‹ Dictionnaire de la Bible (volume 5)Chapitre 245 sur 485 · ENTRAVES · texte numérisé non relu

ENTRAVES

nations idolâtres ( -/eiponéSai , manicæ), Ps. cxi.ix, 8; — 3° ziqqîm, les entraves mises aux pieds des prisonniers, Job, xxxvi, 8; des rois idolâtres, Ps. cxlix, 8; des princes africains soumis à Cyrus, Is., xlv, 14; des princes de Ninive vaincue, Nah., ni, 10; — 4° nehustaim , la double chaîne d'airain qui relie les pieds des prisonniers, II Reg., iu, 34; du roi Manassé, conduit à Babylone, II Par., xiii, 11; du roi Sédécias , emmené prisonnier dans les mêmes conditions, IV Reg., xxv, 7; Jer., xxxix, 7; lii, 11 (voir Chaînes, fig. 1G6, col. 480); — 5° 'ékés, entrave (Vulgate :

agnus; Septante : xûcov), pour « celui qui a une entrave », qui ne sait pas échapper aux séductions.

Prov., vu, 22. Au pluriel, les 'âkdsîm sont les chaînettes que les femmes élégantes s'attachaient aux pieds. Is., ni, 16, 18. Voir col. 180 et PÉR1SCÉLIDE. — On mettait les entraves par Saturne, travaillant enchaîné, aux pieds des esclaves re- D’après une pierre gravée. beHes, EccliM XXXIIIi 28, 30

( fig. 578 ) ; des hommes dangereux, tels que certains possédés. Marc., v, 4; Luc., vm, 29. — La sagesse est une entrave qui règle les pas de l’homme, Eecli., vi, 25, 30; mais la science est pour le sot une entrave qui ne fait que le gêner. Eccli., xxi, 22. II. Lesêtre.

ÉPAPHRAS ( ’Ewxçpàç), chrétien de l'Église de

Colosses, que saint Paul appelle « son cher co-serviteur », cruvô oôXoç, « le fidèle ministre (S taxovoç) du Christ. » Col., I, 7. Ce nom est une contraction de celui d ’Epaphroditus. On le rencontre dans plusieurs inscriptions grecques ( Corpus inscript, græc., 268, 1732,1820, 1963, 2248 , 6301, 6926, etc.), et latines ( Corpus inscript, lat., t. ii, 1896; V. De Vit, Totius latinitatis onomasticon, t. ii, 1868, p. 729). D’après Col., iv, 12, le chrétien Épaphras était originaire de Colosses même, et sans doute païen de naissance. Cf. Col., iv, 11. D’après un

récit que saint Jérôme, Comment, in Epist. ad Phi -

lem., 23-24, t. xxvi, col. 617, rapporte en le qualifiant de fabula, Épaphras aurait été d'origine juive et compatriote de saint Paul. Quoi qu’il en soit, rempli du zèle apostolique, Col., iv, 12-13, c’est lui qui avait fondé l’Église de Colosses et probablement aussi d’autres Églises du bassin du Lycus, Laodicée et Iliérapolis, cf. Col., iv, 13, que saint Paul n’avait pas visitées en personne. Col., n, 1. L'hérésie chercha à s’y glisser, et Épaphras, pour mettre à l’abri de l’erreur ceux qu’il avait amenés à la vraie foi, leur fit écrire par saint Paul, afin qu’ils restassent fidèles à l’enseignement qu’il leur avait donné. Col., n, 6-7. Voir col. 866. Comment Épaphras se trouvait-il avec saint Paul quand ce dernier écrivit son Épître, Col., iv, 12, on ne le sait pas exactement. Nous apprenons par la lettre à Philémon, f. 23, où Épaphras est aussi nommé, qu’il était « le compagnon de captivité », (Tuvaiyp.à7toToç, concaptivus , de l'Apôtre à Rome (d’après d’autres, avec moins de probabilité, à Césarée, voir col. 867). Le reste de son histoire nous est inconnu. Les martyrologes font de lui le premier évêque de Colosses et disent qu'il souffrit le martyre dans cette ville. Baronius, Mar- Ujrol. rom., in-f°, Rome, 1600, au 19 juillet, dit que ses reliques sont conservées à Rome, à Sainte-Marie-Majeure. — Le texte reçu grec et la Vulgate, Col., I, 7, portent :

« Épaphras,... fidèle ministre du Christ Jésus Û7ièp ûgiàv, pro vobis, auprès de vous. » Quelques manuscrits, au

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