Anes à leur mangeoire. xvme dynastie. Tell el-Amarna
D’après Lepsius, Denlcmtiler, Abth. m, El. 95.
Londres, 1878, t. i, p. 370, pl. ix. Un monument assyrien (reproduit fig. 250, col. 679) représente une écurie où plusieurs chevaux sont en train de manger, tandis qu’un valet étrille un autre cheval. Voir Étable.
E. Beurlier.
ECUYER ( Vul gâte : armiger ), serviteur chargé de porter le bouclier ou les armes d’un chef. La langue hébraïque n’a pas de mot spécial pour nommer ce serviteur; elle le désigne par une périphrase : han-na'ar nasê' kêlim, « le jeune homme qui porte les armes, » Jud., ix, 54; I Sam. (Reg.), xiv, 1,6, etc.; nosé' haçinâli, « celui qui porte le bouclier. » I Sam. (Reg.), xvn, 7, 41. Les Septante traduisent ces mots par -b 7rai6âpiov t'o ai'pov -à (jxe’jr), Jud., ix, 54; I Reg., xiv, 1, 9, etc.; é atpwv va SttXx. I Reg., xvn, 1. Les écuyers accompagnaient leur maître à la guerre, portaient ses armes et les lui donnaient quand il avait à s’en servir. — Le pre-
mier écuyer dont il soit fait mention est celui d’Abimélech, qui, à la demande de son maître, le perça de son épée. Jud., ix, 54. 11 est question à plusieurs reprises de l’écuyer de Jonalhas, fils de Saül. I Reg. (Sam.), xiv, 1, 6, 7, 12, 13, 14, 17 ; I Mach., iv, 30. Saül avait aussi un
écuyer, I Reg. (Sam.), xxxi, 4, 5, 6; I Par., x, 4, 5, qui refusa de tuer son maître après la défaite de Gelboé, malgré l’ordre qu’il en reçut. David fut pendant quelque temps écuyer de Saül. I Reg. (Sam.), xvi, 21. Joab avait à sa suite plusieurs jeunes gens chargés de porter ses armes. II Reg. (Sam.), xvm, 15. L’un d’eux, qui était l’écuyer en titre, s’appelait Naharai. II Reg. (II Sam.), xxm, 37; I Par., xi, 39. — Les écuyers étaient armés pour leur propre compte et combattaient à côté de leurs maîtres. I Reg. (Sam.), xiv, 13, 14. L’usage d’avoir des écuyers existait aussi chez les Philistins; Goliath est accompagné d’un homme qui porte son bouclier. I Reg. (I Sam.), xvn, 7 et 41. Il ne semble pas que les rois d’Égypte aient ainsi fait porter leurs armes, on ne voit auprès d’eux que le cocher monté sur leur char. Au contraire, les rois d’Assyrie (fig. 526) sont accompagnés de porteurs d’armes: l’un tient le carquois, un autre le bouclier. G. Rawlinson, The five great monarchies in the Eastern world, 4e édit., in-8°, Londres, 1879, t. i, p. 495, 506, 507, 515; Layard, Monuments of Niniveh, t. i, pl. 17, 20 et 23; t. ii, pl. 42. Cf. fig. 321, t. i, col. 1159. Ces serviteurs étaient des eunuques , à l’exception du porte -bouclier. Les rois de Perse avaient auprès d’eux des officiers portant leur carquois et leur arc. C’étaient des personnages importants à la cour. G. Rawlinson, The five great monarchies , t. m, p. 209-210.
E. Beurlier.
ED (hébreu: 'Ed; Vulgate: Testimonium, « témoi- | gnage »), nom donné à un autel élevé par les tribus I transjordaniennes de Gad , de Ruben et de Manassé oriental. Jos., xxn, 34. Lorsque ces tribus eurent pris définitivement possession de leur territoire, elles élevèrent, dans le pays de Galaad, près du Jourdain, peut-être près de l’embouchure du Jaboc, « un grand autel. » Jos.,
, xxii, 10. Les tribus cisjordaniques craignirent qu’il n’y 1 eût là un acte de schisme; mais ceux qui avaient érigé 1 l’autel les rassurèrent, en leur expliquant qu’ils n’avaient
ED
EDERSHEIM
eu d’autre intention que de faire de ce monument un 'êd, un « témoignage » durable de leur alliance avec leurs frères, d’où l'appellation qui lui fut attribuée. Le texte hébreu massorétique, dans sa forme actuelle, non plus que les Septante, ne donnent formellement le nom de 'Êd, Maprùpiov , à l’autel, mais le contexte le suppose, et quelques manuscrits, la Peschito et la version arabe portent comme la Vulgate : « On l’appela 'Êd ou le Témoignage. »
EDDO (hébreu: ’lddô ; omis dans les Septante; Codex Alexandrinus : ’ASavetp.), lévite, chef des Nathinéens, qui étaient en captivité à Chasphia (voir col. 615). Au temps du second voyage de Babylone à Jérusalem, Esdras les envoya prévenir de son retour dans la ville sainte, et il les pria de se joindre à lui. I Esdr., vm, 17.
EDEMA (héb reu : ’Addmâh, « terre; » Septante : Codex Alexandrinus, ’Aoaut; Codex Vaticanus, ’Appaiô, par suite de la confusion fréquente entre le dalelh, i, et le resch, i), ville forte de la tribu de Nephthali, mentionnée une seule fois dans l’Écriture. Jos., xix, 36. S’appuyant sur l’origine du mot hébreu, qui signifie « rouge», Knobel a imaginé de l’identilier avec Ras el-Ahmar, « la tète » ou « le cap rouge », localité située au nord de Safed. Cf. Keil, Josua, Leipzig, 1874, p. 161. C'est une assimilation fantaisiste. D’après l’énumération de l’auteur sacré, dans laquelle elle est citée après Cénéreth, elle appartient au groupe méridional de la tribu; elle en marque môme, croyons - nous , la limite extrême. Les explorateurs anglais l’ont identifiée avec le village actuel de Damiéli, à deux lieues environ à l’ouest de Tibériade. Cf. Survey of Western Palestine, Memoirs, 1881, t. i, p. 365; G. Armstrong, AV. Wilson et Conder, Names and places in the Old and New Testament , Londres, 1889, p. 4. 11 nous semble que cet emplacement convient mieux a une autre ville de la même tribu et à peu près du même nom, c'est-à-dire Adami. Jos., xix, 33. Voir Adajii 1, t. i, col. 209. Aussi reconnaissons -nous plus volontiers Édéma dans Khirbet Admali, sur la rive droite du Jourdain, un peu au-dessous de l’embouchure du Yarmouk. 11 y a d’abord correspondance exacte entre l'hébreu naix, ’Adâmâh, et l’arabe LoR, Admâ. Ensuite
Édéma termine la liste des villes méridionales de Nephthali, Jos., xix, 35-36, comme le nom suivant, Arama, commence celle des cités du nord. Jos., xix, 36-38. — La liste géographique des pylônes de Karnak donne un nom, n° 51, dont on peut rapprocher celui qui nous
occupe; c’est
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I H Sémeé-Aduma. Le même
mot se retrouve sur une stèle votive d’Amenhotep II, et désigne une ville près de laquelle le roi « frappa comme un lion les pays de Ra-mn-n », et qui ne devait pas être située plus haut qu’Aehsaph et Dan ou Lais. Cf. W. Max Müller, Asien und Europa nach altàgyptischen Denkmalern, Leipzig, 1893, p. 203-204. Le rang qu’occupe Sémes-Aduma dans la liste égyptienne cadre bien avec la position de Khirbet Admali. Elle est, en elfet, mentionnée entre Biar ou Bir, qu’il est facile d’assimiler à El-Biréh, sur l’ouadi de même nom qui se jette dans le Jourdain au-dessous du lac de Tibériade, et Anoukharotou ou Anûhertû , qui n’est autre que Y Anaharath de la tribu d’issachar, Jos., xix, 19, aujourd’hui En- Na'ourah, à la partie septentrionale du Djebel Dahy ou Petit- Hermon. Voir Anaiiaratii, t. i, col. 535, et la carte d’IssACHAR. Si maintenant l’on admet que la première partie de Sémes-Aduma ait pu tomber, il sera permis de rapprocher la seconde de l’Edéma de Nephthali. Cf. G. Maspero, Sur les noms géographiques de la Liste de Thoutmos III qu'on peut rapporter à la Galilée, Londres, 1886, p. 10. — Khirbet Admah n’offre rien de particulier, sinon quelques ruines et quelques
sources aux environs. Cf. Survey of Western Palestine, Memoirs, Londres, 1882, t. ii, p. 121. A. Legendre.
ÉDEN ( hébreu : 'Êdén, « délices »), nom d’un lévite et de plusieurs localités.
1. ÉDEN (hébreu: 'Êdén; Septante : TwaSdp), lévite, fils de Joah , d ■ la descendance de Gerson. I Par., xxix, 12. Il prit part à la purification du Temple, sous Ézéchias. Probablement c’est le même qui était sous les ordres du portier Coré, chargé des dons volontaires. Il Par., xxxi, 15.
2. ÉDEN (Septante : ’ESép. , xpuçri), nom du jardin où furent placés Adam et Éve et que nous appelons Paradis terrestre. La Vulgate a traduit 'Êdén par voluptas, « délices. » Gen., il, 8, 10, 15; ni, 23, 24. Elle n’a conservé le mot Éden que Gen., iv, 16. Voir Paradis terrestre.
3. ÉDEN (Septante: ’Eîfp, IV Reg., xix, 12; omis dans Is., xxxvii, 12), pays mentionné II (IV) Reg., xix, 12, et Is. , xxxvn, 12, par les messagers de Sennachérib à Ézéchias, parmi ceux qui n’ont pas pu résister à la puissance des rois d'Assyrie. 11 est nommé avec Gozan, Haran et Réseph (voir ces mots), et il est dit que « les fils d’Éden » habitaient « à Thélassar ». Dans Ézéchiel, xxvii, 23, Éden, qui fait le commerce avec Tyr, est également mentionné à côté de Haran. L’assyriologie a révélé le nom d’une ville de Bit-'Adini située sur les deux rives de l’Euphrate, entre Balis et Béredjik. Il y a tout lieu de croire que c'est l’Éden dont s’étaient emparés les rois d'Assyrie. E. Schrader, Keilinschriften und Geschichtforschung , in-8°, Leipzig, 1878, p. 198-200; Id., Die Keilinschriften und das Allé Testament, 2e édit., 1883, p. 327 ; Frd. Delitzsch, Wo lag das Parodies, in-12, Leipzig, 1881, p. 98, 184.
4. ÉDEN (omis dans les Septante), un des marchés qui approvisionnaient le commerce de Tyr d'étoiles brodées. Cet Éden ne différait probablement pas de l’Éden dont il est question IV Reg., xix, 2, et Is., xxxvii, 12. Voir Éden 3.
5. ÉDEN (beth), lieu nommé dans Arnos, i, 5 (texte hébreu; la Vulgate traduit : domus voluptatis , « maison de délices »). C’est, d’après les uns, Bit-Adini (voir Éden 3), d’après les autres, une localité différente. Voir t. i, col. 1671.
ÉDER ( îébreu : 'Êdér ). Nom d’un lévite et d’une ville de Palestine. Voir Migdal Eder, t. iv, col. 1084.
1. ÉDER (Septante: ’ESip), lévite, fils de Musi et père de Moholi, de la famille de Mérari, au temps de David. 1 Par., xxiii, 23; xxiv, 30.
2. ÉDER (hébreu:’ Êdér, « troupeau; » Septante: Codex Vaticanus, ”Apa; Codex Alexandrinus, ’ESpai), ville de la tribu de Juda, située à l’extrémité, « près des frontières d’Édom, dans le négéb ou le midi. » Jos., xv, 21. C'est la seconde de l’énumération, et, comme la plupart des autres du même groupe, elle est inconnue. Quelques auteurs ont cru ici sans raison à une transposition de lettres pour 'Arad. On a proposé de reconnaître cette localité dans Khirbet el-'Adâr, à deux lieues environ au sud de Gaza, ou dans Khirbet Oumrn ‘ Adréh , plus loin vers le sud-est, au-dessus de Youadi esch-Schéri'ah. Cf. Survey of Western Palestine, Memoirs, Londres, 1881-1883, t. iii, p. 236; F. Bulil, Géographie des alten Palàstina , in-8», Leipzig, 1896, p. 185. Ce n’est pas certain; il semble qu'il faudrait la chercher plus bas. A. Legendre.
EDERSHEIM (Alfred), né à Vienne le 7 mars 1825 ^
EDERSHE1M — ÉDRAI
mort à Menton en mars 1889. Né de parents juifs, il se fit protestant et prit le grade de docteur en théologie à l'université d'Édimbourg. D'abord ministre de l’Église libre, en 1849, il reçut les ordres dans l'Église anglicane, en 1875, et fut vicaire de Loders, dans le comté de Dorset, de 1876 jusqu’en 1883. Il s’établit à Oxford, en 1884, et y devint, en 1886, Lecturer on the Septuagint. 11 a été l'un des collaborateurs du Speakers Commentary et a laissé plusieurs ouvrages : History of the Jewish Nation after tlie destruction of Jérusalem , in -8°, Edimbourg, 1856; History of Elisha the Prophet, in-8°, Londres, 1868; The Temple, its Ministry and Services, in- 12, Londres, 1874; The World before the Flood and the History of the Patriarchs, in-80, Londres, 1875; Sketch of Jewish social Life in the days of Christ, in -16, Londrès, 1876 (traduit en français par G. Roux, sous le titre de La société juive à l’époque de Jésus- Christ , in-16, Paris, 1896) ; The Exodus and the Wanderings in the Wilderness, in-8°, Londres, 1876; Israël in Canaan under Joshua and the Judges, in -8°, Londres, 1877; Israël under Samuel, Saul and David, in-8”, Londres, 1878; History of Judah and Israël from the birth of Solomon to the reign of Ahab , in-8°, Londres, 1880; Prophecy and History in Relation to thc,Messiah, being the Warburton Lectures for 1880- 1884 , in -8°, Londres, 1885; The Life and Times of Jésus the Messiah, 2 in-8°, Londres, 1883 (ce dernier ouvrage est son œuvre la plus remarquable ; il a eu une seconde édition en 1884) ; History of Israël and Judah from the reign of Ahab to the Décliné of the Two Kingdoms , in-8°, Londres, 1885; History of Israël and Judah from the Décliné to the Assyrian captivity, in -8°, Londres, 1887, etc.
F. Vigouroux.
EDISSA (hébreu : Hàdassdh ; omis dans les Septante), nom hébreu d’Esther. Il signifie « myrte ». Voir Esther.
EDNA (hébreu: ’Adnâ'; Septante: ’ESvé), un des fils de Phahath-Moab, qui sur l’ordre d’Esdras renvoyèrent les femmes étrangères qu’ils avaient prises en captivité contre la loi. I Esdr., x, 30.
EDNAS (h ébreu : ’Adndh) , nom de deux personnages.
1. EDNAS (Septante : ’ESvâ), un des chefs de la tribu de Manassé qui se rangèrent au parti de David avant le dernier combat livré par Saiil aux Philistins. I Par., xn,20. La Vulgate répète à tort deux fois ce même nom dans l’énumération que contient ce verset.
2. EDNAS (Septante: ”ESva;), chef d’armée de la tribu de Juda au temps de Josaphat ; il commandait à trois cent mille hommes. II Par., xvii, 14.
ÉDOM (hébreu : ’Èdôm, « roux; » Septante : ’ESüSpQ, surnom d'Ésaü, Gen., xxv, 30; xxxvi, 1 , et du pays auquel il donna son nom et qui s'appelait auparavant mont Séir. Gen., xxxii, 3; xxxvi, 8, etc. Nous appelons ordinairement ce pays Idumée. Voir Ésàü et Idumée.
ÉDOMITES, habitants du pays d’Édom. Voir Iduméens.
EDRAÏ (h ébreu : 'Edré'i, « fort, puissant; » Septante : ’ESsaîiv), nom de deux villes situées l’une à l’est, l’autre à l'ouest du Jourdain.
1. édraï (hébreu : ’Édréî; Septante: Codex Vaticanus, ’ESpastv, Num., xxi, 33; Deut., i, 4; Jos., xn, 4; xiii, 12, 31; ’ESpaeia, Deut., ni, 1, 10; Codex Alexandrinus, ESpatpr , Jos., xiii, 31; NesBpâEtp., Jos., xm, 12), ville à l’est du Jourdain, de la tribu de Manassé (fig. 527). Elle est mentionnée avec Astaroth comme une des deux
capitales d'Og, roi de Basan, Deut., i, 4; Jos., xn, 4; xiii, 12, 31, et dans laquelle ou près de laquelle il fut défait par les Israélites. Num., xxi, 33; Deut., ni, 4.
I. Identification. — Édraï se trouvait sur la route que devaient suivre les Hébreux quand, remontant de Galaad vers le nord, ils allaient conquérir le pays de Basan. Num., xxi, 33. Le « chemin de Basan » dont il est ici question est probablement ce qu’on appelle aujourd’hui le Derb el-Hadj ou la « Route des Pèlerins » ( de la Mecque ), qui traverse du nord au sud toute cette contrée orientale. Elle est citée avec- Selcha (aujourd'hui Salkhad, au