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vers le Chabour. Celte opinion, conforme, à la rigueur,
au récit biblique, puisque bon nombre d'auteurs placent
Hala, Habor et Gozan dans cette contrée de Ja Mésapo-
tamie, se heurte à une difficulté philologique, la dif-
férence radicale qui existe entre Härd', N°5, et Härän, TT
375, par l'aspiration initiale et la lettre finale. ni
La solution la plus juste nous paraît être la suivante. L'auteur des Paralipomènes s’estsans doute servi des passages parallèles, IV Reg., xx, 19, 29, et xvr1,6; xvinr, 11. Or le livre des Rois indique comme lieu de déportation «Hala, Habor, le fleuve de Gozan et les villes de Médie, » IV Reg., xvir, 6; ΧΥΠΙ, 11, tandis que celui des Paralipomènes mentionne « Hala (Vulgate : Lahela), Habor, Ara, et le fleuve de Gozan. » I Par., v, 26. N’est-on pas, d’après cela, porté à croire qu'il y a eu interversion dans le second récit, οἱ σα ἄνα correspond aux villes de Medie du premier? Mais encore quelle relation y a-t-il entre les noms? On peuttrouver la réponse dans cette conjecture très vrai-
semblable : au lieu de ‘Aré Madäi, 59 57, « les villes T5 QT 1
de Médie », les Septante ont lu, dans les deux endroits, IV Reg., xvir, 6; xvin, 11, Häré Mädäi, « les
170 1, BUT A montagnes des Mèdes », ὄρη Μήδων. Etait-ce là la leçon primitive du livre des Rois? c’estpossible. Hara des Paralipomènes serait doncsimplement la formearaméenne de l'hébreu Πα», et le nom vulgaive des montagnes de Médie, reproduit par l'arabe El-Djébäl, « les montagnes », qui est plus particulièrement employé, dans la géographie
musulmane, pour désigner la partie montagneuse de l’Iràk persan, l’ancienne Médie. Ce nom d'Hara peut même provenir des Juifs exilés dans ce pays, et l'auteur sacré peut l'avoir trouvé dans les sources particulières dont il s'est servi. Cf. Keil, Biblischer Commentar über das Alte Testament, Chronik, Leipzig, 1870, p. 80. Telle est en substance l'opinion de Schrader dans Riehm's Handwürterbuch des biblischen Altertums, Leipzig, 188%, t. 1, p. 570, au mot Hara; de Gesenius, Thesaurus linguæ hebrææ, p. 392.
Le livre de Tobie, 1, 16, confirmé par les monuments assyriens, nous apprend aussi qu’un certain nombre de captifs s'établirent en Médie. « Les Mèdes, dit M. Vigouroux, avaient envahi les pays situés à l'ouest de Rhagæ et s’y étaient solidement établis dans les temps qui précédèrent l'avènement de Théglathphalasar, le vainqueur d'Israël. Ce voisinage inquiéta les Assyriens, Théglathphalasar porta ses armes dans la direction du Zagrus dès la seconde année de son règne; il parcourut victorieusement la Médie dans toute son étendue, et ses succès furent tels, qu'il n'eut pas besoin d'y recommencer ses expéditions pendant tout le reste de ses jours.» La Bible et les découvertes modernes, 5° édit., Paris, 1889, 1, 1v, p. 154. Ce roi d'Assyrie, qui le premier pratiqua sur une large échelle la politique barbare de transplanter dans d’autres contrées les populations vaincues, put donc déporter dans le pays lointain des Mèdes les enfants d'Israël, comme le fit également Sargon, son second successeur, le vainqueur de Samarie. Voir MÉDIE. A. LEGENDRE.
ARAAS (hébreu : Harhas ; Septante : ’Apac), père de Thécua et ancêtre de Sellum, l'époux de Holda, prophétesse du temps de Josias. IV Rois, xxn1, 14. Dans II Par., XXXIV, 22, il est appelé HasRa (hébreu : hasrah, « indigène »).
ARAB (hébreu : ’Ar@b; Septante : Αἰρέμ), Jos., Xv, 52; ville de la tribu de Juda. La Vulgate écrit Arbi dans IT Reg, XXII, 90. C'est la première ville du second groupe appartenant au district montagneux. Jos., xv, 52-54. Saint Jérôme, Liber de situ et nominibus locorum heb.,t. ΧΧΤΗΙ, col. 89%, signale à propos d’«EËreb, dans la tribu de Juda..., un bourg du Daroma, c’est-à-dire de la région méridionale, qui s'appelle Érémiththa », Héromith suivant d’autres éditions, ’Epéuvôx dans l'Onomasticon, Gaœttingue, 1870, p. 254. C. R. Conder écrivait de Vutta, le Ὁ novembre 1874 : ÇA l'est d'Hébron, un site très ancien a été découvert par le caporal Armstrong, et est connu sous le nom de Ahirbet el-‘Arabiyéh (la ruine arabe). On y remarque plusieurs puits et citernes, et il est situé près d’une des routes principales. À cette identification on peut objecter que l'alteph hébreu est ici représenté par l'ain arabe ; mais nous avons un exemple notable d’un changement absolument identique dans le nom d’Ascalon (hébreu : ’A$gelôn), maintenant ‘Askelän, et le changement est ici d'autant plus naturel, qu'il donne un sens au mot dans le langage moderne des Arabes. » Palestine Exploration Fund, Quarterly Statement, 1875, p.14. Plus tard cependant le même explorateur plaça Arab un peu plus bas, au village actuel d'Er-Rabiyéh, au sud-ouest d'Hébron. Quarterly Statement, 1881, p. 50, et Handbook to the Bible, Londres, 1887, p. 403. Les auteurs de la nouvelle carte anglaise, Londres, 1890, feuille 14, ont maintenu cette identification. Cf. Names and places in the Old and New Testament, Londres, 1889, p. 12. Elle semble plus conforme à l'énumération de Josué, xv, 52, dans laquelle Arab se trouve près de Ruma, hébreu Dümüh,qu'on identifie généralement avec Khirbet Daouméh. Voir la carte de Ja tribu de Jupa. Cette ville était la patrie d’un des héros de David nommé Pharai. II Reg., XXI, 35. Voir ARBI. A. LEGENDRE.
ARABA, ARBATHITE (hébreu: Aä‘arbä{i; Septante: