Faulx de Saturne
Camée.
D’après Smith , Dlctionary of Greek and Roman antiquities, 3« édit., 1890, t. i, p. 519.
lement des chars garnis de fer. Voir Vigouroux, La Bible et les découvertes modernes, 6e édit., 1896, t. ni, p. 13-14.
— 2° La faucille à moissonner est nommée — 1. dans deux passages du Deutéronome, hennés, xvi, 9; xxm, 26; et niaggdl, dans Jer., l, 16; Joël, ni (iv), 13. — 2. Dans le Nouveau Testament, nous lisons, Marc., iv, 20 : « Quand [le froment] a produit son fruit, on y met aussitôt la faucille (ôpsnavov, falcem ), parce que la moisson est venue.»
— 3. Saint Jean, à Patmos, voit quelqu’un semblable au
Fils de l'homme ayant à la main une faulx tranchante (Spétravov o£v, falcem acutam), qui lui sert à moissonner la terre, Apoc., xiv, 14-16, et, 17-19, il voit un autre ange ayant le même instrument, avec lequel « il vendange la vigne de la terre ». La faulx est ici le symbole de la puissance de Dieu (S. Grégoire le Grand, Mor. in Job., xxxni, 11, t. lxxvi , col. 685) jugeant à la fin des temps les hommes, figurés par le blé et les raisins mûrs. Cette image devait être familière aux païens convertis au christianisme, qui étaient accoutumés à voir le Temps ou Saturne représenté avec une faulx à la main pour faucher tout sur la terre. F. Vigouroux.
FAUNE DE LA BIBLE. Voir t. i, Animaux, col. 603, et Bète, col. 1643.
FAUNES (Vulgate: fauni), divinités des champs dérivées du personnage mythologique Faunus, père de Latinus, roi du Latium (fig. 635). Identifiés de bonne heure avec les panes, dérivés de Pan, dieu des forêts, ils furent représentés avec des cornes et des pieds de chèvres. Le dieu Faunus s’appelait aussi Fatuus.
— 11 n’est question de faunes que dans la Vulgate, pour traduire le mot ’iijyhn dans le texte suivant de Jérémie, L,
39 : « C’est pourquoi les f iyyim y habiteront avec les 'iyyim. » Le prophète parle de la désolation de Babylone ruinée et réduite à l’état de désert. Il en caractérise l'abandon en faisant de ce lieu le séjour des siyyîm, bêtes sauvages habitant les déserts, et des ’ iyyim , qui ne sont autres que les chacals. Cf. col.