‹ Dictionnaire de la Bible (volume 5)Chapitre 356 sur 485 · EXCOMMUNICATION · texte numérisé non relu

EXCOMMUNICATION

encore que la pylhonisse ne parlait pas elle-même, c’est qu’elle fut incapable de modérer le terrible effet produit sur le roi par les paroles qu'elle entendait. Elle ne put que le réconforter physiquement par la nourriture qu’elle lui offrit. Parlant elle- même, elle eût eu intérêt à adoucir le plus possible les termes de l’oracle. — Le plus probable est donc qu’exceptionnellement Dieu permit que l’évocation eût un effet objectif, et que Samuel parût lui-même, sous une forme qui n’est point déterminée, pour signifier à nouveau au coupable Saül son arrêt de mort. — Cf. Clair, Les Livres des Rois, Paris, 1879, t. i, p. 75-82. Ii. Lesètre.

ÉVODIE (EùtoSfa, « bonne odeur, » de eS, « bien, » et ôÇw, « être odorant; » ou « bonne route », de eùoSîa [ci8oç], « chemin heureux, prospérité »), nom de femme usité chez les Grecs et les Latins, Inscript, grec., t. n, 3002, 1; t. ni, 6390; Tertullien (Euhodia), Scapul., 4, t. I, col. 703, etc., comme Évodius, Euhodius, était usité pour les hommes. Saint Paul s’adresse à une chrétienne appelée ainsi, en même temps qu’à Syntique, Phil., iv, 2-3, pour leur recommander à l’une et à l’autre de vivre en parfait accord. Ces deux femmes s’étaient distinguées par leurs bonnes œuvres, et elles avaient même travaillé avec l’Apôtre à la propagation de l’Évangile; mais il résulte des paroles de saint Paul qu’il était survenu entre elles quelque dissentiment. Théodoret, In Phil., iv, 2-3, t. lxxxii , col. 585. L’Apôtre prie un Philippien (yv/jcns cnjÇuys; Yulgate : germane compar ), qui pouvait être le mari ou le parent de l’une d’elles, de travailler à rétablir la bonne harmonie entre elles. Phil., iv, 3. Cf. S. Jean Chrysostome, Uom. xm in Phil., 3, t. lxii, col. 279. Il y en a qui pensent que SôÇuyo; est un nom propre. Voir Syzygue. Voir aussi Syntique.

EWÂLD Georg Heinrich August, orientaliste et exégète protestant allemand, né à Gœttingue, le 16 novembre 1803, mort dans cette ville le 4 mai 1875. Fils d’un petit fabricant de draps, il fit ses études à Gœttingue, y devint, en 1824, Repetent à la faculté de théologie; en 1827, professeur extraordinaire de langues orientales, et, en 1831, professeur ordinaire. Pendant les années 1826, 1829 et 1836, il fit des voyages scientifiques à Berlin, à Paris et en Italie. Des raisons politiques amenèrent le gouvernement lianovrien à l’expulser de Gœttingue à la fin de 1837; mais il y revint en 1848, après avoir professé quelque temps à Tubingue. Après la guerre de 1866, il refusa de prêter serment au roi de Prusse, qui le priva finalement du droit d'enseigner, en 1868. Il fut élu trois fois député au Reichstag. Son enseignement et surtout ses publications multipliées ont exercé une grande influence en Allemagne et même hors | de l’Allemagne. Dès 1823, il avait commencé à collaborer au Gôttinger gelehrten Anzeigen. Voici la -liste j de ses publications relatives à l’Écriture et aux études j orientales connexes, dans l’ordre chronologique : Die Composition der Genesis krilisch untersucht , in-8°, j Brunswick, 1824; — De metris carminum arabicorum , in-8°, Leipzig, 1825; — Das hohe Lied und der Prediger. Einleitung , Uebersetzung und Anmerkungen , in-8°, Gœttingue, 1826; — Kritische Grammatik der hebràischen Sprache, ausführlich bearbeitet , in-8°, Leipzig, 1827 ; — Abundlungen zur orientalischer und biblischer Litteratur, in-8°, Leipzig, 1828; — Commentarius in Apocalypsim Johannis exegeticus et criticus, in -8°, Leipzig, 1828; — Grammatik der hebrâischen Sprache des Alten Testaments in vollstàndige Kürze neu bearbeitet, 2e édit., Leipzig, 1835; 3e édit., 1838; — Die poelischen Bûcher des alten Bandes erkldrt , 4 in-8°, Gœttingue : Th. i. Allgemeines ïtber die hebràische Poesie und über das Psalnienbuch , 1839; Th. n. Die Psalrnen, 1835; 2e édit., 1840; Th. ni. Das Bach Job, j 1836; 2e édit., 1854; Th. îv. Sprüche Salomo’s. Ko- |

heleth. Zusâtze zu den frühern Theilen und Scfiluss, 1837 ; 2e édit, sous le titre de : Die Dicliter des alten Bundes , 1866-1867; — De feriarum hebræarum origine ac ratione, in-4°, Gœttingue, 1841; — Die Propheten des alten Bundes erkldrt, 2 in -8°, Stuttgart,, 1840-1841; 2* édit., 3 in-8°, Gœttingue, 1867-1868; — Geschichte des Volkes Israels bis Christus , 3 in -8°, Gœttingue, 1843-1852; Anhang zum 2. Band ; Die Alterthümer des Volkes Israël, 1848; 2° édit., 7 in-8°, 1851 -1855; 3e édit., 7 in-8°, 1864-1868 (Anhang, 1866);

— Ausführliches Lehrbucli des hebrâischen Sprache des alten Bundes, 5e édit., in-8°, Leipzig, 1844; 6e édit., 1855; 7e édit., 1863; 8e édit., 1870; — Hebràische Sprachlehre fur Anfànger, in-8°, Leipzig, 1842; 2e édit., 1853; 3e édit., 1862; 4e édit., 1874; — (en collaboration avec Leop. Dukes), Beitrage zur Geschichte der altesten Auslegung und Spraclierklârung des AUen Testaments ,

3 in-8°, Stuttgart, 1844; — Die drei ersten Evangelien übersetzt und erkldrt, in-8°, Gœttingue, 1850; — Abhandlung über die phônikischen Ansichten von der Weltschôpfung und den geschiclitlichen Werth Sanchuniathon’s, in-4°, Gœttingue, 1851; — Jahrbïi cher des Biblischen Wissenschaft, 1 1 in-8°, Gœttingue, 1849-1861 ; — Abhandlung über des athiopischen Bûches Henok Entstehung, Sinn und. Zusanimensetzung , in-4°, Gœttingue, 1854 ; — Die Sendschreïben des Apostels Paulus übersetzt und erkldrt, in-8°, Gœttingue, 1856 (1857); — Abhandlung über Entstehung , Inlialt und Werth der Sibyllischen Bûcher, in-4°, Gœttingue, 1858; — Die Johanneischen Schriften übersetzt und erkldrt, in -8°, Gœttingue : 1. Band. Des Apostels Johannes Evangelium und drei Sendschreiben, 1861; 2. Band. Johannes r Apokalypse, 1862; — Das 4. Ezrabuch nach seinen Zeitaller, seinen Arabischen Ubersetzungen und einer neuen Wiederherstellung , in-4°, Gœttingue, 1863; — Das Sendschreiben and die Hebràer und Jakobos Rundschreiben übersetzt und erkldrt, in-8°, Gœttingue, 1870;

— Sieben Sendschreiben des neuen Bundes übersetzt und erkldrt, in -8°, Gœttingue, 1870; — Abhandlung über die geschichtliche Folge der Semitischen Sprachen , in -4°, Gœttingue, 1871 (dans ses Sprachwissenschaftliche Abhandlung en , m); — Die Bûcher des Neuen Bundes übersetzt und erkldrt, 2 parties in -8°, Gœttingue, 1871-1872 (2e édit, de la traduction des trois premiers Évangiles et des Actes); — Die Lelire der Bibel von Gott oder Théologie des alten und neuen Bundes,

4 in-8°, Leipzig : 1. Band. Die Lehre vom Worte Gotles , 1871; 2 et 3 Band. Die Glaubenslehre , 1874; 4. Band. Ueber das Leben des Menschen und das Reich Gottes , 1878. — Cet infatigable travailleur fut, en 1837, l’un des fondateurs de la Zeitschrift fur die Kunde des Morgenlandes, dont il traça le plan. — Henri Evvald joignait à une vaste érudition orientale des vues originales; mais il était tranchant, autoritaire; il prenait trop souvent ses imaginations pour des réalités, comme on le voit en particulier dans son ouvrage le plus célèbre, Y Histoire du peuple d’Israël, et ses préjugés rationalistes l’ont fait tomber dans de nombreuses erreurs. Les élèves d’Ewald lui ont élevé un monument sur son tombeau, à Gœttingue. Voir G. Bertheau, dans Herzog, Real-Encyklopadie, 2e édit., t. iv, 1879, p. 440-447.

F. Vigouroux.

EXCOMMUNICATIONS, châtiment en vertu duquel un coupable est retranché de la société religieuse dont il était membre.

I. Sous la loi mosaïque. — 1° L’expulsion du coupable est exprimée par le verbe kârat, « retrancher, » et la formule habituellement employée par la loi est la suivante : « Que cet homme soit retranché (nikretâh, klo- 7o6peo07Î<7£.Tai , delebitur) de mon peuple. » — 2° Cette sentence est portée par la loi contre trois sortes de fautes : 1. fautes contre l’alliance: se soustraire à la circoncision, Gen., xvn, 14; faire œuvre servile le jour du sab-

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