‹ Dictionnaire de la Bible (volume 4)Chapitre 447 sur 454 · FEA · texte numérisé non relu

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270. — Soldats égyptiens, armés de la lance et du bouclier, Thèbes, D'après Wilkinson, Ancient Egyptians, 2° édit., t. 1, p. 194.

tégeait avec un bouclier (fig. 226, col. 903). A l'époque

de la sortie d'Egypte, la cavalerie des pharaons était de six

cents chariots de choix, sans compter d’autres chars de DICT. DE LA BIBLE.

moindre valeur. Exod., x1v, 7. Ces ehars ne servaient pas seulement à faire la guerre en Egypte, mais aussi au loin. Sésac alla attaquer Roboam, roi de Juda, avec douze cents chars, ΠῚ Par., x, 5, et les bas-reliefs égyptiens nous montrent, en effet, la cavalerie égyptienne combattant dans des pays éloignés, comme à Cadés des Héthéens.

Les soldats égyptiens paraissent avoir été bien diseiplinés. Ils étaient armés de l’are (fig. 226, col. 903), II Par., xxxv, 29; de la lance (fig. 267), de la hache (fig. 268) et de diverses autres armes, en particulier d'un poignard droit ou d’une harpé (petite épée recourbée) (fig. 267). Le glaive ou le poignard leur servait à transpercer leurs ennemis (fig. 269). Il y avait aussi des frondeurs dans l’armée égyptienne. Voir FRONDE. L’arme défensive des Égyptiens était le bouclier (fig. 267, 268, 269, 270). Ils enrôlaient des étrangers dans leur armée, soit auxiliaires, soit mercenaires. IL Par., ΧΙ, 3; Jer., XLVI,9. — Voir Wilkinson, Manners and Customs of the Ancient Egyptians, 2e édit., t. 1, p. 187-224; G. Rawlinson, The history of Herodotus, 4 in-8°, Londres, 1858- 1860, t. 111, p. 156; t. 1v, p. 78-81.

IV. ARMÉE PHILISTINE. — Nous savons peu de chose sur l'armée des Philistins; mais il y a tout lieu de croire que ce peuple, d'origine aryenne, était plus exercé à la guerre que les Chananéens, ce qui explique comment les Hébreux ne purent se rendre maitres de la plaine de la Séphéla, dont les Philistins avaient pris possession avant l'entrée des enfants de Jacob dans la Terre Promise. Leur force principale, comme celle des Chananéens du nord, Jos., Xvir, 18; Jud., IV, 3, consistait en chars de guerre, bardés de fer (non armés de faux, comme traduit en quelques endroits la Vulgate); ces chars étaient la terreur des Israélites, Jud., 1, 19; I Reg., xt, 5. Ils fabriquaient sans doute des armes chez eux, cf. 1 Reg., χπὶ, 19-20; leurs soldats étaient bien armés; la description de l’armure du Philistin Goliath est la plus complète que nous lisions dans l'Ecriture. 1 Reg, xvI1, 5-7, Elle se composait d’un casque (kôba') de bronze, d'une cuirasse ou cotte de mailles en forme d'écailles (Sireyôn qasqasim) et de janbières (mishat) de bronze. Ses armes offensives étaient l'épée, la lance et le javelot,. I Reg., xvr, 6-7, 45. Ce fut probablement chez les Philistins que David apprit l’art de la guerre, et qu'il conçut les projets d'organisation militaire qu'il réalisa lorsqu'il fut monté sur le trône. 1 Reg., xxvir, 2, etc. — Voir K, B. Stark, Gaza und die philistäische Küste, in-8v, Iéna, 1852, p. 145-147. F. VIGOUROUX.

V. ARMÉE ROMAINE. — La puissance des Romains et les exploits de leurs armées sont mentionnés pour là première fois dans le premier livre des Machabées, vrrr, 1-13. Il est souvent fait allusion à leur organisation militaire dans le Nouveau Testament. Voici quelle était l'organisation de cette armée : 19 à l'époque des Machabées, au ut siècle avant notre ère, et 2 à l’époque impériale, au er siècle de notre ère.

10 L'ARMÉE ROMAINE A L'ÉPOQUE DE LA RÉPUBLIQUE. — a) La légion. — Le noyau de l'armée romaine élait constitué par la légion. La légion, au temps de la seconde guerre punique (219-201 avant J.-C.), Polybe, vi, 20; vu, 9; 1, 2%, 13, se composait de quatre catégories de soldats, les hastati (1 200 hommes), les principes (1200 hommes), les triarii (600 hommes) et les velites (1200 hommes), en tout 4 2000 hommes, auxquels s'adjoignaient 300 cavaliers. Dans des cas spéciaux, les forces de la légion pouvaient être portées jusqu'à Ὁ 000 et même 6000 soldats. — L'infanterie des légions se divisait en trente manipuli ou compagnies, qui à l'origine hommes, et étaient par conséquent identiques aux centuries ; ils prenaient leur nom de l'enseigne employée primitivement (manipulus), laquelle était une botte de foin au bout d'une perche. Plus tard, le manipulus, ayant été augmenté de nombre, fut partagé en deux centuries, et toutes les légions se composérent de trente manipules.— La cavalerie, formée par 300 cavaliers, se divisait en dix {urine

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