Monnaie de Délos
Tête lauréo d’Apollon, à gauche. — Ri. Lyre entre les deux lettres Ail (AîjLoç). ’
était célèbre par son sanctuaire d’Apollon. Ce dieu, d’après les traditions grecques, y était né. Strabon, X, v, 2. Au VIIe siècle avant J.-C., le temple d’Apollon devint le centre d’une confédération de villes maritimes, et, après les guerres médiques, d’une ligue dont Athènes eut la direction. Cette ligue, détruite par la victoire de Sparte sur Athènes, à la suite de la guerre du Péloponèse, fut reconstituée par Athènes, en 375. Voir E. Curtius, Histoire greegue, trad. franç., in -8°, Paris, 1883, t. ii, p. 368, 379, 424, 450, 496, 523; t. ni, p. 406; t. iv, p. 354; t. v, p. 109. En 315, Délos devint indépendante, et, jusqu’en 166, fut le centre d’une confédération d’insulaires, sous l’hégémonie successive des rois d’Égypte, de Syrie, de Macédoine et de la république de Rhodes. Ce fut la période la plus florissante de l’histoire de l'ile. L’administration du sanctuaire délien pendant cette période nous est connue par de nombreux textes épigraphiques, retrouvés pour la plupart par M. Homolle dans les fouilles qu’il a faites dans l’ile, surtout de 1877 à 1888, et dont les résultats ont été publiés dans le Bulletin de correspondance hellénigue, t. i-xix (1877 à 1896). A partir de 250 avant J.-C., des négociants romains s’y établirent. En 166, le sénat rendit Délos à Athènes. En 146, le port fut déclaré franc, et la chute de Corinthe lui donna une grande importance. C’est peu après cette date que la lettre des Romains en faveur des Juifs fut envoyée aux habitants de l'ile. Les marchands de Tyr, de Beyrouth, d’Alexandrie , y établirent des maisons qui furent en rapport avec tout le bassin de la Méditerranée. Corpus