IV. Fêtes postérieures a la captivité. — 1° La fête
des phûvim ou des Sorts fut instituée en souvenir de la préservation des Juifs de Perse par l’intervention d’Esther. Esth., ix, 24. Voir Phurim (Fête des). — 2» La fête de la Dédicace ou des Encénies rappelait la purification solennelle du Temple qui eut lieu sous les Machabées. I Mach., i, 23, 49, 50; II Mach., x, 1-8. Voir Dédicace, col. 1339. — 3° Josèphe, Bell, jucl., II, xvii, 6, et le Talmud, Taanilh, iv, 5, mentionnent une fête t EuXoçophov, des « convois de bois ». C'était une fête qui se célébrait neuf fois par an , à des dates fixes , remises au lendemain quand elles tombaient un jour de sabbat, aux jours où certaines familles déterminées avaient la charge d’apporter au Temple le bois nécessaire au service de l’autel. Tout bois était accepté pour cet usage, sauf l’olivier et la vigne. Siphra, fol. 60, 1. — Voir Reland, Antiquitates sacræ vet. Hebræor., Utrecht, 1741, IV, ii-ix, p. 224-270; Bahr, Symbolik des mosaischen Cultus, Heidelberg, t. ii, p. 569-698; Munk, Palestine, Paris, 1881, p. 182-191. H. Lesétre.
FETU ( y.âpipoç ; festuca), brin de paille, de bois. Mot employé métaphoriquement dans une locution proverbiale dont se sert Notre-Seigneur pour signifier un léger défaut, par opposition à un grand qu’il désigne sous le nom de poutre. Matth., vu, 3, 4, 5; Luc., vi, 41-42. On lit dans le Talmud de Babylone, Baba bathra, 15 b : « Un jour un homme dit à un autre : Arrache le fétu qui est dans ton œil. — A la condition, lui répondit celui-ci, que tu arracheras la poutre qui est dans le tien. » Voir L. Cl. Fillion, Évangile selon S. Matthieu , 1878, p. 142; Cornélius a Lapide, Commentarii in quatuor Évangelia, édit. A. Padovani, 4 in-8°, Turin, t. i, 1896, p. 281.
FEU (hébi 'eu : ’ûr, le même mot que ’ôr, « lumière; » ’ês ; chaldéen : nûr, nûrâ' ; Septante: 7t0p ; Vulgate : ignis), chaleur accompagnée de lumière se développant dans un corps en combustion.
I. Production et conservation du feu. — Il y a tout lieu de supposer qu'Adam a eu l’usage du feu. Le feu, en effet, est indispensable pour préparer la plupart des aliments même végétaux dont l’homme fait sa nourriture. De fait, si haut qu’on remonte dans l’histoire, et au delà même de l'histoire dans la série des documents préhistoriques, on trouve l'homme en possession du feu, bien que, dans le cours des âges, certaines peuplades aient pu en perdre l’usage. Cf. Adam, t. i, col. 189. D’après la Sainte Écriture, l'usage du feu est supposé parfaitement connu à l’époque de Tubaleaïn, descendant de Caïn, qui savait forger les métaux. Gen., iv, 22. Les patriarches postérieurs au déluge se servent couramment du feu. Mais comment l’obtenaient-ils? Le moyen le plus simple de produire le feu, et que Ton trouve employé dès la plus haute antiquité, comme encore aujourd’hui chez beaucoup de tribus sauvages, consiste à frotter rapidement l’un contre l’autre deux morceaux de bois bien secs. Des accidents fortuits ont fort bien pu enseigner