‹ Dictionnaire de la Bible (volume 5)Chapitre 398 sur 485 · FÊTES JUIVES — FEU · texte numérisé non relu

FÊTES JUIVES — FEU

Chagiga ,1,6. — Les jours compris entre la fête et le dernier de la solennité étaient réputés moins saints. On pouvait y vaquer à certains travaux urgents. Il y avait six jours de fête particulièrement saints, dans lesquels était interdite toute autre œuvre que la préparation des aliments : le premier et le septième de la Pâque, le premier et le huitième des Tabernacles, le jour de la Pentecôte et le premier du mois de tisri, fête des Trompettes et commencement de l’année civile. Entre ces six jours, quatre se distinguaient par le nombre des sacrifices et des joyeux festins : le premier de la Pâque, le huitième de la fête des Tabernacles, le jour de la Pentecôte et le premier tisri. Siplira, f. 244, 1. — Le mois qui précédait les trois grandes fêtes, et tout spécialement la fête de la Pâque, était consacré à la préparation de la solennité. Durant ce mois, on réparait les chemins par où devaient passer les pèlerins ; on blanchissait les sépulcres , pour avertir les étrangers de leur présence et leur en éviter le contact; on mettait en état les puits et les citernes, etc. — 8° Plusieurs commentateurs pensent qu’après l’établissement des Hébreux dans la Palestine, l’accomplissement de la loi qui imposait un triple pèlerinage annuel au sanctuaire du Seigneur devenant trop difficile, l’usage restreignit l’obligation à un seul voyage par an. Notre - Seigneur ne parait être allé qu’une fois par an à Jérusalem. Après la captivité, ceux qui habitaient trop loin de la Palestine furent même dispensés de s’y rendre tous les ans.

III. Fête de pénitence. — Le dixième jour du septième mois, cinq jours par conséquent avant la fête des Tabernacles, on célébrait une solennité de pénitence appelée fête de l'Expiation. Lev., xvi, 29; xxm, 27. Voir Expiation (Fête de l’). C’était le seul jour de l'année qui fût consacré officiellement à la pénitence. — La Sainte Écriture ne parle d’aucune fête qui rappelât soit le souvenir des morts, soit la mémoire des saints patriarches et des personnages que le texte sacré représente comme des amis de Dieu. Cette abstention visait sans doute à concentrer tout le culte sur le Dieu unique et à écarter toute tentation d’idolâtrie.

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