Archers assyriens combattant à pied
D'après Layard, Monuments of Nineveh, t.1, pl. 26.
Sicile, 11, 8 ; Curtius, vit, 14, 19 ; Xénophon, Anab., 1v, 2, 28. Sur des monuments figurés égyptiens et aussi de l’époque gréco-romaine (fig. 233), on voit de même que quand la force du bras ne suffisait pas à plier l'arc, on l’appuyait sur le genou ou bien on le prenait entre les jambes (fig. 234).
228, — Archers assyriens combattant à cheval. D'après Layard, Monuments of Ninevek, t. 1, pl. 26.
Les auteurs anciens nous disent que les cordes de l'arc étaient faites avec des nerfs de bœuf ou de chameau, Pline, A. N., τι, 109, avec des lanières de cuir ou des crins de cheval. Ovide, Pont., 1, 2, 21. En hébreu, la corde est appelée, d’une racine yätar, « tendre, » tantôt yétér, Ps. x1, 2: « 115 ont posé leurs flèches sur la corde »
(la Vulgate traduit par pharetra € carquois », qui ne peut
du reste aller avec le contexte); tantôt ἡδέα», Ps. ΧΧΙ, 18: «sur tes cordes tu as posé contre leur face » (Vulgate : in reliquiis tuis præparabis vultum eorum).
Sur les monuments, nous voyons parfois l’arc enveloppé dans une gaine, comme celui du cavalier assyrien de la figure 235; la partie centrale de l'arc, que tiennent les soldats égyptiens en marche (fig. 225), est revêtue d’une enveloppe. Il devait en être de même chez les Hébreux,
229. — Archers assyriens combattant sur un char. D'après Layard, t. 1, pl. 15.
ce qui explique l'expression d'Habacuc, ΠΙ, 9: « Ton arc est mis à nu » (Vulgate : suscitans suscitabis arcum tuum, « tu lèveras ton arc; » le traducteur, ne connaissant pas sans doute ces anciens usages, ἃ dù lire {4‘ir au lieu de té‘6r). Chez les Grecs aussi, l'arc était autrefois renfermé dans un étui spécial appelé τοζοθήχη, γωρυτός, corytus. Servius, ad Æneid., x, 169. On en a trouvé de magnifiques