Franges de tissus égyptiens. Musée du Louvre
ou cordons eux -mêmes, tandis que le vrai nom de cet ornement ou fisit exprime étymologiquement une sorte de Heur (sis). Voir Fil, col. 2243. Dans la pensée du législateur, ces franges devaient être un mémorial perpétuel
097. — Franges de pagnes sémites. Thèbes. xix= dynastie. D’après Lepsius, Dailcmaler, Abth. ni, Bl. 136.
des commandements de Dieu. Num., xv, 39-41. — Notrefeeigneur portait à son manteau ces franges, y.pacTi£Ô et, prescrites par la Loi. C’est en les touchant que l’hémor-
rhoïsse fut subitement guérie de sa maladie. Matth., ix, 20; Luc., viii, 44. 11 en fut de même des habitants de la plaine de Génésareth. Matth., xiv, 36. C’est sans doute à cause du caractère religieux des sîsit que ces malades les touchaient de préférence au reste des vêtements. — Au lieu de se contenter des franges ordinaires, les pharisiens affectaient de les porter très longues : cet ornement étant destiné à rappeler la loi, ils voulaient par là s’en donner comme plus parfaits obser-
vateurs. Matth., xxni, 5. — En deux endroits, la Vulgate traduit par fimbria des mots hébreux qui n’ont pas ce sens : dans Ps. xliv (hébreu, xlv), 14, c’est misbesôt, tissus brodés d’or et de fils de couleurs diverses, et kenaf , Zach., vin , 23, coin, extrémité du vêtement.
2° Origine et traditions rabbiniques. — Wilkinson, The Manners and Customs of the ancient Egyptians, 1878, t. il, p. 174-175, donne à ces franges commandées par la Loi une origine égyptienne. Il est bien vrai que les Égyptiens avaient l’usage de certains vêtements à franges (fig. 696). « Leurs habits sont de lin, dit Hérodote, n, 81, avec des franges autour des jambes; ils les appellent calasiris. » Les Chaldéens portaient également une sorte de châle à franges; et les bas-reliefs nous montrent souvent les robes des dieux, des rois ou prêtres et autres