ABRAHAM-BEN-MÉIR-IBN-EZRA. Voir ABEN-ESRA
5. ABRAHAM CHASAN, BEN JUDA, rabbanite polonais, un des plus judicieux exégètes de ce pays, composa un commentaire succinct sur les prophètes, les hagiographes et les cinq Megillot. Dans cet ouvrage, il sait mettre à profit les commentaires plus anciens, comme ceux de Raschi, d'Aben-Esra, de Kimchi, etc., et il traduit en allemand les mots difficiles de l'Écriture. In-f°, Lublin, 1593, 1612.
6. ABRAHAM DE BALMÈS, BEN MÉIR, grammairien juif du xve siècle, né à Lecce, dans le royaume de Naples, fut médecin du cardinal Gammari, et professeur à l'université de Padoue. Il se fit connaître par une traduction latine des œuvres d’Averroës. On lui doit aussi une grammaire de la langue hébraïque, intitulée Mignéh ’Abram, Gen., ΧΠῚ, 7, La possession d'Abram. Cette grammaire, en hébreu et en latin, n'était pas achevée quand il mourut, à Venise, en 1529. Elle fut continuée par R. Kalonymosben-David, et publiée par Bomberg. Abraham montre dans cet ouvrage une grande érudition, et en exposant ses idées personnelles, en discutant les opinions des anciens grammairiens, il fait preuve d'un grand sens critique, mais il pèche par la méthode. Cette grammaire fut imprimée à Venise, par Bomberg, in-40, 1593; la traduction latine à Anvers, in-4°, 1564; hébreu et latin, Hanau, 1594.
7. ABRAHAM DE BETH-RABBAN, ainsi nommé du lieu de sa naissance, plus connu sous le nom d'Abraham de Nisibe. (Voyez ce nom.)
8. ABRAHAM DE LONSANO, BEN RAPHAEL, auteur d’une grammaire hébraïque, intitulée Qinyan Abraham, Possession d'Abraham, in-8°, Zolkiew, 1723.
9. ABRAHAM DE NISIBE ou DE BETH-RABBAN. Écrivain nestorien, qui succéda à Narsai dans l’école de Ni- 5106 (Assemani, Bibliotheca orientalis, t. tx, part. 1, p. 71), probablement dès le commencement du vre siècle. Suivant Ébedjésu, ibid., il écrivit un commentaire sur Josué, les. Juges, les Rois, l'Ecclésiastique, Isaie, les douze petits Prophètes, Daniel, le Cantique des cantiques; mais cet ouvrage ne nous est pas parvenu. Ébedjésu lui attribue encore un livre sur les pauses à observer dans la récitation du psautier, et aussi une collection d'hymnes. Le premier de ces ouvrages nous est également inconnu; mais on trouve parfois, à la fin des Psautiers nestoriens, l’une des hymnes mentionnées par Ébedjésu, notamment dans le Mss. Add. 7156, fol. 157 b du British Museum, à Londres. Il ne faut pas confondre cet auteur avec un autre Abraham qui vécut plus tard. Οἵ, W. Wright, Syriac literature, dans l'Encyclopædia Britannica, % édit., t. XXIT, p. 836, notes 22 et 24. R. GRAFFIN.
10. ABRAHAM DE PORTALEONE, BEN DAVID, connu aussi sous le nom d'Abraham Aryéh, abréviation de: Mis$a‘ar ’aryéh, c'est-à-dire de « Porte du lion »; ou encore sous le nom d'Abraham Roféh, c’est-à-dire « le Médecin », naquit à Mantoue en 1542. Il alla étudier à Pavie la philosophie et la médecine, et il y obtint, en
. 1563, le titre de docteur. Sa mort arriva en 1612. Il com-
posa un livre sur les antiquités judaïques, intitulé Silé haggiborim, Les boucliers des forts, Cant., τν, 4, où ül traite du temple, de sa structure, des autels, des habits sacerdotaux, du chant, de la musique et des instruments de musique des Hébreux, ete. Wagenseil appelle cet ouvrage «livre excellent, expliquant solidement les antiquités Judaïques, livre d'or ». Conrad Iken s’en est beaucoup. servi dans son livre des Antiquitates hebraicæ, in-49, Brème, 1730. Il ἃ été imprimé à Mantoue, in-f°, 1612. La traduction latine ἃ été publiée par B. Ugolini, dans son Thesaurus antiquitatum sacrarum. E. LEVESQUE.