Monnaie d'Arius Ier
Tête d'Alexandre imberbe, couverte d’une peau de lion, à droite. — à. ΒΑΣΙΛΕΟΣ APEOY, Jupiter assis, à gauche, tenant aigle de la main droite et la main gauche appuyée sur le sceptre.
Le texte primitif devait porter ᾿Αρεῖος, qui est la forme donnée également par Joséphe, Ant. jud., XIE, 1V; v, 8. Dans 1 Mach., x11, 22 (20), le texte reçu contient ces mots : ὧν ἀπέστειλεν ᾿Ονιάρης βασιλεύς Σπαρτιατῶν ᾿Ονίχ, le texte primitif devait être ΟΝΊΑΆΑΡΙΤΙΟΣ, et il faut lire : ἀπέ-
τειλεν ᾿᾽Ονίχ ’Ageïos χ. τ. Δ. Les auteurs profanes et les monnaies donnent à deux rois de Sparte de celte époque le nom α᾽ ᾿Αρξύς. Arius [er régna quarante-quatre ans, de 309 à 265, et Arius IT, huit ans, de 26% à 256. C'est évidemment du premier qu'il s'agit, car c'est le seul qui ait été contemporain d'un grand prêtre du nom d'Onias, Onias I®r, fils de Jaddus, qui exerça le souverain pontificat de 323 à 300. La chronologie s'oppose à toutes les autres hypothèses, notamment à celle de Josèphe, qui suppose les lettres écrites par Arius II à Onias If, car Onias IT fut grand prêtre de 222 à 205.
Arius [27 appartenait à la famille des Agiades; il était fils d’'Acrotatos, qui mourut avant de monter sur le trône, et il succéda à son grand-père Cléomène II. Diodore de Sicile, xx, 29. En 280, Arius se mit à la tête d'une ligue
ARISTOBULE — ARKEVOLTI
des villes grecques, qui s’allia à Ptolémée Céraunos contre Antigone Gonatas, et attaqua, au nom du conseil des Amphictyons, les Etoliens, qui s'étaient emparés du territoire sacré de Cirrha; mais ses troupes furent massacrées, Justin, XXIV, 1, 4. Il était occupé à une expédition en Crète, quand Pyrrhus, roi d'Épire, attaqua Sparte en 272. Π revint en toute hàte, conclut une alliance avec les Argiens, et bientôt la mort de Pyrrhus mit fin à la guerre, Pausanias, 111, 6, 2; Plutarque, Pyrrh., 26-99, En 267, Arius s'allia sans succès à Ptolémée Philadelphe pour sauver Athènes du joug d'Antigone Gonatas. Pausanias, ΠΙ, 6, 3; Justin, xxvI, 2. Il mourut à Corinthe, en 965, dans une bataille contre les Macédoniens. Plutarque, Agis, 3; Justin, xxvi, prol. La ville d'Élis lui éleva deux statues. Pausanias, vi, 12, 5, et 15, 5. La principale source de l'histoire d’Arius est le livre de Phylarque dans lequel a puise Justin. Il existe (fig. 257) un superbe tétradrachme de ce roi, avec l'effigie d'Alexandre et la légende ΒΑ ΣΙ- AEOË APEOË, qui se trouve aujourd'hui au Musée de Berlin, Von Sallet, Numismatik Zeitschrift, 11, 1875, p. 126 et 285, pl. 1x. La lettre d’Arius [or au grand prêtre Onias Ier, ΤΟ Mach., x11, 20-9%3, dit que « les Spartiates et les Juifs sont frères et de la race d'Abraham ». Sur ce sujet, voir SPARTIATES. E. BEURLIER.
ARIZTIZABAL (Pierre d’), frère mineur de la Régulière Observance, en la province de Castille, qualificateur du tribunal suprême de lInquisition, vivait dans le milieu du ΧΙ" siècle. Il ἃ donné au public : Super canticum Habacuc Discursus politico-morales, in-f°, Madrid, 1648, en espagnol ; Commentaria latina in librum Josue, in-fo, Madrid, 1652. P. APOLLINAIRE.
ARIZZARRA Hyacinthe, de l'ordre de Saint-Dominique, professeur d'Écriture Sainte et de langues orientules à l'université de Modène, a laissé une bonne introduction à l'étude de la Bible sous ce titre : Elenienta sacræ hermeneuticæ, in-4°, p. x11-260, Castelnuovo di Garfagnane (dans la province de Massa), 1790, Hurter, dans le Nomenclalor lilterarius, t p. 1031, donne à tort la date de 1740. L'épitre dédicatoire, adressée à Aloysio Ruflo, nonce apostolique auprès de la cour de Toscane, parle de Pie VI (1775-1799) comme du pape régnant, L'auteur traite avec beaucoup de sûreté et de largeur les questions relatives à l'inspiration, au canon, à l'autorité respective des versions. Il est au courant des meilleurs bavaux parus de son temps, non seulement parmi les catholiques, mais aussi parmi les protestants d'Allemagne, qu'il cite avec éloge et utilise là où ils ont un réel mérite. On sent qu'il est de l'école de son savant contemporain et compatriote {. B. de Rossi, quand il recommande l'étude de hébreu dans un chapitre spécial intitulé : De necessilate studii linguæ sanctæ, chap. 1x. Il n’exige pas seulement de l'interprète la connaissance des langues, mais aussi celle de l'histoire ancienne, qui doit embrasser l'étude des faits, des mœurs, des institutions, des croyances. Il blâme ceux qui se méfient des explications empruntées à l'histoire et préfèrent résoudre les difficultés par des interprétations ingénicuses patronnées par quelque autorité. «Ils sont dans l'illusion, ajoute-t-il, quand ils croient que les auteurs sacrés n'ont pas employé les procédés ordinaires de composition parce qu'ils sont inspirés, et pour cela ils se font scrupule de se servir d'une méthode qui est partout reconnue nécessaire pour entendre les auteurs grecs ou romains, » chap. xIV, De munere interpretis. Le chapitre sur lexégèse des Pères comparée à celle des modernes n'est pas moins intéressant. Des travaux, comme celui d'Arizzarra, ont vu malheureusement le jour à une heure très troublée, et ils sont demeurés trop longtemps sans écho parmi les catholiques. δ. Thomas.
ARKEVOLTI Samuel ben Elhanan, rabbin qui vivait
à Padoue, à la fin du xvre siècle et au commencement du xvire. Il donna en 1602 une grammaire hébraïque assez estimée, ‘Arugat habbôsém, « Parterre de plantes aromatiques, » Cant., ν, 13, in-40, Venise, 1602; in-&, Amsterdam, 1730. E. LEVESQUE.
ARLOTTO, de Prato, en Toscane, frère mineur, docteur en théologie, de l'université de Paris, provincial de Toscane, puis général de son ordre, mort à Paris, en 1286. Sixte de Sienne et Marcellin de Pise lui attribuent un ouvrage anonyme intitulé Concordantiæ utriusque Testanenti, qui, après avoir été répandu en de nombreuses copies, fut plus tard imprimé, toujours sous l’anonyme. Les bibliographes franciscains en ont noté nombre d'éditions, que malheureusement ils n’ont pas décrites, notamment : Nuremberg, 1485; Bologne, 1486; Bâle, 1196, avec corrections de Sébastien Brandt; Strasbourg, 1530, avec plus de corrections encore; Venise, 1549, in-#40; Anvers, Plantin, 1572 et 1585; Hanovre, 1618; Francfort, 1620 ; Anvers, 1625, etc. P. APOLLINAIRE.
ARMAGÉDON (᾿Δρμαγεδδών). D'après l'Apocalypse, vi, 14-16, les rois de toute la terre seront rassemblés pour combattre le Dieu tout-puissant dans un lieu qui est appelé en hébreu Armagédon. Aucune localité ne porte ce nom d'Armagédon, mais on peut entrevoir comment saint Jean ἃ formé cette appellation. Armagédon signifie en hébreu la montagne de Mageddo. Or la ville de Mageddo, actuellement Ledjoun, adossée à la montagne du Carmel, donnait son nom à la partie occidentale de la plaine d'Esdrélon ; les environs de Mageddo ont été le champ de bataille le plus célèbre de la Palestine, celui où se sont livrés les combats les plus décisifs entre les Israélites et leurs ennemis. Au temps des Juges, les rois chananéens furent battus par les gens de Zabulon et de Nephtali, près des eaux de Mageddo. Jud., v, 19. Plus tard le roi Josias périt dans une bataille, ni. dans la plaine τε Mageddo contre le roi d'Égypte Néchao. IV Reg. ΧΧΠΙΙ, 29 ; 11 Par., xxxv, 22. Mageddo fut aussi le théâtre d'une victoire de Thothmes ΠΠ sur les Héthéens. En souvenir de la défaite de Josias, le prophète Zacharie, ΧΙ, 11, pour peindre un grand deuil, rappelle celui de Mageddo. On comprend que saint Jean, localisant la grande bataille des rois contre le Tout-Puissant, l'ait placée dans la montagne de Mageddo. Galiléen de naissance, il devait en connaitre les grands souvenirs. — Il est inutile de signaler les autres explications d'Armagédon qui ont été présentées ; elles sont peu plausibles. E. JACQUIER.
ARME. Hébreu : néseqg ; keli. Le mot hébreu néség, ΠῚ Reg., x, 25; Ezech., xxxIx, 9, 10, qui répond le plus exac tement à notre expression générique d'armes, ernbrasse de plus les machines de guerre ol on se servait pour assiéger les villes fortes, 900, xx, 9; ΧΧΧΙΧ, 21: Ps. CxL (Vulgate, ΟΧΧΧΙΧῚ), 8, ainsi que les objets composant léquipement militaire, même ceux qui n'avaient aucune ulilté directe pour l'attaque ou la défense ; et par extension les arsenaux qui les renfermaient. 11 Esdr., 111, 19. — L'hébreu keli, dérivé de käläh, « faire, fabriquer, » et que la Vulgite rend par vas, « vase, » dans le sens d'armes guerrieres, signifie dans son acception premiere des objets quelconques sans autre détermination. Dans un sens plus restreint, 11 est employé pour désigner certains objets déterminés, comme des meubles, Gen., ΧΧΧΙ, 37; XLV, 90; Lev., xv, 4; des vases précieux, Gen., xxIv, 53; Lxod., 111, ΧΡ ὦ: XIL, db; xxvI1, 19 ; ou même des vases ordinaires, Levit., ΧΙ, 33 ; des vêtements, Deut., xx11, 5; des instruments et en ἘΠ ΠΣ ΕΣ des instruments de musique, 1 Par, XV, AG: 1 MPar. Υ, 15: νὰ CS XIII 15: ΧΧΧΙν, 12 ; enfin les instruments de la colére divine comme sont les fléaux, Entre inondations, tempétes, elc. Is., XII, 9 ; der., L, 25; Ezech., xxx11, 7. Il était logique d'appliquer aussi cette expression vague aux instruments de
ARKEVOLTI — ARME
combat, c'est-à-dire aux armes. C’est ce qu'ont fait souvent les écrivains sacrés, soit qu'ils emploient le mot kelé tout seul, Gen., xxvI1, 3, soit qu'ils le fassent suivre d'un déterminatif, kelé milhämäh «vases ou armes de guerre », Jud., xvinr, 11; cf. Jud., xvinr, 16; Deut., τ, 41 ; kelé mâvét, Ps. vis, 14, « armes de mort, »
Les armes dont il est question dans la Bible sont principalement énumérées dans les passages suivants : I Reg., xXVH1,9-7, 38-39, 45-47; II Par., xxvi, 14-15; II Esdr., ιν, 13, 16; Job, xLr, 17-920 : Jerem., xLvr, 3-4; Ezech., ΧΧΧΙΧ, 9; Ephes., vi, 13-17. Les unes sont destinées à l'attaque, les autres à la défense. En voici l'énumération. Pour la description, l'usage et l'histoire de chaque arme en particulier, voir l'article consacré à chacune d'elles. Pour les armes de siège, voir MACHINES DE GUERRE.
I. ARMES OFFENSIVES. — Les principales sont, pour les combats à distance : l'arc, le javelot et la fronde ; pour les combats corps à corps : l'épée et la lance ou pique.
4° L’arc (hébreu : géset), employé aussi pour la chasse, Gen., xxv11,3; Is., vit, 24, était chez les Hébreux, comme chez les autres peuples, l'arme habituelle des rois et des guerriers, soit à pied, soit à cheval. Gen., xx1, 16; II Reg, XXII. 902 JO), XX, 24/7 151 ΚΧΠῚ 1:
2 Les flèches (hébreu : 3 Rési), IPeg., xx, 36-38; IV Reg., IX, 2%, complément de l'arc, étaient portées dans le carquois, feli, Gen., XxvII, 5, de la racine {αἰ}, suspendre, parce qu'il était suspendu à la ceinture ou à l'épaule. Quelques interprètes donnent à ce mot le sens d'épée, mais celui de carquois est communément reçu, et il concorde avec le passage de la Genèse, xxvH1, 3, où l'on voit le téli placé à côté de l'arc du chasseur. Cf. Is., vir, 24. Le carquois est encore exprimé par le mot ’aspäh, Is., ΧΧΙΙ, 6; xLIX, 2; Jer., v, 16; Job, xxxix, 23; Ps. CxXvII (CxxVI), 5.
3° La fronde (hébreu: géla‘), 1 Reg., xvir, 40 ; xxv, 29, employée par les bergers, T'Reg., xvir, 40, et les chasseurs, Job, xLI, 19, mais aussi par les troupes armées à la légère, II Par., xxvI, 14, rendait les plus signalés services, non seulement dans les combats en rase campagne, I Reg., XVII, 49, mais aussi du haut des remparts des forteresses. IV Reg., 11, 25. Elle était employée avec le plus grand succès par les Benjamites. Jud., xx, 16; 1 Par., x171, 2. Les pierres qu'on lançait avec la fronde, ‘abné ηόία', IL Par., xxvi, 14; Job, xLr, 20 (19); Zach., 1x, 15, étaient le complément de cette arme d'attaque.
% Le javelot. Voir plus loin lance, 6°.
50 L'épée, désignée en hébreu par le mot héréb, est présentée tantôt comme une arme tranchante, [IT Reg.,
It, 2%, tantôt comme une arme de pointe. I Reg., ΧΧΧΙ, #; 1 Βδσ., τι, A6, 1 Βᾶν., x45 Prove, x, 185 Sexy 19:
Quelques interprètes donnent le sens d'épée au mot mekéräh, Gen., XLIX, 5, qu'ils rapprochent du grec μάχαιρα, la courte épée des Lacédémoniens. Ce sens est fort douteux. Cf. Gesenius, Thesaurus linguæ hebrææ, p. 672. Les Hébreux ne paraissent pas avoir fait usage de l'épée très raccourcie ou poignard, qui se répandit en Palestine sous la domination romaine et demeura surtout l'arme des sicaires et des brigands. Josèphe, Ant. jud., XX, vit, 10; Bell. jud., Il, x11, ὃ
6° La lance ou pique, μάν, IT Par., xxu1, 9; Is., 11, 4; formée d’une hampe de bois, II Reg., xx1, 19; ΧΧΠΙῚ, 7. terminée par une pointe de fer forgé, luhébét, mot à mot, « flamme, pointe brillante du fer de la lance », 1 Reg., XVII, 7, était très répandue chez les Hébreux dès les temps les plus reculés. Dans l'attaque à petite distance on s'en servait quelquefois comme de javelot, 1 Sam. (1 Reg.), xvir, 10-11; χιχ, 9-10 ; xx, 33; à cause de ce double emploi, cette arme, appelée IT Par., XxH1, 9, pique, est désignée au verset suivant par $élah, qui signifie « javelot ». Cette lance, Aünit, se distinguait sans doute par ses petites dimensions et sa légéreté d'une autre lance appelée en RÉBTEU Lee Num... xxv, 7; Jud., v, 83: II Par., x1, 12, XIV, 8; XXV, Οὐ XXI, A4 TINESOr
1v, 13, 16, 21, probablement plus longue et plus lourde, puisque nulle part on ne la voit employée comme javelot. Comme on la trouve souvent citée dans la Bible à côté du grand bouclier, sinnäh, 1 Par., x11, 8, 2%; IT Par., x1, 12; χιν, 7 (8); xxv, 5, on peut penser qu'elle était l'arme des troupes pesamment armées.
L'arme désignée par le mot kidôn, I Reg., xvnr, 6, 7;.
Jer., vi, 23 ; L, 42, se rattache certainement à la série des armes de pointe, et bien que les interprètes ne soient pas d'accord sur son emploi exact, il est certain qu’elle se distinguait de la pique ordinaire, Job, xxxIx, 29; 1 Reg. xvir, 6, 7, et qu'elle était à l'usage de la cavalerie, Job, ΧΧΧΙΧ, 23, comme de l'infanterie, cf. Jer., vi, 23; L, 42. On la regarde généralement comme une lance de moindre dimension ou javelot, ce qui semble confirmé par Job, xLI, 20, où il est dit qu'on s'en servait en la faisant tournoyer.
L'Écriture mentionne encore d'autres armes, mais qui n'étaient pas ordinairement employées par les Hébreux. D'après beaucoup d'interprètes, l'arme appelée segôr, Ps. Xxxv, 9, désigne la hache universellement employée dans l’ancien Orient pour ouvrir des passages, détruire les ouvrages ennemis, surtout pour combattre corps à corps. Le marteau de guerre, mnéfis, Prov., xxv, 18, appelé ailleurs mappés, Jer., LI, 20, et peut-être aussi pattis, Jer., L, 20; la faux ou faucille de combat, peut-être désignée par le mot mekéräh, Gen., xLIX, 6; la massue de bois, probablement désignée par l'hébreu $ébét, traduit dans la Vulgate par verge ou bâton, IT Reg., xx, 21 ; I Par., x1, 23; Ezech., ΧΧΧΙΧ, 9, étaient des armes à l'usage des peuples voisins.
IT. ARMES DÉFENSIVES.— La principale était le bouclier, auquel il faut joindre le casque, la cuirasse et les jambières.
4° Le bouclier, qui était de deux espèces : le grand bouclier, sinnäh, III Reg., x, 16, couvrant la plus grande partie du corps, et le petit bouclier, mägén, Gen., xv, 1; HI Reg., x, 17, couvrant seulement la poitrine. Cette arme, appelée arme de gauche par opposition aux armes offensives appelées armes de droite, à cause de la main qui les maniait, est le plus ancien de tous les instruments de protection dans les combats. Elle était universellement en usage longtemps avant que le casque et la cuirasse fussent employés dans les armées. Le vir armatus, «l'homme armé, » des Proverbes est dans l'hébreu ‘is mägén, l'homme protégé par le bouclier. Prov., νι, 11: XXIV, 34.
20 Le casque (hébreu : κόρα"), 1 Reg., xvnr, 5, et g6ba", 1 Reg., ΧΥΙΙ, 38, et la cuirasse, Siryôn, 1 Reg., XVI, 5, 88, et soyan, UT Reg., xx11, 5%, ne faisaient pas partie de l’armernent militaire chez les anciens Hébreux. Exod., x111, 18; Jos., 1, 1%; 1V, 12; cf. Jud., vir, 11. Introduits comme armes défensives de distinction et réservés aux chefs, cf. 1Π Reg., xx11, 34; 11 Par, XVII1, 99, on les voit seulement sous OZias faire partie de l'armement ordinaire du soldat hébreu. IT Par., xxvi, 14; cf. IT Esdr., 1v, 16.
9° Les jambières ou guêtres de combat (hébreu: mishäh), 1 Reg., ΧΗ, G, destinées à garantir la partie inférieure du corps, comme la cuirasse et le casque garantissaient la partie supérieure, ne sont mentionnées qu'une seule fois dans la Bible, dans la description des armes de Goliath. Elles ne paraissent pas avoir été en usage dans l'armée des Hébreux, dont les soldats apparaissent le plus souvent chaussés de simples sandales, IIT Reg., 11, 5; cf. Ephes., vi, 15, ou de brodequins de cuir garnis de clous, se’ ôn, Is., 1x, 4, expression dont le sens exact est d'ailleurs difficile à préciser.
JIT. ARMES ÉTRANGÈRES MENTIONNÉES DANS LA BIBLE. — Les soldats étrangers dont il est question dans l'Écriture étaient pourvus des mêmes armes que les Hébreux. Jérémie, parlant des troupes égyptiennes, les représente armées de boucliers, de lances, de casques et de cuirasses. Jer., XLVI, 3-4. Cet armement était aussi celui des Chaldéens,