II
DRUSIUS — DUC
in-8°, Franeker, 1590; Lectiones in prophetas Nahum, liabacuc , Sophoniam, Joelem, Jonam, Abdiam. In græcam edilionem conjectanea et interpretum veterum quæ exstant fragmenta , in-8°, Leyde, 1595; Ecclesiasticus, græce ad exemplar romanum, et latine ex interpretaüone J. Drusii : cum casligationibus sive notis ejusdem , in-4°, Franeker, 1596; Proverbia Ben-Siræ , authoris antiquissimi , in latinam linguam conversa, scholiisque aiit potins commentario illustrata. Accesserunt adagiorum ebraicorum decuriæ aliquot numquam antehac editæ , in-4°, Franeker, 1597; In prophetam Hoseam lectiones. In græcam edilionem LXX conjectanea et veterum interpretum quæ exstant fragmenta, in -8°, Franeker, 1599; Quæstionum ebraicarum libri très, in quibus innumera Scripturæ loca explicantur aut emendantur, in-8°, Franeker, 1599; In prophetam Amos lectiones; in græcam editionem conjectanea et veterum interpretum quæ exstant fragmenta , in-8°, Franeker, 1600; Liber Ilasmonæorum , qui vulgo prior Machabæorum, græce ex editione romana, et latine ex inter pretatione J. Drusii, cum notis sive commentariolo , in-4°, Franeker, 1600; De nomine Dei Elohim, in -8°, Franeker, 1603; De Hasidæis quorum mentio in libris Machabæorum libellas, in-8°, Franeker, 1603; De nomine Dei proprio quod Tetragrammaton vocant, in-8°, Franeker, 1604; Responsio ad Serarium Jesuitam de tribus sectis Judæorum, in-8°, Franeker, 1605; Annotationum in totum Jesu Christi Testamentum , sive præleritorum libri decem. In quibus præter alia consensus ostenditur Synagogæ israeliticæ cum Ecclesia christiana, in-4°, Franeker, 1615; Henoch, sive de patriarclia Henoch, ejusque raptu et libro e quo Judas apostolus testimonium profert. Ubi et de libris in Scriptura memoratis qui nunc inter ciderunt , in-4°, Franeker, 1615; Ad voces ebraicas Novi Tèslamenti commentarii duo, in-4°, Franeker, 1616; In Novum Testamentum annotationum pars altéra, in-4°, Franeker, 1616. Des nombreux ouvrages manuscrits que cet auteur laissa en mourant un petit nombre seulement fut publié, parmi lesquels : Commentarius ad loca difficiliora Pentaleuclii, in-4°, Franeker, 1617; Commentarius ad. loca difficiliora Josuæ, Judicum et Samuelis , in-4°, Franeker, 1618; Veterum interpretum græcorum, Aquilæ, Symmaclii et Theodotionis in Velus Testamentum fragmenta, ex antiquis veterum scriptorum libris collecta, additis nonnullis e propria Patrum lectione collectis, in-4°, Arnheim, 1622; Commentarius in Prophetas minores xn, quorum vm antea editi nunc auctiores : reliqui IV jam primum prodeunt , in-4°, Amsterdam, 1627 ; In Coheletli sive in Ecclesiasten annotationes , in-4°, Franeker, 1635; Scholia in librum Job, in-4°, Franeker, 1636. La plupart des ouvrages précédents se trouvent da.nsles Critici sacri , 13 in-f°, Amsterdam, 1628 (voir col. 1119); on y rencontre en outre: Notæ majores in Genesim, Exodum, Leviticum, et priora xvm cap. Numerorum, t. i et n; Scholia in versionem Hieronymi Psalmorum priorum liv,X. iv ; Commentatio in xixPsalmos priores in qua veterum editiones examinantur, corriguntur, explicantur, t. iv; Salomonis Sententiæ juxta ordinem alphabeti per locos communes digestæ, t. iv ; Adnotationes in versionem Vulgatam Hoseæ, Joelis, Amosi, Michææ , Habacuc et Sophoniæ, t. v; Lectiones ad Michæam , Habacuc, Zephaniam et Zachariam, t. v. — Voir A. Curiander, Vitæ operumque Drusii delineatio, in-4°, Franeker, 1616, et Critici sacri, t. vi, p. xxxiii ; Richard Simon, Histoire critique du Vieux Testament (1685), p. 236, 443; Paquot, Mémoires pour servir à l’histoire littéraire des Pays-Bas , t. v (1765), p. 104; L. Diestel , Geschichte des Alten Testamentes in der christlichen Kirche, in -8°, Iéna, 1869, p. 422-424. B. IIeurtebize.
DRUTHMAR Chrétien, moine bénédictin, né en
Aquitaine, mort dans la seconde moitié du ixe siècle. Après avoir fait profession de la vie religieuse à l’abbaye de Corbie, en Picardie, dont les écoles étaient célèbres, il fut envoyé au monastère de Stavelot, dans le diocèse de Liège, où il enseigna l’Écriture Sainte. Nous n’avons de cet auteur qu'une Expositio in Matthæum et quelques courts fragments sur les Évangiles de saint Luc et de saint Jean. Ses ouvrages, imprimés pour la première fois en 1514, se trouvent dans le t. evi, col. 1259-1520 de la Patrologie latine de Aligne. — Voir Histoire littéraire de la France, t. v, p. 84; Ziegelbauer, Historia rei litt. Ord. S. Benedicti, t. n, p. 26; t. iv, p. 47, 48, 79, 708; Fabricius, Biblioth. latina mediæ ætatis (1858), t. i, p. 345 ; dom Ceillier, Histoire générale des auteurs sacrés (1802), t. xn, p. 419. B. Heurtebize.
DUBLINENSIS (CODEX), manuscrit de la version latine de la Bible antérieure à saint Jérôme. 11 appartient à la bibliothèque de Trinity- College, à Dublin, où il est coté A. 4. 15. Dans l’appareil critique du Nouveau Testament, il est désigné par la lettre r. 11 a appartenu à l’évèque anglican LTssher, et de là son nom de Codex JJsserianus. L’écriture est du VIe siècle selon AI. Gregory, du vu' selon AL S. Berger. Hauteur: 18 cent.; largeur: 13. Le manuscrit contient les quatre Évangiles dans l’ordre Alatthieu, Jean, Luc, Alarc. Le texte, préhiéronymien, appartient à la famille des textes « européens » ; mais, selon AL Berger, il représente une recension particulière et certainement irlandaise. 11 a été publié par AI. T. K. Abbott, Evangeliorum versio antehieronymiana ex Codice Usseriano, Dublin, 1884. Voir Gregory, Prolegomena , p. 963, et Samuel Berger, Histoire de la Vulgate, p. 31 et 381. P. Batiffol.
DUC, oiseau appartenant à la famille des rapaces nocturnes et au genre Chouette. Voir Chouette. Les ducs ont autour des yeux un disque incomplet de plumes qui peuvent se redresser. Leur bec est recourbé depuis la base. On distingue trois espèces de ducs : le grandduc, strix bubo; le moyen -duc, strix otus, et le petitduc, strix scops.
1° Le grand-duc a soixante et quelques centimètres de hauteur et près de un mètre cinquante d’envergure. Son plumage est tacheté de raies brunes. Son bec et ses ongles sont noirs, très crochus et très forts. Avec ses grands yeux lixes, le grand-duc supporte mieux la lumière que les autres nocturnes; aussi il sort plus tôt le soir et rentre plus tard le matin. 11 est très courageux et lutte même avec l’aigle. Il se nourrit de lièvres , de lapins, de mulots, d'oiseaux, de batraciens, de reptiles, etc. Il pousse un cri, houhou , d'un caractère lugubre, qui, retentissant au milieu de la nuit, épouvante les animaux dont le rapace doit faire sa pâture. 11 vit, par paires solitaires, dans les forêts d'Europe et d’Afrique, et préférablement dans les anfractuosités des rochers et les crevasses des monuments en ruine. — Tristram, The natural history of the Bible, Londres, 1889, p. 195, signale comme très répandu en Égypte, en Arabie et en Syrie, le bubo ascalaphus , analogue au bubo maximus d’Europe. Ce grand-duc fréquente les anciens temples égyptiens et établit son nid sur les pyramides. Les rochers et les ruines de Pétra en abritent en très grand nombre. On le rencontre en Palestine , de Bersabée au Carmel, et partout où se dressent des ruines, à Rabbath Ammon, à Baalbek, etc. Dans le désert de Juda, où les ruines font défaut, il habite et fait son nid dans les monticules de sable. Alais il est très sauvage, et jamais on ne 1 aperçoit ni dans les villes ni dans les endroits où l’homme réside. — Selon toute probabilité, c’est le grandduc qui est désigné dans la Bible sous le nom de yansûf, Lev., xi, 17 ; Deut., xiv, 16, ou yansôf, Is. , xxxiv, 11. Cf. l’assyrien essepu , qui désigne un oiseau du genre chouette. Le yansûf est rangé parmi les animaux impurs,