‹ Dictionnaire de la Bible (volume 5)Chapitre 227 sur 485 · ENDOR — ENFANT · texte numérisé non relu

ENDOR — ENFANT

canique dont les deux sommets s’appellent Tell 'Adjoul, au pied du Djebel Dâhy ou Petit-Hermon, est en grande partie renversé. Beaucoup de cavernes, de silos et de citernes creusés dans le roc attestent l’antique importance de cette localité. On y observe aussi un certain nombre d’anciens tombeaux renfermant intérieurement des auges sépulcrales surmontées d’un arcosolium cintré. Une source, appelée 'Ain Endour, coule au fond d’une caverne, d’où elle sort par un petit canal , pour aller arroser plusieurs jardins qu’entourent des haies de cactus. C’est peut-être dans l'une des cavernes qui se trouvent là que la pythonisse évoqua devant Saül l’ombre de Samuel. Cf. V. Guérin, Galilée, t. i, p. 118; Van de Velde, Reise durch Syrien und Palcistina, Leipzig, 1856, t. n, p. 330; Survey of Western Palestine, Memoirs , Londres, 1881-1883, t. il, p. 84. — On a de là une vue splendide. En avant se dresse le mont Thabor, qu’une large plaine sépare du village, et qui élève son dôme arrondi, absolument isolé , au milieu d’un plateau verdoyant. Plus loin, à l’est, de l’autre côté du Jourdain, on aperçoit les cônes volcaniques du Djôlan, et, tout à l’horizon, la tète , blanche du Grand Hermon. Les ondulations du terrain s’abaissent insensiblement et amènent au niveau de la plaine d’Endor, très fertile et marécageuse dans les bas- 1 fonds. Les sources du Nalir esch-Scherar la traversent, pour former un peu plus loin un fort ruisseau, qui va se précipiter dans le Jourdain. La terre est noire et volcanique, avec de nombreux fragments de basalte. On voit çà et là quelques champs cultivés, mais la plus grande partie est abandonnée. La végétation cependant est des plus remarquables ; de hautes herbes, des joncées vigoureuses, des carex aux feuilles rigides et tranchantes y forment des fourrés d'un vert sombre; ailleurs ce sont des chardons gigantesques (Notobasis Syriaca et Silybum Marianum), au milieu desquels cavaliers et montures disparaissent presque complètement. D’autres endroits sont émaillés des fleurs superbes de lupins bleus, de liserons à fleurs roses, etc. Quelques tentes rayées d’Arabes Sakkar s’élèvent çà et là dans cette plaine entièrement dépouillée d’arbres. Cf. Lortet, La Syrie d'aujourd’hui, dans le Tour du monde, t. xliii, p. 196.

A. Legendre.

ENDUIT (hébreu : tûâh , « enduire; » Septante : àXeiçetv; Vulgate : linire ), matière molle dont on recouvre certains objets, et qui, une fois séchée, rend ces objets plus résistants, plus visibles, etc. La Sainte Écriture parle en ce sens du bitume, voir t. i, col. 1804, et de la chaux, voir t. il, col. 642 - 643. — Moïse prescrit à son peuple, dans le Lévitique, xiv, 42, 43, 48, que lorsqu’une maison sera atteinte de « la lèpre » (voir Lèpre), on devra, entre autres choses, racler avec soin les parois intérieures de la maison, porter hors de la ville les produits de cette opération, et « enduire » ( tâh; Vulgate: linire) le mur d'un enduit nouveau. — Isaïe, xliv, 18, dit au figuré que les yeux qui ne voient pas sont couverts d’un enduit. — Ezéchiel , xm, 10-15; xxii, 28, compare les faux prophètes à des maçons qui couvrent leurs murs d’un mauvais enduit. — La main qui écrivit, pendant le festin de Baltassar, les mots mystérieux Marié Thécel Phares, les écrivit « sur l’enduit du mur du palais royal ». Dan.,v, 5. Le mot chaldéen girâ’ , qu'emploie l’écrivain sacré, signifie proprement « la chaux » (cf. Is., xxvii, 9; Amos, il, 1, dans le Targum); mais il désigne ici l’enduit de chaux avec lequel on avait recouvert les briques d’argile dont on s’était servi pour faire la muraille. La Vulgate traduit le sens, non la lettre : in superficie parietis,« sur la surface du mur. » Tandis qu’àNinive les murs étaient couverts de plaques d’albâtre, à Babylone, où la pierre fait défaut et devait être apportée de loin à grands frais, on ornait les murs au moyen d’un enduit de ciment et de peintures. Voir Diodore de Sicile, il, 8; A. Layard, Niniveh and Babylon, in-8°, Londres, 1853, p. 529.

H. Lesètre.

ÉNÉE (grec : Atvéaç; Vulgate: Æneas ), homme de Lydda, que la paralysie tenait depuis huit ans couché sur un grabat, et que Pierre guérit subitement au nom de Jésus-Christ. Act., IX, 33, 34. A en juger par son nom grec, d’une forme bien connue, il devait être Juif helléniste. Quant à la question s’il était déjà chrétien, les auteurs ne sont pas d’accord. Il semble, disent les uns, que, dans le cas de l’affirmative, saint Luc l’aurait désigné, non pas par l’expression vague « un homme », mais sous le nom de disciple, comme un peu plus loin, f. 36, pour Tabithe. Mais il le fait équivalemment, répondent justement les autres; car il est dit, f. 32, que saint Pierre se rendit chez les saints (fidèles) qui habitaient Lydda, et que là il trouva un homme. C’est comme s’il disait: un homme d’enlre les fidèles. Aussi l’apôtre lui suppose la connaissance du nom de Jésus et de sa vertu, f. 34. E. Levesque.

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