‹ Dictionnaire de la Bible (volume 5)Chapitre 461 sur 485 · FOUR — FOURMI · texte numérisé non relu

FOUR — FOURMI

L'argile du malbên n’est autre chose que la masse d’argile délayée et pétrie dont l’ouvrier prenait une certaine quantité pour remplir le moule à briques. Sur cette opération et sur le moule, voir t. i, col. 1932. Sur le registre supérieur de la planche coloriée, on aperçoit deux esclaves qui prennent à deux tas d’argile , et deux autres qui ont le moule en main. — 3. Dans Nahum, ni, 14, l’approche des ennemis est annoncée, et Ninive est invitée à réparer ses fortifications : « Entre dans la boue, foule l'argile, rétablis le malbên, » Septante : iDJvOoç, « la brique; » Vulgate : subigens tene laterem , « baisse-toi pour prendre la brique. » — Comme on le voit, dans aucun de ces trois passages les versions n'ont fait du malbên un four à briques. Le malbên est le premier instrument dont on se sert après avoir pétri le tas d’argile, par conséquent le moule dont on ne se passait jamais, tandis que très souvent l'on se dispensait de cuire la brique dans un four. Cf. A. Condamin, Notes critiques, dans la Revue biblique, Paris, 1898, p. 253-258.

V. Le four ci poterie. — Les vases d’argile ne pouvaient servir qu’après avoir passé par le four. Voir Potier. « Le four éprouve les vases du potier. » Eccli., xxvii, 6. C’est seulement quand ils sortent du four qu’on peut juger de la forme, de la beauté, de la solidité des vases. Aussi, quand le potier a tourné son vase et l'a bien verni, « il ne songe qu’à nettoyer son four, » Eccli., xxxviii, 3i, pour empêcher les restes de charbon ou les débris de terre cuite de déformer son œuvre.

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