‹ Dictionnaire de la Bible (volume 4)Chapitre 425 sur 454 · Monnaie d’Apamée de Phrygie · texte numérisé non relu

Monnaie d’Apamée de Phrygie

AYTOK. A. XEIIT ΣΕΟΥΉΡΟΣ, Tête diadémée de l'empereur Septime Sévère. — À. ἘΠῚ ATONOGETOY AP- TEMA Γ. En exergue : AIAMEOQN., Sur l'arche : NQOE, Dans l'arche sont Noé et sa femme. Au-dessus sont deux oiseaux : l'un est perché sur le navire, l’autre arrive en volant vers le premier. Devant l'arche, à gauche, on voit Noé et sa femme sortis du vaisseau qui les ἃ sauvés.

pays bâtirent au lieu désigné par la tradition comme Île point d'arrêt de l’arche un couvent, dit le monastère de l'Arche, où ils célébraient une fète annuelle en mémoire de la sortie de Noé et de sa famille,

L'arche de Noé a reçu dans le christianisme de nombreuses significations mystiques. L'abbé Martigny, Dictionnaire des antiquités chrétiennes, 2 édit., art, Noé, p. 501-502, ἃ recueilli celles que lui donnent les monuments figurés. Les Pères, s'appuyant sur 1 Petr., 11, 20, ont surtout vu dans l'arche la figure de l'Église. L'arche était pour les contemporains de Noé le seul moyen de salut : en dehors de l'unique arche sacrée du Christ, les hommes ne peuvent se sauver. Cf. Jos. Brucker, L'universalité du déluge, Bruxelles, 1886, p. 38-49; Ch. Robert, La non-universalité du déluge, Paris et Bruxelles, 1887, p. 28-42. L'arche renfermant des animaux purs et impurs représentait l'Eglise, composée de justes et de pécheurs. Ces animaux d'espèces différentes et de tous les genres étaient l'image de la belle variété des membres de l'Église et de sa catholicité. Fortement ballottée sur les eaux du déluge, l'arche ne fut ni renversée ni submergée : symbole de l'Église, sans cesse roulée par les flots agités de l'océan du monde, sur lequel elle vogue, et échappant toujours à la tempête. Voir Taïlhan, Christologia Veteris Testamenti, autographie, Laval, p. 37-41; Hurter, De arca Noe Ecclesiæ typo Patrum sententiæ, dans ses Opuscula Patrum selecta, Inspruck, 1868, ts 111, p. 217-933.

Bibliographie. — S. Ambroise, De Noe et arca, VI-1%, t. χιν, col. 368-374; Arias Montanus, £xemplar, sive de sacris fabricis Noah, etc., Anvers, 1672; Jean Butéo, De arca Noe, Lyon, 1554; Athanase Kircher, Arca Noe, Amsterdam, 1675 ; * Matth. Hosti, /nquisitio in fabricam arcæ Noe, Francfort, 1575, et Leyde, 1695; * G. Mæœbius, Arca Noe conservatrix generis kumani, Leipzig, 1686; * G. Gaspard Kirchmaier, Dissertatio de paradiso, arca Noe, diluvio, etc., Wittenberg, 1662; Matthieu Petitdidier, Dissertationes historicæ, etc., diss. XVII, sect. 17, Toul, 169 ; Pereira, Comment. in Genesimn, 1. X, De arca Noe, diss. 1-13, Mayence, 1612; Noël Alexandre, Historia ecclesiastica Veleris Testamenti, dissert. x; Jean Le Pelletier, Dissertation sur l'arche de Noé, Rouen, 1700; Bernard Lami, De tabernaculo fœderis, 1.11, ὁ. 11, Paris, 1720 ; Bible de Vence, Paris, 1767, t. 1, p. 400-415.

E. MANGENOT.

ARCHÉLAUS (᾿Αρχέλαος, « chef du peuple, ») fils d'Hérode le Grand et de la Samaritaine Malthace (fig. 247). ΤΠ fut élevé à Rome avec son frère Hérode Antipas. A la mort de son père (4 avant J.-C.), il était âgé de dix-huit ans. D’après le dernier testament d'Hérode le Grand, Archélaüs devait, avec l’assentiment de l'empereur Auguste, hériter de la Judée, de la Samarie et de l'Idumée, et recevoir le titre de roi. Avant même les funé-

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