‹ Dictionnaire de la Bible (volume 5)Chapitre 425 sur 485 · IV. Le Fils de David. — Le titre de « Fils de David · texte numérisé non relu

IV. Le Fils de David. — Le titre de « Fils de David

qui est décerné à Notre-Seigneur dans l’Évangile et qu’il accepte, se rattache à son titre de Fils de l'homme en le spécialisant. Notre-Seigneur est l'Homme par excellence, mais il tire son humanité de la race de David. — 1. Dieu lui -même avait promis à David que le Messie sortirait de sa race, Ps. cxxxi , 11; Act., n, 30, les prophètes l’avaient rappelé. Jer., xxm, 5; xxxm, 14, 15; Ezech., xxxiv, 23; Ose., ni, 5, etc. — 2. Aussi le nom de « Fils de David » était-il devenu pour les Juifs l’un de ceux par lesquels ils désignaient le Messie attendu. Dans un des psaumes dits salomoniens , antérieurs à la naissance de Jésus-Christ, on lit : « Faites-leur lever leur roi, le Fils de David. » xvii, 23. — 3. Durant la vie publique du Sauveur, on s’inquiète de savoir s'il est de la race de David , Joa., vu, 42, et lui-même argumente sur cette question d'autant plus grave que d’elle dépendait la solution de cet autre problème : Est-il le Messie? Marc., xii, 35; Luc., xx, 41. — 4. Le peuple arrive à la solution plus vite que les docteurs. Dès les premiers miracles de Jésus, il se demande si ce prophète ne serait pas le Fils de David , c’est-à-dire le Messie. Matth., xii, 23. La réponse affirmative gagne de plus en plus de terrain, à mesure que les miracles se multiplient. Les aveugles, Matth., ix, 27; xx, 30, 31; Marc., x, 47, 48; Luc., xviii, 38, 39, et la Chananéenne implorent Notre-Seigneur en lui disant :

« Ayez pitié de nous, Fils de David. » Le jour de l’entrée triomphale à Jérusalem, c’est tout un peuple qui s’écrie:

« Hosanna au Fils de David ! » Matth., xxi, 9, 15; Marc., xi, 10. — 5. L’ange Gabriel avait dit à Marie : « Dieu lui donnera le trône de David, son père. » Luc., I, 32. Aussi, dès le début de son Évangile, saint Matthieu, i, 1, appellet-il Jésus -Christ « Fils de David ». Saint Paul donne le même nom au Sauveur né de Marie, Rom., I, 3, et ressuscité des morts. II Tim., n, 8. Saint Jean le présente comme le rejeton et la race de David. Apoc., v, 5; xxii, 16.

V. Le f is de Marie et de Joseph. — 1. Notre-Seigneur est appelé « fils de Marie » et il l’est en toute réalité. Marc., vi, 3. — 2. Ceux-là seuls qui ignorent le mystère de sa naissance le regardent comme « fils de Joseph ». Luc., iv, 22; Joa., I, 45; vi, 42. C’est pourquoi saint Luc, ni, 23, dit expressément qu’il n’est fils de Joseph que « dans l’opinion », d>; èvofju’ÇsTo , ut putabatur. Saint Joseph mérite pourtant le nom de père de Jésus dans un certain sens, puisque Marie lui donne ce nom. Luc., n, 48. Il est père comme représentant le Père éternel auprès de Jésus, comme adoptant le divin Enfant et adopté par lui.

H. Lesétp.e.

FILTRATION (hébreu : zâqaq, « couler » [du vin], purifier; Septante et Nouveau Testament : ôtuldÇeiv; Vulgate : excolare, « filtrer » [le vin]), opération qui consiste à faire passer un liquide contenant des substances étrangères à travers un corps propre à les retenir. Les Juifs, comme les Égyptiens ( fig. 664) et les Romains, filtraient le vin, le vinaigre, etc., en le faisant passer à travers un linge, Martial, xiv, 104, un filtre de roseaux ou d’osier, Virgile,

C64. — Modèle de filtre- passoire égyptien. British Muséum.

Georg., il, 242; Eclog., x, 71, ou une passoire en métal, Wilkinson, Manners and Customs of the ancient Egy ptians, édit. Birch, t. il, p. 48; Hellanicus, dans Athénée, édit. Teubner, t. ni, 1890, p. 34. Le filtre est appelé dans le Talmud mania, mesammérét. Voir Mischna, Sabbath, c. xx, init. ; Pirke Aboth , c. v. Les Grecs le nommaient ùXiorfip, rfigôi, et les Latins colum. Cf. Plu-

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