qu'il ἃ passé du perse dans les langues sémitiques, en hébreu, en syriaque et en arabe. » Histoire de l’art dans l'antiquité, Paris, 1890, t. v, p. 664..Nous ne pouvons discuter ici l'origine du mot apadänà; il nous suffit de retenir que les différents sens qui viennent d'être exposés conviennent parfaitement à ’apadnô, dont l'idée générale peut se résumer dans celle de « pavillon royal ».
, Δ. LEGENDRE
ΑΡΑΜΈΕΕ, contrée de la Syrie, que traversa Holopherne dans sa marche contre le peuple d'Israël. Judith, ut, 14. Le texte latin seul la mentionne. C’est le territoire que Strabon, XvI, 10, édit. Didot, p. 640, désigne par ἣ ᾿Απάμεια, n ᾿Απαμέων γῆ; et qui, outre la capitale de
— Monnaie d'Apamée de
180. Syrie, Tête laurée de Zeus. — À. AIAMEO[N] THE IEPAS ΚΑΙ ΑΣΥΛΟΥ͂. Un éléphant.
même nom, comprenait des villes telles que Larisse (Qala'at Seïdjar), Mégare et Apollonie. Voir en particulier la Géo graphie de Strabon, traduite du grec en français, Paris, 1805-1819, 1. v, p. 206-208, avec les notes de Letronne. La ville principale s'appelait Apamée sur l’'Oronte (fig. 180), pour la distinguer de plusieurs cités de ce nom, entre autres d'Apamée de Phrygie, dans le voisinage de laquelle une tradition fait arrêter l'arche de Noé, Le géographe grec
décrit en ces termes Apamée de Syrie : « C’est une ville très forte de presque tous les côtés. En effet, elle consiste en une colline parfaitement bien fortifiée, qui, s’élevant au milieu d’une plaine basse, est entourée presque entièrement par l'Oronte et par un grand lac, dont les débordements forment de vastes marais et d'immenses prairies qui nourrissent des bœufs et des chevaux : voilà ce qui reud la position d'Apamée si forte, et ce qui lui ἃ valu le nom de Chersonèse (presqu'île). »
Cette description convient bien à Qala'at el-Moudig, localité regardée généralement comme l'emplacement de l'ancienne Apanée, et située à quelque distance au nord-