éthan, lévite, descendant de Mérari, chef de cette
famille à l’époque de David. I Par., vi, 44 (hébreu, 25). Il est dit en cet endroit fils de Cusi ( Qisi ) ; le nom de son père, dans I Par., xv, 17, est donné sous la forme Qusayhu (Vulgate : Casaia). Le Idithun ( Yedûtûn ) associé à Asaph et à Héman dans I Par., xxv, 1, et II Par., xxxv, 15, paraît bien être le même personnage qu’Éthan. Voir Idithun. Dans le transport de l’arche à Jérusalem, David répartit les lévites en différents chœurs; Éthan, avec Héman et Asaph, jouait des cymbales d’airain. I Par., xv, 19. E- Levesque.
4. ÉTHAN (hébreu: 'Êlân; Septante : TI6dg), nom propre qu’on trouve dans la Vulgate au Ps. lxxiii (hébreu, lxxiv), 15. Les versions grecque et latine ont pris ici un nom commun pour un nom propre; car, en réalité, 'êtân est un substantif qui signifie « perpétuité », en sorte que l’expression nahârôt ’ êtân veut dire « des fleuves perpétuels » ou intarissables. Le même mot est employé ailleurs pour caractériser la force d'un torrent, par opposition aux courants temporaires, facilement desséchés. Tel est le sens de nahal ’êtdn (Septante : -/eigctfifou z aêotzoç; Vulgate : torrens fortis) dans Amos, v, 24. C’est ainsi que l’ont entendu Aquila et le traducteur syriaque en le rendant par des termes synonymes de « fort ». L’idée, du reste, est parfaitement conforme au contexte. Après avoir supplié Dieu de penser à son peuple; après avoir rappelé que l’ennemi a accumulé les ruines, tout profané et incendie, le psalmiste se demande si le Seigneur ne va pas se venger; il est tout-puissant, et il l’a prouvé jadis. Parmi les merveilles divines, l’auteur sacré mentionne principalement le passage de la mer Rouge, ÿ. 13; puis, au 15, les rochers fendus au désert pour en faire sortir une eau abondante, et, par contraste, les lleuves rapides desséchés pour livrer passage aux Hébreux :
C'est toi qui as fait jaillir la source et le torrent ,
Toi qui as mis à sec les fleuves intarissables.
Le pluriel est une généralisation poétique. Le Jourdain
ÉTIIAN — ÉTHER
est suffisamment désigne. Le chaldéen a ainsi paraphrasé le dernier vers : « Tu as desséché le gué des rivières de l'Arnon, et le gué du Jabbolc et du Jourdain, qui sont puissants. » A. Legendre.
ÉTHANÎM (hébi ■eu : ’êtânim; Septante : àôxvtv, à9avsip.; Vulgate : ethanim), septième mois de l’année religieuse des Juifs, de trente jours, comprenant la fin de septembre et le commencement d’octobre. Ce nom , qui signifie « ruisseaux qui coulent, courants », convient à la saison des pluies. Il a été retrouvé dans une inscription phénicienne de l’ile de Chypre, écrite en encre noire et rouge. C'est pourquoi M. Derembourg pense qu’il est plutôt phénicien qu’hébreu, et qu’il a été introduit en Israël par les ouvriers tyriens qui travaillèrent à la construction du Temple de Jérusalem. Il n'est, en effet, mentionné qu'une fois dans la Bible, précisément au sujet de la dédicace de ce Temple, III Reg., viii, 2, et il y est précédé de yérah , nom phénicien du mois. Cf. Corpus inscript, semit. Phœnic. , 1881, t. i, p. 94; Sayce, La lumière nouvelle, trad. Trochon, Paris, 1888, p. 95 et 98. Le mois d’ethanim fut appelé plus tard ti'sri, quand les Juifs commencèrent leur année civile au septième mois de l'année religieuse. C’est dans ce septième mois qu'avaient lieu les fêtes des Trompettes, de l’Expiation et des Tabernacles, Lev., xxiii, 24-43, et qu’on annonçait l’année jubilaire, Lev., xxv, 9; qu’on acheva de recueillir, par ordre d’Ézéchias, les revenus des prêtres, II Par., xxxi, 7; que Godolias fut tué, IV Reg., xxv, 25; Jer., xli, 1, et que mourut le prophète Haname, Jer., xxvm, 1 ; qu’Aggée, il, 2, prédit la restauration du Temple de Jérusalem, et qu’Esdras rétablit le culte de Jéhovah, I Esdr., m, 1; Il Esdr., vin, 1-14 ; enfin que Jonathas fut investi du souverain pontificat. I Mach., x, 21. Cf. F. de Hummelauer, Commentarius in Exodum et Leviticum, Paris, 1897. p. 516-517. E. Mangenot.
ETHBAAL (hébreu : ’ Étba'al ; Septante: TeôeëocaX ; Codex Alexandrinus : ’laêàaX), roi de Sidon, père de Jézabel, femme d’Aehab, roi d'Israël. III Reg., xvi, 31. Ethbaal signifie littéralement « avec Baal », c’est-à-dire celui qui jouit de la faveur de Baal. Josèphe le nomme T0o>êaXo; , Ant. jud., VIII, xm, 1, et EiôcüêaXo;, Cont. Apion., i, 18, « Baal [est] avec lui. » Le prisme de Sennachérib, dit de Taylor, col. n, ligne 48, mentionne un roi de Sidon appelé Tu-ba-'-lu, c’est-à-dire Ithobaal ou Ethbaal. Keilinschriftliche Bibliothek , t. il, p. 90. Josèphe parle aussi d’un autre roi phénicien du même nom, contemporain de Nabuchodonosor, Ant. jud., X, xi, 1; Cont. Apion., I, 21. Cf. Eusèbe, Chron. arm., I, xi, 6, t. xix, col. 131. — On s’accorde généralement à admettre que le père de Jézabel était un prêtre d'Astarthc dont il est question dans un précieux passage de Ménandre d’Éphèse, conservé par Josèphe, Cont. Apion., i, 18.
Ithobal, prêtre d’Astarté, dit -il, tua [l’usurpateur Phélés et lui succéda sur le trône de Tyr]. Il vécut 68 ans et en régna 42. » Tyr et Sidon étaient soumis à cette époque au même souverain. Ant. jud., VIII, xm, 1. D’après la liste de succession royale donnée par Ménandre, Ethbaal a occupé le trône de Phénicie cinquante ans après la mort d'Hiram, contemporain de Salomon, et par conséquent les premières années du règne d’Achab ont coïncidé avec les dernières de celui du meurtrier de Phélés. C’est sans doute en sa qualité de prêtre d’Astarthé qu'Elhbaal avait inspiré à sa fille Jézabel le zèle ardent qui lu distingua en faveur de l’idolâtrie phénicienne.
F. Vigouroux.
ÉTIiÉCA , mot hébreu ( ’attiq ), employé par Ezêchiel dans la description du Temple et conservé sous cette forme par saint Jérôme, dans la Vulgate, Ezech., xli, 15, 16. Le même mot a été employé par le prophète, Ezech., xlii , 3, 5, mais dans ces deux derniers endroits le traducteur l’a rendu par porlicus, « por-
I tique, » c’est-à-dire galerie couverte et soutenue par des ' colonnes. Ce sens est adopté par bon nombre de commentateurs; toutefois il n’est pas certain. Saint Jérôme j lui-même en a adopté un autre dans son commentaire de ce passage, In Ezeclu, xli, 15, t. xxv, col. 403, où il lit ectliete (LÆtolz), et explique ce terme par solaria, toit en forme déterrasse des maisons orientales. « En Palestine, écrit -il à Sunnia et Frétella, Epist. cri, 63, t. xxii, col. 859, on n’a pas des toits inclinés, mais des 8u>p.ocTa, j qu’on appelle à Rome solaria, c’est-à-dire des toits plats, j soutenus par des poutres transversales. » Cette seconde i signification est moins probable que celle de « portique », parce que le toit du Temple de Jérusalem n’était pas plat, tandis qu’autour des parvis il y avait des portiques. Joa., x, 23; Act., iii, 11; v, 12.
ÉTHÉEL (hébreu : ’ltî’êl; Septante : AlOi^X; Codex Sinaiticus : 2e0tr(X), Benjamite, fils d’Isaia , dans la liste des ancêtres de Sellum. II Esdr., xi, 7.
ÉTHÉ1 (hébreu : ‘ A/tâij ; Septante : ’E00î! ; Codex Alexandrinus: Te00î), fils de Jéraa, esclave égyptien, et de la fille de Sésan; il eut pour fils Nathan. 1 Par., ii, 35, 36.
ÉTHER (hébreu : 'Étér; Septante : Codex Vaticanus, ’T6a-/., Jos., xv, 42; ’RO^p, Jos., xix, 7; Codex Alexandrinus, ’A0!p, Jos., xv, 42; Be0ép, Jos., xix, 7; Vulgate: Ether, Jos., xv, 42; Athar, Jos., xix, 7), ville primitivement attribuée à Juda, Jos., xv, 42; donnée ensuite à Siméon. Jos., xix, 7. Elle fait partie du troisième groupe de la « plaine » ou Séphélah, et elle est mentionnée entre Labana et Asan. Jos., xv, 42. Dans la liste parallèle de I Par., iv, 32, on trouve à sa place Thochen (hébreu : J'ôkén; Septante: ©oxxà). Quel texte faut-il préférer? Y a-t-il faute de copiste ou deux noms pour une même localité? Nous ne savons. On a cru à tort que, dans ce dernier passage, Ether était remplacé par Etam. Voir Étam. Cf. Keil, Chronik, Leipzig, 1870, p. 70-71. Eusèbe et saint Jérôme, Onomastica sacra, Gœttingue, 1870, p. 119, 255, disent qu’Éther de Siméon était encore, de leur temps, « un très gros bourg, nommé Iethira, ’IsÔEtpà, dans l’intérieur du Daroma, près de Malatha. » Mais ils confondent avec Jéther, aujourd'hui Khirbet 'Attîr, au sud-ouest d'Es-Semu'a, Esthamo. Cf. Onomastica, p. 133, 266. — Les explorateurs anglais ont proposé d’identifier l’antique cité dont nous parlons avec Khirbet el ‘ Atr , village ruiné, dont il ne reste plus que quelques arasements, et situé à peu de distance au nordouest de Beit- Djibrin , l’ancienne Éleuthéropolis. Cf. Survey of Western Palestine, Memoirs , Londres, 1881- 1883, t. m, p. 261, 279; G. Armstrong, W. Wilson et Conder, Names and places in the Old and New Testament, Londres, 1889, p. 63. Il est certain qu’à prendre le groupe dont fait partie Éther dans Jos., xv, 42, il y a correspondance exacte tant au point de vue philologique qu’au point de vue topographique. D’un côté, en effet, l’arabe jLLx J\, El -'Atr, ou, sans l’article, 'Atr, reproduit parfaitement l’hébreu inv, 'Etér, avec aïn initial.
De l’autre, les villes de ce groupe semblent rayonner autour de Beit-Djibrin ; citons seulement : Nésib (Beit- Nousib ), Céda ( Khirbet Qila) et Marésa (Khirbet j Mer'asch). Voir Juda, tribu et carte. Si maintenant l’on ■ examine les localités qui accompagnent Athar dans la | liste concernant Siméon, Jos., xix, 7, on est contraint de la chercher plus bas, dans un cercle déterminé principalement par Remmon ( Oumm er-Roumdmim), à trois ; heures au nord de Bersabée. Il est probable d’ailleurs que la tribu de Siméon ne remontait pas si haut que Beit Djibrin. — Dans ces conditions, ne pourrait-on pas | distinguer Éther de Juda, identique à El-' Air, d’Éther I de Siméon, dont le vrai nom serait Thochen ou peut-être
ÉTIIER — ÉTHIOPIE
Athach? On trouve, en effet, parmi les villes auxquelles David envoya des présents après sa victoire sur les Arnalécites, une localité mentionnée seulement l Reg., xxx, 30, et appelée Athach (hébreu : 'Atâk). Comme elle est précédée d’Asan , qui est généralement accompagnée d'Éther, Jos., xv, 42; xix, 7, on suppose qu'il y a eu changement dans la dernière lettre , et qu'au lieu de 'Atâk, il faut lire ' Été r ou 'Atâr. Mais on peut aussi justement supposer que 'Atâk est la vraie leçon. Les versions anciennes, I Reg., xxx, 30, sont, en effet, en faveur du caph final : Codex Alexandrinus , ’Aôdty; paraphrase chaldaïque, 'Alak; version syriaque, Ta'nak. Le texte des Paralipomènes, avec Tôken, se rapproche davantage de cette forme. Les versions syriaque et arabe mettent même ici ’Atken et Adkûn. C’est au moins nne conjecture qu’il est permis de signaler.
A. Legendre.
ÉTHS (hébreu: 'A ttây ; Septante: ’ESot ; Codex Alexandrinus: ’EOOeî), le sixième des vaillants guerriers gadites, qui se joignirent à David pendant son | séjour au delà du Jourdain. I Par., xii, 11.
ÉTHIOPIE (hébreu : K ûs ; Septante : AÎ9co7ica ; Vulgate : Æthiopia). Sur le nom hébreu de K iis, voir Chus, col. 743-745.
I. Géographie. — La Bible hébraïque, les Septante et la Vulgate emploient, la première le mot géographique Kûs, les deux autres le mot Éthiopie, tantôt dans un sens large, tantôt dans un sens strict. — 1° Dans le sens le plus large, Kûs -Éthiopie désigne la partie de l’Asie où habitèrent d’abord les descendants de Chus le Chamite. Gen., n, 13. Le chapitre x de la Genèse énumère, f. 7-10, les diverses contrées de l’Asie où s’établirent les Couschites. Les Éthiopiens dont il est question II Par., xxi, 16, et qui étaient voisins des Arabes, sont des Couschites asiatiques, d’après les uns, et, d’après les autres, les Couschites africains qui habitaient à l’ouest du golfe Persique, vis-à-vis de l’Arabie. — Dans tous les autres passages de l’Écriture qui nous parlent de Kùs-Éthiopie, les auteurs sacrés entendent toujours une région de l’Afrique, située au sud de l’Égypte; mais, même alors, ils donnent à cette expression géographique une acception plus ou moins étendue. — 2° Tantôt ils comprennent dans ce mot, comme le font les monuments égyptiens sous le nom de Kes ou Kas (H. Brugsch, Geographische lnschriften altagyptischer Denkmâler, t. ir, 1858, p. 4), les pays que nous appelons aujourd’hui la Nubie, le Sennaar, le Kordofan et l’Abyssinie septentrionale; mais ils en déterminent avec précision la frontière du nord, qu’ils placent, à Syène (Assouan). Ezech., xxix, 10. — L’Éthiopie a été mal connue dans l’antiquité, même des Grecs et des Romains. Cf. Pline, H. N. , v, 8, 43; Vivien de Saint- Martin, Le nord de l’Afrique dans l’antiquité grecque et romaine, in-4°, Paris, 1863, p. 171. Au delà de l’Éthiopie, dont on ignorait les limites, on supposait qu’il n’y avait plus que des monstres. Vivien de Saint- Martin, ibid., p. 188-191. — 3° Tantôt et le plus souvent le nom de Kùs-Éthiopie s’applique particulièrement au royaume de Méroé, c’est-à-dire à la région comprise entre l’Astaboras (1 ’Atbara actuel) à l’est, l’Astapus ou Nil Bleu (Bahr el-Asrek) au sud-ouest et le Nil à l’ouest, depuis la jonction du Nil Blanc et du Nil Bleu jusqu’à son confluent avec YAtbara. Comme cette région était ainsi entourée de rivières, les anciens l’appelaient une île. Pline, H. N., vi, 35, etc. — Les prophètes font allusion aux cours d’eau qui arrosaient l’Éthiopie, fs., xviii, 1; Soph., m, 10, et la Vulgate, Ps. lxxjii, 14, aux crocodiles qu’on y rencontre; mais l’hébreu ne nomme pas l’Ethiopie dans ce dernier passage. — La ville de Beroua, appelée par les Grecs Méroé, qui donna son nom au pays, s’élevait sur la rive droite du Nil, non loin de la frontière septentrionale du royaume. On admet assez communément aujourd’hui que c’est le
royaume de Méroé qui est désigné dans les prophètes sous le nom de Sebd', Saba, Is. , xliii, 3; xlv, 14 ( Sebâ’im ); Ps. lxxi (lxxii), 10. Cf. Josèphe, Ant. jud., Il, x, 2; Strabon, XVI, iv, 8, 10 C’est en confondant le Sebâ' d'Arabie avec le Sebd’ d’Éthiopie, quoique l'orthographe soit différente en hébreu, qu’on a fait de la reine de Saba (Sebâ'), qui visita Salomon, I (III) Reg., x, 1, une reine d’Éthiopie. Cette confusion se trouve déjà dans Josèphe, Ant. jud., VIII, vi, 5. — La reine d’Éthiopie, Candace, dont on lit le nom dans les Actes, vin, 27, était une reine de Méroé. Voir Candace, col. 129-131. — L’ancien royaume de Méroé était célèbre par sa fertilité. Héliodore, Æthwp., x, 5. Il abondait en pierres précieuses, Job, xxvm, 19; en mines d'or, de cuivre, de fer et de sel. Diodore de Sicile, i, 33; Strabon, XVII, il, 2. 11 produisait une grande quantité de dattes. On en exportait l'ivoire et l’ébène. Ezech., xxvii, 15. Sa
G18. — Captif éthiopien. xx« dynastie. Médinet-Abou. D’après Lepsius, Denlcmciler, Abth. ni, Bl. 209.
capitale, renommée pour son oracle de Jupiter Ammon, Hérodote, ix, 29, était surtout importante par son corni nerce. Elle servait d’entrepôt aux caravanes qui y affluaient de toutes parts, de la Libye, de l’Égypte et des ports de la mer Rouge. H. Brugsch, Geographische lnschriften , t. il, 1858, p. 4. Voir, sur ses ruines, Frd. Cailliaud, Voyage à Méroé, 4 in-8°, Paris, 1826-1827, t. il, p. 142-175.
La ville de Méroé avait supplanté l’ancienne ville de Napata, qui avait eu ses jours de gloire, principalement à l’époque de la XXVe dynastie égyptienne, et à partir de la XXIIe. Napata, en égyptien Nap, Napi , Napit, était bâtie au pied d’une colline, là où l’on voit aujourd’hui les ruines de Djébel Barkal, sur les bords du Nil, entre la troisième et la quatrième cataractes. Elle existait déjà du temps des Amenhotep et était le chef- lieu d’un des nomes de la province égyptienne d’Éthiopie. Lorsqu’elle fut devenue capitale, ses souverains cherchèrent à en faire comme une autre Thèbes, et elle devait plus tard donner des pharaons à l'Égypte elle- même. Un des généraux d’Auguste, Petronius, la ruina pour toujours en la livrant aux flammes. D’après quelques égyptologues, la ville de Napata est nommée dans Isaïe, xix, 13, sous la forme Nôf (Vulgate : Memphis). H. Brugsch, Die Géographie des allen Aegypt, t. I, p. 290; LL, Dictionnaire géographique de l’ancienne Égypte, in-f°, 1879-1880, p. 336. — Les prophètes, qui nous parlent assez souvent des Éthiopiens (fig. 618), les décrivent comme des hommes de haute stature, Is.,xlv, 14, viri sublimes, et fort redoutables. Is., xvm, 2; Jer., xlvi, 9. Hérodote, m, 2, 114, dit aussi qu’ils « sont les plus grands et les plus beaux des hommes ». Cf. Scylax, Peripl., 112, dans les Geographi græci minores,