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Themna (Khirbet Tibnéh), Hirsémès ('Aïn- Schems), Saraa ( Sara' a ) et Esthaol ( Eschou'a ); peut-être même pourrait- on y l'aire rentrer Élon en la plaçant à ’Alhi. L’orient, enfin, est délimité par Aïalon ( Yâlô ), Balaath ( Bela'in ) et Gebbéthon ( Qibbiyéh ). Ce tracé est encore précisé davantage au sud et à Test par celui que Josué nous offre des tribus de Juda et de Benjamin. Voici, en effet, comment l’auteur sacré établit la frontière septentrionale de Juda, et par là même celle de Dan, du côté du midi, à partir de Baala ou Cariathiarim ( Qariet el- ’Enab), point de jonction des trois tribus voisines : « Et de Baala elle tourne vers l’occident jusqu’à la montagne de Séir ( Sâris ), passe à côté du mont Jarim au septentrion vers Cheslon ( Kesla ) , descend vers Bethsamès (' Aïn-Schems), passe jusqu’à Thamna ( Khirbet Tibnéh ), vient vers le côté d'Accaron vers le nord , incline vers Séchrona, passe le mont Baala, s'étend jusqu'à Jebnéel ( Yebna ), et se termine enfin du côté de l'occident par la grande mer. » Jos., xv, 10, 11. Cette ligne de démarcation nous semble assez bien suivre, d'une façon générale, l'ouac/i es-Sourar et le Nahr Roubln. D'autre part, déterminant: la limite occidentale de Benjamin , Josué nous dit : « Elle descend à Ataroth-Addar (Khirbet ed-Dciriyéh), près de la montagne qui est au midi de Béthoron inférieur ( Beit ’Our et-Tahta); puis elle tourne en inclinant vers la mer, au midi de la montagne qui regarde Béthoron du côté du midi, et elle se termine à Carialhbaal, qui s’appelle aussi Cariathiarim, ville des enfants de Juda. » Jos., xviii, 13, 14. Comme on le voit, il n’y a guère que la frontière nord dont les contours restent un peu indécis. Josèphe, Ant. jud., V, i, 22, nous paraît exagérer les possessions de Dan, du côté de l’ouest, en les étendant d'Azot (Esdoûd) au midi jusqu’à Dora (Tantourah) au nord, c’est-à-dire à la plus grande partie de la plaine fertile qui longe la Méditerranée.
3° description. — La tribu de Dan occupait, on le voit, comme celle de Benjamin, sa voisine, un territoire assez restreint , mais qui avait l’avantage de la richesse et l’importance de la position. 11 comprenait deux parties distinctes : la plaine et les premiers contreforts de la montagne. La plaine était le centre de cette large bande de terre, d’une merveilleuse fertilité, qui s’étend, parallèlement à la mer, de Gaza au Carmel, et porte, au sud de Jaffa, le nom de Séphéla, au nord celui de Saron. Elle se développait, dans la région dont nous venons de tracer les limites, sur une longueur approximative d’une dizaine de lieues et une largeur de sept à huit. Après les dunes de sable qui longent la côte , on rencontre cette vaste plage légèrement ondulée, qui, aux dernières époques géologiques, émergea du sein des eaux, quand la mer cessa de battre le pied des montagnes calcaires d'Éphraïrn et de Juda. Les hauteurs dont elle est parsemée vont de 50 à 60, 80 mètres et plus au-dessus du niveau de la mer. Elle est composée d'une arène line et rougeâtre que la pluie ou de fréquentes irrigations transforment en un véritable terreau extrêmement fertile. En dehors de la saison des pluies, il est facile de l’arroser; car, si Ton veut se donner la peine de creuser, on est à peu près sùr de trouver l’eau partout, à quelques mètres seulement de profondeur. Aussi, malgré la déchéance du pays, même au point de vue physique, la richesse de ses produits rappelle-t-elle l'Égypte. A certains moments de Tannée, cette vaste plaine n'est qu’une immense nappe verte ou jaune d'or suivant le degré plus ou moins avancé des moissons, s’étendant à perte de vue. D’endroits en endroits, son uniformité est coupée par des bouquets de verdure qui marquent les villages. Ceux-ci sont placés sur de petits monticules élevés de trois ou quatre mètres, collines souvent artificielles formées par les restes des anciennes habitations écroulées. Ils sont entourés de palmiers élancés, de figuiers, de sycomores et d'impénétrables haies de cactus. Les maisons sont bâties en pisé ou terre mélangée de paille hachée; parfois de petites