‹ Dictionnaire de la Bible (volume 5)Chapitre 193 sur 485 · ELIÉZER · texte numérisé non relu

ELIÉZER

de son maître, qu’une jeune vierge d’une grande beauté, Rébeeca, tille de Bathuel et petite-fille de Nachor, parut, remontant de la fontaine une cruche sur son épaule. Éliézer alla au-devant d'elle et lui demanda à boire. D’après la tradition juive conservée par Josèphe, Ant. jud., I, xvi, 2, Éliézer aurait déjà adressé la même prière aux compagnes de Rébecca, qui auraient refusé de lui rendre ce service. Tout autre fut l’accueil que lui fit la fdle de Bathuel : « Buvez, seigneur, » lui dit -elle en faisant passer rapidement la cruche de l’épaule sur le bras; et lorsqu’il eut bu, elle ajouta : « Je vais aussi puiser de l’eau pour vos chameaux jusqu’à ce qu’ils aient tous bu. » Elle se mit immédiatement à l’œuvre, tandis qu’Éliézer la considérait en silence pour voir si le signe qu’il avait proposé à Dieu se réaliserait jusqu’au bout. Il comprit alors que su prière était exaucée et offrit des présents à Rébecca. Celle-ci lui assura qu’il trouverait une cordiale hospitalité dans la maison de son père et courut aussitôt dans la tente de sa mère raconter ce qui s’était passé. Pendant ce temps, Éliézer, resté auprès de la fontaine, bénissait le Seigneur et le remerciait. Laban , frère de Rébecca, vint le prendre et l’amener dans sa demeure, où il lui servit à manger. Voir Bathuel, t. i, col. 1508. Mais Éliézer déclara qu’il ne toucherait à aucun aliment avant d’avoir exposé l’objet de sa mission. Il commença donc, sur l’invitation de Laban, à raconter en détail tout ce qui s’était passé depuis l’ordre qu’il avait reçu de son maître de partir pour Haran jusqu’au moment présent. 11 termina son récit en demandant pour Isaac la main de Rébecca. Laban et Bathuel reconnurent dans cette suite de faits la main de Dieu, qui dirige tous les événements, et agréèrent cette demande. Éliézer se prosterna pour adorer Dieu et fît ensuite à la fiancée de riches présents ; il en distribua aussi à sa mère et à ses frères (à son frère, disent l’hébreu et les Septante). On célébra par un joyeux festin l’heureux succès de la mission d’Éliézer. Il ne restait plus maintenant à ce fidèle serviteur qu’à ramener auprès d’Abraham l’épouse de son lils. C’est ce qu’il s’empressa de faire en repartant le lendemain, malgré l’insistance de ses hôtes pour le retenir. Au terme de son voyage, il rencontra Isaac au milieu des champs, et, après lui avoir rendu compte de sa mission, il lui présenta l’épouse souhaitée par Abraham. A partir de ce moment , il n’est plus question d’Éliézer dans le récit sacré. — Deux grandes vertus recommandent Éliézer : sa foi vive et son admirable dévouement à Abraham. Ce dévouement va jusqu’à la plus complète abnégation. Gen., xv, 2-8, comparé avec xxiv, 36. Le nom de son maître revient à chaque instant dans ses prières à Dieu et dans ses discours avec les hommes. Gen., xxiv, 12, 14, 27, etc.; il parle de lui avec une sorte de fierté et une visible complaisance. Gen , xxiv, 34-35. E. Palis.

2. ÉLIÉZER, second fils de Moïse et de Séphora. Il naquit dans le pays de Madian, et son père lui donna ce nom parce que Dieu avait été son secours et l’avait délivré de l’épée du pharaon. Exod., xvin, 4 ; I Par., xxm, 15. Quand Moïse rentra en Égypte, il voulut y amener ses deux lils; mais, après la circoncision de fainé, il les renvoya à son beau-père Jéthro, qui les lui ramena après la sortie d’Égypte. Exod., iv, 20, 26; xvm, 2-6. Éliézer n’eut qu’un lils, Rohobia, dont la postérité fut très nombreuse. I Par., xxm, 17. A l’époque de David, un de ses descendants, Sélémith , fut chargé de la garde des choses consacrées au Seigneur. 1 Par., xxvii, 25-26.

3. éliézer, lils de Beehor, le fils de Benjamin, d’après le texte hébreu et les versions dans I Par., vu, 6. Voir Benjamin e-t Beciior.

4. ÉLIÉZER, piètre, qui jouait de la trompette devant l’arche du Seigneur, quand David la lit transporter de la maison d’Obédédom à Jérusalem. I Par., xv, 24.

— ÉLIM 1680

5. ÉLIÉZER, fils de Zéchri, et chef de la tribu de Ruben sous le règne de David. I Par., xxvn, 16.

6. ÉLIÉZER, prophète, fils de Dodaü de Marésa, dans la tribu de Juda. Quand Josaphat s’allia avec le roi d’Israël, Ochozias, pour construire des vaisseaux et faire une expédition à Ophir, le prophète Éliézer l’en reprit au nom du Seigneur; et il lui prédit que les vaisseaux seraient brisés et que l’entreprise échouerait. Il Par., xx, 35-37. Aussi quand Ochozias voulut tenter une autre expédition, Josaphat, se souvenant des paroles d’Éliézer, refusa d’y donner son concours. III Reg., xxii, 50.

7. ÉLIÉZER, un des chefs de familles qu’Esdras envoya du lleuve Ahava vers Eddo, chef des captifs résidant à Casphia, afin d’engager des Nathinéens et des Lévites vivant sous sa domination à se joindre aux enfants d’Israël qui profitaient de l’édit d’Artaxerxès pour se rendre à Jérusalem.

8. ÉLIÉZER, prêtre qui au retour de la captivité renvoya la femme étrangère qu’il avait prise contre la loi.

I Ésdr., x, 18.

9. ÉLIÉZER, lévite qui suivit l’exemple du précédent. I Esdr., x, 23.

10. ÉLIÉZER, Israélite qui eut aussi à répudier la femme étrangère qu’il avait épousée contre la loi pendant la captivité. I Esdr., x, 31.

11. ÉLIÉZER, fils de Jorim, un des ancêtres de Jésus- Christ dans la généalogie de saint Luc, iii, 29.

E. Levesque.

12. ÉLIÉZER, ben Eliyàhù, surnommé Aschkenazi ou l’Allemand, rabbin juif. Voir Aschkenazi, 1. 1, col. 1075.

ÉLIHOREPH (hébreu : ’ Ëllhôréf, « mon Dieu récompense ; » Septante : ’FlXtdc^ ; Codex Alexandrinns : ’Evapéçi), fils de Sisa, scribe à la cour de Salomon. III Reg., iv, 3.

1. ÉLIM (hébreu : 'Êlim, Exod., xvi, 1 ; avec hé local, ’Êlimâh, Exod., xv, 27; Num., xxxrn, 9; Septante: A!),£i|x), deuxième station des Israélites dans le désert, après le passage de la mer Rouge. Exod., xv, 27; xvi, 1; Num., xxxiti, 9. Ce nom dérive de la racine ’ûl ou 'II, « être fort; » d’où « un arbre vigoureux », chêne ou térébinthe. Au pluriel, il indiquerait ici « les grands arbres » du désert, c’est-à-dire les soixante-dix palmiers mentionnés par l’Écriture. Exod., xv, 27 ; Num., xxxm, 9. Une autre forme du pluriel est ’Êlôt ( ’Êlat ), qui désigne le port septentrional du golfe Élanitique. Cf. Stanley, Sinaï and Palestine, in-8°, Londres, 1866, p. 519. — Élim est placée après Mara, généralement identifiée avec Ain Haoua rah, Exod., xv, 23, et elle est décrite en ces deux mots par la Bible : « Les enfants d’Israël vinrent à Élim, où il y avait douze sources ('ênôt) et soixante-dix palmiers, et ils y campèrent près des eaux. » Exod., xv, 27; Num., xxxni, 9. C’était donc une oasis qui offrait naturellement aux Hébreux un lieu de repos. Mais où se trouvait-elle? Les opinions se partagent entre les vallées qui se suivent, dans la direction du sud-est, à partir d’Ain Ilaouarah, c’est-à-dire les ouadis Gharandel, Ouseit, Schébéikék et Taiyibéh.

1° On s’accorde généralement aujourd’hui à placer Élim à l’ouadi Gharandel, situé à quatre-vingt-six kilomètres d’Aïoun Mouça, à deux heures d’Aïn Ilaouarah (fig. 549). Un ruisseau perpétuel, où coule une eau limpide, y entretient des palmiers sauvages (nakhl), des tamaris et d’autres plantes du désert. Au printemps, c’est-à-dire à l’époque où les Israélites passaient en cet endroit, le ruisseau se subdivise et forme des étangs entourés de joncs où abondent

ÉLIM

les oiseaux. M. S. Bartlett, From Egypt to Palestine, in-8°, New-York, 1879, p. 204-205, décrit ainsi Élim, qu'il visita le 10 février 1874 : « Notre camp était au milieu de tamaris, que dominaient cinq petits palmiers... Le ruisseau était à quelque distance. Dans le lit occidental de l'ouadi, l’eau jaillissait de terre à deux endroits peu éloignés l'un de l’autre; un peu plus bas, elle sourdait aussi au bord du ruisseau ou dans son lit; elle se divise en deux ou trois petits bras, où elle coule en murmurant. Les calculs que nous fîmes sur place nous firent tomber d’accord que la fontaine donnait au moins deux tonnes d’eau par minute, à cent quarante mètres de la source. 11 est probable qu'un examen sérieux nous aurait

2° Cependant M. L. de Laborde, Commentaire géographique sur l’Exode et les Nombres, in-f°, Pa.is, 1841, p. 85, et ,1. Wilson, The Lands of the Bible, 3 in-8°, Édimbourg, 1847, t. i, p. 174, placent Élim dans l’ouadi Ouseit ou Ossaila. Le premier en donne les raisons suivantes : 1. A partir de Haouarah , la route naturelle des Israélites traverse l’ouadi Gharandel dans sa partie supérieure; mais elle ne descend pas vers la mer, à l’endroit où se trouvent les sources et les palmiers, ce serait donc un détour. 2. La distance de Haouarah à l’ouadi Gharandel n'est que de deux lieues, ce qui est trop peu pour une journée de marche. 3. Des sources de Gharandel à la station, près de la mer, il y a une journée de quatorze

fait découvrir plus bas d’autres sources... Ayant traversé le ruisseau, pour me diriger au nord-ouest vers un autre bouquet d’arbres, j'y comptai environ trente jeunes palmiers et dix vieux troncs dont quelques-uns portaient encore des traces de feu. Bonar, en Î855, avait compté en cet endroit quatre-vingts palmiers et s’était arrêté après avoir atteint ce chiffre. Tout autour de ce large espace, l’eau se trouvait à une petite profondeur. Deux endroits ressemblaient à des puits qui auraient été comblés. Quelques petits oiseaux gazouillaient tout autour; je cueillis deux espèces de fleurs à cette époque si peu avancée de l’année... Nous trouvâmes l’eau excellente, aussi bonne que celle du Nil. Nulle part, dans la péninsule, excepté à l’ouadi Feiran, elle n’est aussi abondante. » Cf. F. Vigouroux, La Bible et les découvertes modernes, 6e édit., Paris, 1896, t. n, p. 456; E. H. Palmer, The désert of the Exodus, Cambridge, 1871, t. i, p. 273; E. Hull, Mount Seir, in-8°, Londres, 1889, p. 36; G. libers, Durch Gosem zum Sinai, in-8°, Leipzig, 1881, p. 128; Robinson, Biblical Besearches in Palestine, Londres, 1856, t. i , p. G8, L9.

lieues, beaucoup trop forte pour les Israélites, et qu’une caravane de chameaux chargés pourrait difficilement parcourir. Ces trois objections, ajoute-t-il, ne se trouvent point dans la position d'Ossaita, et pendant le séjour des Israélites dans cette vallée, qui serait alors Élim, rien n’empêchait les bergers de pousser leurs troupeaux jusque dans les pâturages de l’ouadi Gharandel. — Ces arguments sont loin d'être péremptoires. On peut répondre, d’une manière générale, que les étapes des Hébreux n'étaient pas réglées comme celles d’une troupe régulière, et qu’elles étaient moins déterminées par la distance que par l’abondance des eaux et de la végétation, si nécessaires pour une immense multitude et assez rares dans le désert. Or l’ouadi Gharandel , de l’aveu de tous les voyageurs, est une des plus belles oasis de la péninsule, l’emportant sur l’ouadi Ouseit par sa largeur, le nombre de ses sources et de ses palmiers, la qualité de ses eaux. Si M. de Laborde admet que les bergers israélites pouvaient, pondant leur campement dans cette dernière vallée, mener leurs troupeaux dans la première, en rebroussant chemin, il est plus naturel de supposer

ÉLIM

ÉLIPHALU

que, pendant le séjour dans l’ouadi Gharandel, ils allèrent, par une marche en avant, utiliser les richesses de l’ouadi Ouseit, distant de l’autre de deux heures et demie seulement. Enfin, rien n'indique d’une manière précise où fut la station près de la mer, et l'auteur, en la plaçant à quatorze lieues, donne une assertion gratuite. L'étude des lieux permet de croire que le peuple, se dirigeant vers le Sinaï, suivit le chemin qui passe sur les hauteurs, au pied du Djebel Hammam -Fir'oun, pour descendre de là vers la côte par le premier sentier praticable, c’est-à-dire par l’ouadi Schebeikéh et par l’ouadi Taiyibéh. 11 est probable que le quartier général de Moïse était aux sources et aux palmiers de celte dernière vallée, à trente kilomètres environ de l’ouadi Gharandel. La distance, on le voit, bien qu’assez considérable encore, est moitié moindre. Il est permis d’ailleurs de supposer qu’après le long repos qu’on avait pris à Elim, on ne recula pas devant une marche assez longue pour arriver à un campement commode. — M. L. de Laborde est plus dans le vrai quand il combat l’opinion de Thévenot , Shaw et Niebuhr, qui veulent chercher Élirn à Tor, bien plus bas, sur les I ords de la mer. Elle est tellement invraisemblable, qu'il nous parait inutile de la discuter.

3" Lepsius, Briefe aus Ægypten, /Ethiopien und der Halbinsel des Sinai, Berlin, 1852, p. 343, a voulu identifier Élim avec l'ouadi Schebeikéh, et H. Ewald , Geschichte des Volkes Israël, Gœttingue, 1865, t. il, p. 142, avec Youadi Taiyibéh. Ces deux vallées communiquent entre elles, et leur point de jonction est éloigné de quaire heures de l'ouadi Ouseit. La principale raison de Lepsius est aussi fausse que singulière. D’après lui , les douze puits d Elim auraient été des citernes; il faudrait donc chercher la station dans un endroit sans eau de source, ce qui convient à Schebeikélv L’hébreu porte formellement 'ênôt mahn, « des sources d’eau, » ce qui indique des fontaines et non de simples réservoirs. Cf. G. B. Winer, Biblisches Realwôrterbuch , Leipzig, 18 47, t. i, p. 320. — Reste donc toute probabilité pour ouadi Gharandel, que les voyageurs anciens regardaient déjà comme la station d’Élim. Tel est le sentiment de Breydenbach, cité par L. de Laborde, Comment, géogr. sur l’Exode, p. 85 : « La nuyt venue, appliquâmes à un torrent apele Orondem (Garandel), la ou nous tendimes nos tentes pour les eaux qui estoient la et demourames la pour la nuyt. Auquel lieu sont plusieurs fontaines vives ayant eau clere et bonne et plusieurs palmiers de quoy nous avions suspicion assez vehemente que ne fut le désert de Helym. »

A. Legendre.

2. ÉLIM (PUITS D’) (hébreu : Be'êr ’Êlim; Septante : AîXecix ), lieu mentionné dans Isaïe, xv, 8, dans un oracle contre Moab. Voir Béer -Élim, t. i, col. 1548.

ELIMÉLECH (hébreu : ’Ëlimélék, « Dieu est roi » [cf. Ilumilku, messager du gouverneur de Tyr, dans les lettres de El-Amarna, Proceedings of the Society of Biblical Archæology, t. xv, 1893, p. 506-508]; Septante: ’EXigsXsx) , homme de la tribu de Juda, originaire de Bethléhem, mari de Noémi et parent de Booz. Ruth, I, 2; il, 1, 3; iv, 3, 9. Une grande famine l'obligea de s’éloigner de Bethléhem, avec sa femme et ses deux fils, Mahalon et Chélion, et de se retirer dans le pays de Moab. Mais il y mourut bientôt, et ses (ils se marièrent à deux Moabites, Orpha et Ruth. Ruth, i, 1,3.

ÉLIODA , nom d'un fils de David, II Reg. , v, IG, nommé ailleurs Éliada. Voir Éliada 2.

ELIOENAÏ. Ilébi 'eu : ’Élyô'ènay , « vers Jahveh mes yeux. » Nom de sept Israélites.

1. ÉLIOÉNAÏ (Septante : ’EXeiÔocva ; Codex Alexan drinus : ’EXtwovai), fils de Naaria, dans la descendance de Zorobabel. 11 eut sept lils. 1 Par., ni, 23, 24. Dans le

texte hébreu, il n’est pas dit clairement que ce soit dans la descendance directe de Zorobabel. P. de Broglie, Les généalogies bibliques, dans Congrès scientifique international des catholiques , de 1888, t. i, p. 139.

2. ÉLIOÉNAÏ (Septante: 'EXioivat; Codex Alexan drinus : ’EXiuiv/p) , chef de famille dans la tribu de Siméon. I Par., iv, 36.

3. ÉLIOÉNAÏ (Septante: ’EXetOaivdv; Codex Alexandrinus : ’EXuii-rçvat), un des fils de Béchor, fils de Benjamin, d’après I Par., vu, 8. Il était chef de famille.

4. ÉLIOÉNAÏ (hébreu: ' Elyehô'ônay ; Septante : ’Eïiwvotîç; Codex Alexandrinus : ’EXuovjvat) , lévite, septième fils de Mésélémia, dans la descendance de Coré, et portier du Temple. I Par., xxvi, 8, 12.

5. ÉLIOÉNAÏ (hébreu : ’Élyehô'ênay ; Septante: ’EXtavâ), fils de Zarehe, chef de la famille des Phahath-Moab, revint de Babylone avec Esdras, à la tète de deux cents hommes. I Esdr., vin, 4.

6. ÉLIOÉNAÏ (Septante : ’EXuovi; Codex Alexandrinus : ’EXniyqva!), prêtre, de la descendance de Pheshur, qui au retour de Babylone renvoya la femme étrangère qu’il avait prise contre la loi. I Esdr., x, 22. Probablement c’est le même Élioénaï qui accompagna Néhémie dans la dédicace des murs de Jérusalem et joua de la trompette. II Esdr., xn, 40.

7. ÉLIOÉNAÏ (Septante : ’EXuavâ; Codex Alexandrinus : ’EXi(i>v)vai; Sinaiticus : 'EXuovâv), Israélite de la famille de Zéthua, qui se sépara de la femme étrangère qu'il avait prise pendant la captivité. I Esdr., x, 27.

E. Levesque.

ÉLIPHAL (hébreu : ’ Ëlîfal, « Dieu juge; » Septante : ’EXçâr; Codex Alexandrinus : ’EXiyaxX), fils d'Ur, un des trente braves de David. I Par., xi, 35. Dans le lieu parallèle, II Reg., xxiii, 34, on lit Éliphélet. Voir Éupiiélet 1.

ÉLIPHALETH. Hébreu : 'Ëlifêlét, et à la pause ’Ëlifdlét , « Dieu est refuge. » Nom de trois Israélites.

1. ÉLIPHALETH (Septante: ’EXeiçâaS ; II Reg., v, 16: ’EjjupâXer; Codex Sinaiticus : ’EvcpaXet; Alexandrinus : ’EXiçâXet), le dernier (ils de David, qui naquit à Jérusalem, H Reg., v, 16; I Par., xiv, 7 ; comme dans I Par., nr, 8, le nom ne se trouve pas à la pause, il est ponctué ’Elifélét : de là le nom Éliphéleth de la Vulgale dans cet endroit.

2. ÉLIPHALETH (Septante: ’EXenpctXa ) , autre fils de David, d’après I Par., ni, 7, et aussi d’après I Par., xiv, 5, où on lit la forme abrégée Elpâlet. Mais ce nom manque dans la liste de H Reg., v, 16. L’absence en cet endroit d’un nom porté par un autre (ils de David rend son insertion suspecte dans les Paralipomènes. On dit néanmoins que cet Éliphaleth a pu mourir jeune et sans enfants, et qu’on a donné alors son nom à un autre enfant né plus tard, pour le conserver dans la famille. Cette hypothèse donne peut-être raison de la répétition du même nom dans cette énumération des fils de David, mais n’explique pas son absence dans la liste de II Reg., v, 14-16. Une répétition par erreur de copiste est aussi vraisemblable.

3. ÉLIPHALETH (Septante: ’EXi?cR=‘Ç; Codex Alexandrinus : ’EXiçxXet), troisième fils d’Ésec, dans la descendance de Saul par Jonathas. 1 Par., vin, 39.

E. Levesque.

ÉLIPHALU (hébreu : ’ ËUfelùhû , « celui que Dieu distingue; » Septante : ’EXsupevâ, ’Evçavataç; Codex

Alexandrinus : ’EXijaXâ), lévite, parmi les musiciens

ÉLIPHALU

du second ordre, qui accompagnèrent le transport de l'arche de la maison d'Obédédom à la cité de David. 11 jouait du kinnor. I Par., xv, 18, 21.

ÉLIPHAZ. Hébreu : Ëlifaz; Septante : ’EP.çir. Nom de deux personnages, étrangers au peuple d'Israël.

1. ÉLIPHAZ, fils aîné d’Ésaii par Ada. Il eut cinq fils : Théman, Omar, Sépho, Gatham et Gênez; et d'une concubine nommée Thamna il eut encore Amalech. Gen., xxxvi, 10, 11, 12, 15, 16; I Par., i, 35, 36.

2. ÉLIPHAZ, un des trois amis qui vinrent consoler Job dans son malheur et discutèrent avec lui sur les causes de la soufi’rance dans cette vie. Job, ii, 11. Le texte sacré l’appelle le Thémanite. Le nom de Théman, qui était peut-être également le nom d’une ville, désignait une région de l’Arabie Pétrée confinant à l’Idumée méridionale. Jer., xux, 20; Hab., ni, 3 (hébreu). Elle devait son nom à Théman, petit-fils d’Esaii par son père Éliphaz. Gen., xxxvi, 4; I Par., i, 35-36. C’est ce qui a fait penser que l’ami de Job était un descendant de cet autre Éliphaz et de Théman, et par conséquent d’Ésaü. Les hommes de son pays jouissaient d’une grande renommée de sagesse dans l’antique Orient. Jer., xux, 7, Cf. Bar., ni, 22-23; Abd., 8 (hébreu). Éliphaz justifie en sa personne cette bonne réputation, comme on peut en juger par la gravité et la calme dignité de ses discours. Il semble même avoir eu trop conscience de cette valeur personnelle, qui lui donnait, peut-être conjointement avec son âge, la prééminence sur ses deux compagnons, Baldad et Sophar. Job, xv, 9-10. — C’est lui qui dirige, peut-on dire, la discussion. Il ouvre chacune des trois séries de discours échangés entre Job et ses « importuns consolateurs », Job, xvi, 2; Baldad et Sophar ne font guère que reproduire sous d’autres formes et sur un autre ton ses arguments ou plutôt son argument. Car il n’a guère qu’une idée, présentée sous différents aspects et délayée dans de longs développements: l’homme droit et innocent ne saurait périr, c’est le méchant seul qu’atteint la douleur, et l’on ne souffre en cette vie que ce que l’on a mérité. Job, iv, 7-9, etc. D’ailleurs nul n’est innocent devant Dieu, de qui la sainteté et la majesté sont incomparables. Job, iv, 17-19; xv, 12-16. — Éliphaz parle d’abord à Job comme un arni plein de compassion pour son malheur, et, quoique bien convaincu que ce malheur est mérité, il le lui insinue plutôt qu’il ne le lui reproche; il ne le met en cause que d’une manière indirecte en discourant sur le châtiment inévitable du méchant, sur la sainteté et la justice de Dieu et aussi sur sa bonté; car Dieu lui rendra sa prospérité passée, s’il sait profiter de la correction présente. Mais lorsque Job s’est justifié et a réfuté son raisonnement et celui de Baldad et de Sophar, Éliphaz change de ton; son langage devient aigre et violent, et Job peut aisément se reconnaître dans le portrait de l’impie qui attaque Dieu et finit par être écrase par cetle toute-puissance qu’il a bravée. Job, xv. Enfin après que Job a clairement démontré qu’il n’est nullement coupable des fautes qu’on lui impute, Éliphaz, à bout de raisons, perd toute mesure et se répand contre son ami en reproches et en accusations aussi gratuites qu’injurieuses. 11 termine cependant en l’exhortant à se convertir et en lui promettant de nouveau le retour de la prospérité en récompense de sa conversion. Job, xxn. — Dieu réservait à Éliphaz une leçon qui devait humilier sa sagesse trop présomptueuse. Le vieillard de Théman, déjà réduit au silence par Job, dut s'incliner sous la sévère réprimande de Dieu même l'interpellant par son nom pour lui manifester son courroux contre lui et ses deux amis. Pour comble d’humiliation, Dieu l’obligea de lui offrir, avec Baldad et Sophar, un sacrifice de sept taureaux et de sept béliers par les mains de ce Job, tout a l’heure objet de leur injuste dédain, et

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