‹ Dictionnaire de la Bible (volume 4)Chapitre 398 sur 454 · Monnaie d’Arca · texte numérisé non relu

Monnaie d’Arca

Tête laurée d’Antonin le Pieux. ANT ΚΑΙ TI AIA AAP ANTONEINOE — à. KAISAPLIAË AIBANOTY. aAntonin le Pieux, debout, en costume de légionnaire, tenant un vexillum de la main droite et un arc de la main gauche. Dans le champ, la date BEY' (an 462).

temps on ἃ reconnu que c'était d'elle que les Aracéens tiraient leur nom. Josèphe, Ant. jud., 1, vi, 2; ὃ. Jérôme, Quæst. in Gen., x, 15, t. xxIn, col. 954. Arca, appelée aussi Arcé (Josèphe, Ant. jud., I, vi, 2; VII, πὶ, 3; Pline, H. N., v, 16; Ptolémée, v, 15) était située au pied occidental du Liban, à trente-deux milles romains d’Antaradus et à dix-huit milles au nord-est de Tripoli. Les ruines en subsistent encore et ont conservé leur nom antique. À deux heures ou deux heures et demie de marche de la mer Méditerranée, à huit kilomètres environ au sud du Nahr el-Kebir, l’ancien Eleuthérus, s'élève audessus du Nahr-Arka un monticule rocheux appelé Tell- Arka. Il ἃ une trentaine de mètres de hauteur. Là se trouvent des débris de murailles et d'habitations anciennes : ce sont probablement les restes de l’ancienne acropole ou citadelle. A l’est et au sud du Tell, sur une élévaton, les ruines abondent : grands blocs de pierres taillées, débris de murs, fragments de colonnes de granit, qui attestent qu'Arca a été autrefois une cité importante. Elle était célèbre dans l'antiquité par le culte qu'on y rendait à Astarté, la Vénus phénicienne. Macrobe, Sat., 1, 21, 1, édit, Teubner, p. 117.

D’après Josèphe, Ant. jud., VIII, 17, 3, Bäana, intendant de la tribu d’Aser, sous le règne de Salomon, ΠῚ Reg., τν, 16, était gouverneur d’Arca et des environs. Si l'historien juif était bien renseigné et si l'Arca dont il parle est, comme on le croit communément, la ville de ce nom voisine de Tripoli, il en résulterait que, du temps de Salomon, les Aracéens étaient soumis aux Hébreux. Le roi d’Assyrie Théglathphalasar 11 s’empara d'Arca dans la campagne qu'il fit contre le royaume d'Israël. Voir E. Schrader, Die Keilinschriften und das Alte Testament, % édit., p. 10%; Keilinschriften und Geschichtsforschung , p.116, 450. Cette ville fit plus tard partie du royaume d'Hérode Agrippa. Josèphe, Bell. jud., VII, v, 1. Titus y passa à son retour de la prise de Jérusalem. Josèphe, Bell. gud., VIE, v, 1. C’est à Arca que naquit l'empereur Alexandre Sévère, dans un temple qui y avait été élevé à Alexandre le Grand (Lampride, À lexand. Sev., 5, 12, dans Histoire d'Auguste, collection Nisard, p. 45%, 457), ce qui fit donner pendant quelque temps a cette cité le nom de Cæsarea Libanii (Aurel. Victor, De Cæs., XxxIV, édit. Panckoucke, 1846, p. 242 ; cf. Lampride, Alerand. Sev., 12, collection Nisard, p. 457), qu'on lit sur ses monnaies (fig. 206). Cf. Eckhel, Doctrina numorun, t. 11, p. 360. Elle ne tarda pas cependant à reprendre son nom primitif. Elle devint le siège d’un évêché et joua un role assez important dans les croisades. Un tremblement de terre la détruisit complètement, en 1202. I s’est élevé depuis, au milieu des débris de son ancienne splendeur, un pauvre village habité par quelques

ARACÉENS — ARACH

familles grecques et musulmanes. Voir Th. Shaw, Travels or Observations relating to Barbary, in-f°, Oxford, 1738, p. 327-3928; Burckhardt, Travels in Syria, in-%, Londres, 1822, p. 162; Ed. Robinson, Later Biblical Researches, in-8°, Londres, 1856, p. 578-582; A. Knobel, Die Vôülkertafel der Genesis, in-8, Giessen, 1850, p. 325- 326; Michaud, Histoire des Croisades, 1. 111, 8 édit., & in-8&, Paris, 1853, t. 1, p. 203; Poujoulat, Correspondance d'Orient, lettre CLIX, t. VI, p. 422-494. 3 F. VIGOUROUX.

ARACH (hébreu : ’Erék; Septante : Ὀρέχ ; Strabon : ᾽Ορχόη ; textes cunéiformes : Euruk et Arku, actuellement Warka), ville située sur la rive gauche de l’Euphrate, à une lieue environ du lit actuel du fleuve, à deux cents kilomètres au sud-est de Babylone.

La Genèse, x, 10, mentionne cette ville comme faisant partie de la tétrapole du Sennaar, gouvernée par Nemrod. Ii n’en reste plus, à l'heure présente, que des ruines informes et absolument désertes, couvertes la plupart du temps par les eaux stagnantes du bas Euphrate (fig. 207). Elles forment un cercle irrégulier de près de trois kilomètres de diamètre. Le rempart, qui dessine encore autour de la ville une enceinte à peu près continue, atteint à certains endroits jusqu’à douze mètres de hauteur. Autrefois l’Euphrate venait baigner le pied des murs de la ville. On voit encore, longeant l'enceinte de l’est au nord, les restes d’un canal de trente mètres de largeur. L’amas de ruines le plus remarquable se nomme Bowariyéh, c'est-à-dire nattes de roseaux, parce que les couches de briques crues dont il se compose sont séparés par des lits horizontaux de roseaux entrelacés et noyés dans le bitume. Sur ce soubassement s'élevait autrefois une pyramide à étages, ou temple de la déesse Nana, bâti par l'antique souverain de la Chaldée, dont le nom se lit provisoirement Ur-Gur, ou bien Ur-Bagaë. Plus tard, au ΧΧΠΙἕ siècle avant J.-C., le roi élamite Koudour-Nanhoundi envahit le Sennaar, pilla Arach et son temple, et en emporta la statue vénérée. Mais, en 645, Assurbanipal, ayant à son tour conquis le pays d'Élam, y retrouva l’ancienne statue de Nana et la réintégra dans le temple d'Ur-Bagaë. — La déesse Istar, l'Astaroth de la Bible, identifiée avec la planète Vénus, était aussi particulièrement honorée à Arach, dont elle était même regardée comme la divinité tutélaire. Cette ville fut encore illustrée par les exploits d'Isdubar, le Nemrod chaldéen. Voir NEMROD.

C’est sans doute à ces souvenirs et aussi à son antiquité qu'Arach dut le privilège de devenir la principale nécropole de la Chaldée. Le nombre des tombeaux, à l’intérieur et à l'extérieur de son enceinte, est littéralement incalculable ; on les y a accumulés durant plus de trois mille ans, depuis la fondation de cette ville jusqu’à sa chute sous les Parthes. Les inscriptions nombreuses qu’on y ἃ découvertes s'échelonnent de même depuis Ur-Bagaë

jusqu'à Séleucus IV, Antiochus IV et Démétrius Soter

(187-164), depuis le caractère tout à fait archaïque jusqu'au plus moderne.

Les anciens, tels que l’auteur du Targum de Jérusalem, saint Jérôme, saint Éphrem, suivis par quelques modernes, Buttman, Bohlen, Winer, ont cru retrouver l'Arach de Nemrod dans la ville syriaque d'Édesse ou Callirrhoé, actuellement Orfa, en Mésopotamie septentrionale. Le nom syriaque d'Édesse, Urhoï, ἃ sans doute été la cause première de cette confusion. Mais rien ne permet d’accord'er à Édesse une antiquité si reculée; elle est de beaucoup trop éloignée du Sennaar pour avoir fait partie de la tétrapole nemrodienne. L'Arecca de Ptolémée et d'Ammien-Marcellin, située sur les bords du Tigre, près des frontières de la Susiane, malgré les autorités de Bochart, Rosenmüller, Gesenius, doit être rejetée pour les mêmes raisons. Tous les suffrages demeurent maintenant acquis à la Warka chaldéenne. Voir G. Rawlinson, The five great monarchies, t.1, p.18; Fr. Delitzsch, Wo

lag des Paradies? p. 221; des captifs originaires d’Arach sont mentionnés I Esd., 1v, 9.

E. PANNIER

ARACHITE (hébreu : ’Arki; Septante : ὁ ᾿Αραχί; Vulgate : Arachites), habitant d’Archi (Arach ou Erék). Jos., xv1, 2. Cet Arach ne doit pas étre confondu avec la ville de Babylonie qui portait le même nom. Gen., x, 10. Dans Josué, Archi désigne une localité occupée alors - par les Chananéens. Elle se trouvait sur la limite méridionale des possessions attribuées à Ephraïm, vers Béthel et Atharoth. Voir ArCuI. C'est de là qu'était originaire Chusai, surnommé pour ce motif l’Arachite, et qui fat l'ami et le conseiller intime du roi David. II Reg., xv, 32; xvi, 16, xvI1, 5, 14; I Par., xxvir, 99. Le nom d’Arachite n’est plus mentionné après David. H. LESÈTRE.

4. ARAD (hébreu : ‘Aräd ; Septante : ᾿Αράδ; dans Josué, x, 14, "AGep ; Vulgate : Arad; dans Josué,

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