DE LA SCIENCE — ARC
xxvI, 3, cf. xx1, 16, 20, et à la guerre. Gen., xLvrI1, 22. Aux époques postérieures, il en est encore question pour la chasse, Is., vi, 24; mais c'est le plus souvent comme arme de guerre que les écrivains sacrés ont eu occasion de la mentionner, à côté des autres armes offensives et
215. — Roi d'Assyrie chassant le lion avec l'arc. Victor Place, Ninive et l'Assyrie, pl. 55.
défensives : de la fronde, IT Par., xxvi1, 14; du simple bouclier, I Par., x1v,8; xvir, 17; Is., XXII, 8 (hébreu) ; surtout de l'épée, Gen., xLvir, 2; 1 Res., xvint, 4; Os., 1, 7; Is., xx1, 15, etc. La tribu de Benjamin comptait des archers célèbres, I Par., vi, 40 ; IL Par., XIV, 8 ; certains même
216. — Roi d'Assyrie tenant une coupe de libation dans la main droite et son arc dans la main gauche.
Layard, Monuments of Nineveh, t. 1, pl. 12.
étaient ambidextres, 1 Par., ΧΙ, 2, c’est-à-dire aussi habiles à tirer l'arc ou lancer la fronde de la main gauche que de la main droite. Il y avait aussi des archers dans les tribus transjordaniques, 1 Par., v, 18, et dans celle d'Éphraïm. Ps. Lxxvir, 9. Les jeunes gens s'exerçaient au tir de l’arc sur une cible (mattäräh), comme le montrent le récit de 1 Reg., xx, 20-38, et les allusions de La- Ι. — 51
ment., 111, 12; Job, xvi, 13. L'arc n'était pas seulement l'arme du soldat, mais encore celle des chefs, des princes et du roi, comme nous le voyons dans les histoires de Jonathan, fils de Saül, 1 Reg., xvinr, 4; IL Reg., 1, 22, de Jéhu, IV Reg., 1x, 24, et de Joas d'Israël, IV Reg., ΧΠῚ, 16. Le roi d'Assyrie est aussi armé de l'arc à la chasse (lig. 215) et à la guerre; c'est son arme distinctive, il la
217. — Roi cualdéen tenant l'arc de la main gauche et deux flèches de la main droite, Musée britannique.
tient ou on la porte derrière lui quand il reçoit les hommages des vassaux (fig. 37, col. 235) ou quand il offre des sacrifices (fig. 216). On la trouve de même entre les mains d'un roi chaldéen du χαμὸ siècle (fig. 217), Marduk -ahéiddin. Chez les Égyvtiens, le roi se sert de l'arc à la guerre, tantôt monté sur un char (fig. 218), et tantôt à pied (fig. 219); un roi étmopien est également repré-
218, — Roi égyptien sur son char, tirant de l'arc. Grand temple de Thèbes. D'après Lepsius, Dentkmäler, Abth. 111, pl. 18.
senté avec l'arc (fig. 220), et les rois de Perse le tiennent aussi en main dans leurs bas-reliefs (fig. 221). Ces représenlalions nous expliquent comment l'arc est pris souveut par les écrivains hébreux comme symbole de la puissance : briser l'arc d’un peuple, c'est abattre sa puissance, Jer., XLIX, 90; LI, 56; Ose., 1, 5; Zach., 1x, 10; Ezech., XXXIX, 3; 1 Reg., 11, 4; Ps. XLvV, 10; LxXXv, 4; donner vigueur à l'arc de quelqu'un, c’est le rendre puissant,
Gen., xLIX, 24; Zach., 1x, 13; Job, xxix, 20.
ARC
L'Écriture nous montre l'usage de j'arc, non seulement chez les voisins immédiats des Hébreux : les Philistins, I Reg., xxx1, 3 ; I Par., x, 3; les Syriens, LIT Reg., xx11, 34; IT Par., xvin, 33; les Arabes de Cédar, Is., xx1, 17; cf. Gen., xx1, 20, mais encore chez des peuples éloignés : les.
219. — Roi égyptien combattant à pied et tirant de l'arc, D'après Rosellini, Monumenti storici, t. 1, pl. 131.
Lydiens, Is., Lxvi, 19; Jer., xLvi, 9; les Élamites, Is., xx11, 6; Jer., XLIxX, 90; cf. Kénophon, Anab., 11, 3, 10; les Mèdes. Is., x111, 18. Dans l’armée d’invasion, qui se distingue par « ses flèches aiguës et ses arcs tendus »,