‹ Dictionnaire de la Bible (volume 5)Chapitre 31 sur 485 · DANOISES (VERSIONS · texte numérisé non relu

DANOISES (VERSIONS

de chercher un nom en dehors du groupe où il est déterminé, fût- il parfaitement au sein de la même tribu. Or les limites dans lesquelles notre cité biblique est circonscrite sont bien marquées, car la plupart de celles qui l’entourent sont assez exactement identifiées : Samir, Khirbet Sômerah; Jéther, Khirbet 'Attir; Socoth, Khirbet Schouéikéh ; Dabir, Edh- Dhâheriyéh ; Anab, ' Anab ; Istemo, Es-Semou'a; Anim, Ghououeïn. Le territoire ainsi jalonné appartient à l’arête montagneuse qui se trouve au sud et au sud-ouest d’Hébron. Idhna, au contraire, semble plutôt rentrer dans le troisième groupe de « la plaine », Jos., xv, 42-44, avec Éther, Khirbet el- 'Atr; Nésib, Beit Nousib; Ceila, Khirbet Qila, et Marésa, Khirbet Mérasch , ce qui nous transporte au nord-ouest d’Hébron, dans les environs de Beit Djibrin. Voilà pourquoi nous l’assimilerions plus volontiers à Esna, du ÿ. 43. Voir Juda , tribu et carte. La difficulté est la même pour Khirbet Dahnéh, situé à sept kilomètres environ au sud de Beit Djibrin. Cf. G. Armstrong, AV. AA’ilson et Couder, N âmes and places in the Old and New Testament , Londres, 1889, p. 48. Évidemment, le principe que nous émettons peut bien n’ètre pas absolu; mais il faut, pour aller contre, d’autres motifs qu’un simple rapprochement de noms. Danna reste donc pour nous jusqu’à présent inconnue. A. Legendre.

DANOISES (VERSIONS) DES SAINTES ÉCRI- TURES. — La plus ancienne version danoise de la Bible se trouve dans un manuscrit de la Bibliothèque royale de Copenhague, qui paraît être du XVe, selon quelques-uns du xive siècle. Cette traduction, qui suit pas à pas la Vulgate, s’arrête au second livre des Rois. Elle a été publiée par M. Chr. Molbech : Den ældste danske Bibel-oversættelse eller det garnie Testamentes otte forste Bogger, fordanskede efter Vidgala. Udgiven efter et Haandskrift fra det 15 aarh., in-8°, Copenhague, 1828. Hans Mikkelsen (appelé quelquefois Jean Michaelis), secrétaire de Christian II, publia sous le patronage de ce roi la première version danoise de tout le Nouveau Testament. Pour les Évangiles, il se guida dans sa traduction sur la version latine d’Érasme, pour les Actes, les Épîtres et l’Apocalypse, il suivit mot à mot la version allemande de Luther. Sa langue n’est pas le pur danois, mais un dialecte moitié danois, moitié suédois. Cette version fut éditée à Leipzig, in -8°, 1524, et réimprimée à Anvers, en 1529. En 1528 parurent deux versions danoises des Psaumes : l’une de Fr. AA^ormord, in-8°, à Rostock; l’autre publiée à Anvers, par Pedersen. Ce dernier eut sous les yeux et le texte hébreu et la traduction de saint Jérôme; son style est pur; en tête de son Psautier se lit une préface remarquable sur la beauté des Psaumes. Cet ouvrage fut réimprimé en 1531 et en 1584 et 1586, à Copenhague. Le même auteur traduisit le Nouveau Testament en se servant de l’œuvre de Mikkelsen : cette traduction, d’un meilleur style, parut à Anvers, en 1529, et fut très répandue. Une seconde édition, jointe aux Psaumes, fut publiée à Anvers, en 1531. Hans Tausen donna en 1535, à Magdebourg, une version du Pentateuque d’après le texte hébreu et à l’aide de la Vulgate et de la traduction de Luther. Une seconde édition fut imprimée l’année suivante au même endroit. C’est également en s’aidant de la Vulgate et de la version de Luther que Peter Tideman publia le livre des Juges à Copenhague, en 1539. Tous ces travaux préparaient la voie à une traduction de la Bible entière. Sous l’inspiration de Bugenhagen et la protection du roi Christian 111, la faculté de théologie de Copenhague se mit à l’œuvre. Les professeurs P. Palladius, Olaus Chrysostome, Jean Synning, Jean Machabée ou Macalpine, furent aidés de Tideman et de Pedersen, qui avaient déjà donné des traductions partielles de l’Écriture. On suivit la version de Luther. En 1550 parut la première édition, tirée à trois mille exemplaires, in-f° de 552 pages, avec figures sur

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