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ÉPITRE AUX

Christ, 5-8, et les maîtres voir dans leurs esclaves des frères, 9.

m. épilogue, vi, 10-24. — 1° Exhortation à se fortifier dans le Seigneur et à se revêtir des armes de Dieu pour combattre les esprits méchants, 10-12; qu'ils prennent donc les armes de Dieu, qui sont la vérité, la justice, la paix, la foi, l’assurance du salut, l’Esprit et la parole de Dieu, 13-17; mais surtout qu’ils persévèrent dans la prière pour tous et pour lui, afin qu’il parle librement pour faire connaître le mystère de l’Évangile, 18-20; Tychique leur dira tout ce qui le concerne; afin qu’ils soient consolés, 21-22; vœux et prière de l'Apôtre pour ses frères, 22, 24.

IX. Bibliographie. — Pères grecs : S. Jean Chrysostome, Homiliæ in Epist. ad Ephesios, t. i.xii, col. 9-176; Théodore de Mopsueste, In Epist. B. Pauli Commentaria, t. lxvi, col. 911-922; Théodoret, Opéra, t. lxxxii, col. 507-558; Œcuménius, Commentarius , t. cxvm, col.

1 166-1256; Théophylacte, Explanalio, t. cxxiv, col. 1033- 1138; S. Jean Damascène, Loci selecli, t. xci, col. 821-856.

— Pères latins : Ambrosiaster , Comm. in tredecim Epist. B. Pauli, t. xvn, col. 371-404; Pélage ou un pélagien, dans les Œuvres de saint Jérôme, t. xxx, col. 823- 842; Primasius Adrum., Commentaria, t. lxviii, col. 607- 626; Sedulius Scotus, Collectanea , t. cm, col. 195-212; Walafrid Strabon, Glossa ordinaria, t. exiv, col. 587-602.

— Moyen âge: Haymon d’Alberstadt, Expos, in Ep. P., t. cxvii, col. 699-734; Hugues de Saint-Victor, Quæst. in Ep. P., t. clxxv, col. 567-576; Hervé de Bourges, Comm. in Ep. Pauli, t. clxxxi, col. 1201-1281; Pierre Lombard, Collectanea, t. cxcii, col. 169-222; S. Thomas d'Aquin, In omnes divi Pauli apostoli Epist. Commentaria , Parme, 1861, t. xm, col. 444-505. — xvP-xviiP siècle : Cajetan, Literalis Expositio, Rome, 1529; Gagnæus , Brevissima scholia, Paris, 1543; Benoit Justinien, Explorationes , Lyon, 1612; Estius, Commentarius , Douai, 1614; Picquigny, Triplex Expositio, Paris, 1703; Noël Alexandre, Commentarius literalis, Paris, 1745; Cornélius a Lapide, Commentarius, Anvers, 1614; dom Calmet, Commentaire , Paris, 1707. — Commentaires modernes spéciaux. — Catholiques : Schnappinger, Der Brief Pauli an die Epheser erklârt, in-4°, Heidelberg, 1793; Bisping, Erklürung der Brief e an die Epheser, in -8°, Munster, 1866; Maunoury, Commentaire sur l'Épitre aux Gâtâtes, aux Éphésiens, etc., Paris, 1881; Henle, Der Epheserbrief erklârt, in-8°, Augsbourg, 1890; Brunet, De l’authenticité de l’Épitre aux Éphésiens, Preuves philologiques, in -8°, Lyon, 1897. — Non catholiques. Pour les ouvrages antérieurs au xixe siècle, consulter Abbott, Critical Commentary on the Epistle to the Ephesians, in-8°, Londres, 1897, p. xxxv-xxxvm. — xix* siècle : Baumgarten-Crusius, Comment, über die Briefe Pauli Eph. und Kol. , Iéna, 1847; Beet, Commentary on the Epistle to the Ephesians, in -8°, Londres, 1890; Beck, Erldàrung des Br. Pauli an die Epheser, Gütersloh, 1891; Dale, Epistle to the Ephesians ; its Doctrine and Ethics, 1884; Davies, The Epistle to the Ephesians , Londres, 1884; Eadie, Commentary on the Greek Text of the Epistle o f Paul to the Ephesians, Edimbourg, 1883; Eli icott, Critical and grammatical Commentary on Ephesians, Londres, 1855; Harless, Commentai' über den Brief Pauli an die Epheser, Stuttgart, 1858; V. llofmann, Der Brief Pauli an clie Epheser, Nordlingue, 1870 ; A. Klôpper, Der Brief an die Epheser, Gœltingue, 1891 ; Macpherson , Commentary on St. Paul’s Epistle to the Ephesians , Edimbourg, 1892; Meier, Commentai' über des Brief Pauli an die Epheser, Berlin, 1834; Meyer, Kritisch-exegetisches Handbuch über d. Pauli an die Epheser, 6e édit., par Woldemar Schmidt, Gœttingue, 1886; Oltramare, Commentaire sur les Épitres de saint Paul aux Colossiens , aux Ephésiens et à Philémon , Paris, 1891; Sadler, Galatians, Ephesians, Philippians, Londres, 1889; Von Soden, Die Briefe an die Kolosser,

ÉPHÉSIENS (ÉPITRE AUX) — ÉPHI 1864

Epheser, 1803; G. Wohlenberg, Vie Briefe an die Ep/ieser, Munich, 1S95; Holtzmann , Kritik der Epheser-und Kolosserbriefe , 1872; F. J. A. Hort, Prolegomena to the St. Paul’s Epistle to the Romans and the Ephesians , Londres, 1895; Koster, De echtheid van de brieven aan de Kol., en aan de Eph., Utrecht, 1877; Lunemann, De Ep. ad Ephesios authentia, Gœttingue, 1842; Soden, Epheserbrief, dans les Jahrbùcher fur proteslantische Théologie, 1887; Haupt , Die Gefangenschaftbriefe , Gœttingue, 1897 ; Gore, An Exposition of the Epistle to the Ephesians , Londres, 1898. E. Jacquier.

ÉPHÉS1ENNES (LETTRES). Voir Amulette, t. i, col. 528.

ÉPH! (hébreu : [et nsx, Lev., v, 15; xi, 13],

’ éfâh ), mesure de capacité pour les solides, d'environ 38 litres 88. Elle avait la même contenance que le bath (voir t. i, col. 1306), Ezeeh., xlv, 10; mais celui-ci servait pour mesurer les liquides, tandis que l'éplii servait pour mesurer les solides. S. Jérôme, Di Ezeeh., xlv, 10, t. xxv, col. 449; S. Eucher, Instruct., n, 14, t. l, col. 821. On le considérait comme l'unité de mesure. Dent., xxv, 14; Prov., xxv, 10; Lev., xix, 36; Arnos, vm, 5; Mich., v, 10. La Vulgate, dans un grand nombre de passages, a conservé, comme les Septante, le nom même de la mesure hébraïque, mais en modifiant la terminaison âh en i, à l’imitation des traducteurs grecs, qui ont otept (voir H. Ilody, De Bibliorum textibus originalibus, 1. u, c. iv, 6, in-f°, Oxford, 1705, p. 113); eçi, d’après l’édition de saint Jérôme parVallarsi, Patr. lat., t. xxv, col. 449.

1° Origine. — - D'après M. Oppert, La notation des mesures de capacité, dans la Zeitschrift fur Assyriologie , t. i, 1886, p. 89, l’éphi est assyrien. « Le ap, dit-il, était Yépha originaire. » Mais la plupart des hébraïsants de nos jours croient que les Israélites empruntèrent cette mesure à l’Égypte. D’accord avec eux, les

égyptologues identifient Y éfâh hébreu avec le | ■> , ap-t

égyptien et l’orne, xitu, oycuni, cutm, copte. (Cf. en grec oep!, olçt, ôçi.) « Ce mot, apparenté

avec la racine I * , ap (cf. h ne, numerus et men-

sura) , désigne une mesure de solides, une sorte de boisseau, et le vase lui- même qui sert à mesurer, » dit 11. Brugsch, qui le traduit par epha, Hieroglyphischdemotisches Wôrterbuch, t. i, Leipzig, 1867, p. 49-50. — « L’identité d'origine de l’épha, “s*n, et de Yape-t ou

ape, ^ , est bien évidente; car le • , t, jouait en

égyptien un rôle tout à fait analogue à celui de n— n (ou s — à) des Hébreux et des Arabes, » dit aussi M. E. Revillout, Comparaison des mesures égyptiennes et hébraïques, dans la Revue égyptologique, t. il, 1882, p. 195. P. E. Jablonsky avait déjà admis l’origine égyptienne de l’éphi. Panthéon Ægyptiorum , 3 in-8°, Francfort-surle-Main, 1750-1752, t. n, p. 229-230; Opuscula, 4 in-8°, Leyde, 1804-1813, t. i, p. 182-183. Son opinion a été acceptée par Gesenius et Rôdiger, Thésaurus linguæ hebrææ, p. 83; Addenda, p. 68-69. Voir aussi E. Rôdiger, dans Ersch et Grüber, Allgemeine Encyklopadie, sect. i, t. xxxv, p. 308; P. de Lagarde, Erklàrung hebràisclier Wôrter, dans les Abhandlungen der Gesellschaft der Wissenschaften zu Gôttingen , t. xxvi, 1880, p. 2-3; Fr. Duhl , Gesenius’ Hebràisches Handwôrterbuch , 12e édit., 1895, p. 34.

2° Contenance. — 1. Comme pour toutes les autres mesures hébraïques, il y a désaccord parmi les interprètes et les métrologistes au sujet de la contenance de l’éphi. Sa valeur relative nous est du moins connue par l’Ecriture elle-même. Ézéchiel, xlv, 11, nous dit qu’il a la même capacité que le bath. L’Exode, xvi, 36, nous apprend qu’il vaut dix gomors. La tradition juive confirme

et complète ces données. « L "éfâh, dit Rabbi Salomon, contient trois se’âh; le se'dh, six qabs ; le qab, quatre logs; le log a la capacité de six coques d’œuf, d’où il résulte que la dixième partie d’un ’êfâh a la contenance de quarante-trois coquilles d’œuf, plus un cinquième. » Dans G. Waser, De antiquis mensuris Hebræorum, in-4°, Heidelberg, 1600, p. 74. La paraphrase chaldaïque justifie ce que dit Rabbi Salomon : elle rend l’éphi par T>nd rnrt, telat se’in, « trois se’dh. » Exod., xvi, 37; Rutli, n, 17, etc. Les rapports ainsi établis entre les mesures hébraïques de capacité sont admis par tout le monde. Voir Mesures. — 2.Quantaux évaluations de l’éphi que nous ontlaissées les écrivains de l’antiquité, elles sont pour la plupart contradictoires. (Voiries textesdans Frd. Hultsch, Metrologicorum scriptorum reliquiæ, 2 in- 12, Leipzig, 1864, t. i, p. 259, 260, 266; t. n, p. 167, 223,233). Josèphe luimême n’est pas conséquent dans ses écrits. Il dit, Ant. jud., VIII, n, 9, que le bath, [Sâ3o dont la contenance est égale à celle de l’éphi, comme on vient de le voir, vaut soixante et douze x estes déaza:), ce qui fait un métrète attique. Mais dans le même ouvrage, XV, ix, 2, nous lisons que le cor, xôpoc, c’est-à-dire dixéphis, équivaut à dix médimnes attiques, ce qui donne à l’éphi une valeur de quatre-vingt-seize xestes. Ce dernier passage a induit en erreur bon nombre d’interprètes. Aujourd’hui on admet généralement, sur les bonnes preuves qu’en a données Bôckh, Metrologischc Untersuchungen, in-8°, Berlin, 1838, p. 259, que la première appréciation est seule exacte, et par conséquent que l’éphi équivaut au métrète attique ou à soixante et douze xestes. Comme le léazr^ç, ou sextanus romanus valait 0,54 centilitres (C. Alexandre, Dictionnaire grec- français , 21e édit., 1892, p. 1625; E. Pessonneau, Dictionnaire grec-français, 7eédit., 1895, p. 1601), il s’ensuit que l’éphi valait38 litres 88. H faut remarquer cependant que l’on ne peut calculer avec une exactitude rigoureuse et avec une entière certitude les mesures anciennes, soit parce que la comparaison qui en a été faite avec les mesures d'un peuple étranger n’était pas absolument exacte, soit parce que la valeur n’en a pas été toujours la même, soit pour d’autres causes encore. De là vient que les différents auteurs donnent des valeurs plus ou moins divergentes pour l’éphi hébreu. AinsiV. Queipo, Essai sur les systèmes métriques et monétaires des anciens peuples, 3 in-8°, Paris, 1859, t. I, p. 141; t. n, p. 438, admet que l’éphi primitif valait 29 litres 376, et que, depuis le retour de la captivité de Babylone, il ne valut plus que 21 litres 420. D’après Saigey, Traité de métrologie ancienne et moderne, i n- 12, Paris, 1834, p. 21, l’éphi ne contenait que 18 litres 088. D’après J. Benziger, Hebràische Archàologie, in-8°, Fribourg-en-Brisgau, 1894, p. 184, l'éplù égale 36 litres 44; d’après Ad. Ivinzler, Die biblischen Altertümer, 6e édit., Calvv, 1884, p. 399, il égale 39 litres 392, etc. Voir aussi Paucton, Métrologie ou Traité des mesures, in-4°, Paris, 1780, p. 248, 251, 256. La conclusion à tirer de ces opinions si diverses, c’est que nous ne connaissons la valeur de l’éphi que d'une manière approximative.

3° L’éphi dans l’ Ecriture. — L’éphi est une des mesures dont il est le plus souvent fait mention dans l'Ancien Testament (il n’est pas nommé dans le Nouveau), mais la Vulgate ne l’a pas rendu uniformément par le même terme; elle a traduit l’hébreu ’êfàh par cinq expressions différentes. — 1. Elle se sert du mot original un peu modifié, éphi , Exod., xvi, 36 : « le gomor est la dixième partie de l’éphi , » Septante: Tpiwv pé-uptov; Lev., v, 11; vi. 20 (hébreu, 13); Num., xv, 4 (hébreu: 'issârôn, « dixième de l’éphi »); xxvm, 5, Septante : oiepi (dans tous ces passages, il est question d’un dixième d’éphi de fleur de farine pour l’oblation des sacrifices); Ruth, n, 17: « un éphi d’orge » (oiçî); I Reg., xvn, 17 (Septante, 20: yopop) : « un éphi de grains rôtis; » Ezeeh., xlv, 10, 11, 13, 24; xlvi , 5, 7, 11, 14 (Septante : pÉipov, ^oml; et 7up.ua). — 2. La Vulgate traduit ’èfàh par le mot général

ÉPHI — ÉPHOD

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