‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 137 sur 486 · Ruines de Takti-Soleiman · texte numérisé non relu

Ruines de Takti-Soleiman

la muraille suivante de pierres noires, ceux de la troisième couleur de pourpre, ceux de la quatrième bleus, ceux de la cinquième rouge de sardoine. Quant aux deux derniers murs, ils étaient plaqués l'un d'argent, l'autre d'or. Hérodote, i, 98. Le livre de Judith, i, 1-4, donne aussi une description de l'Ecbatane du nord. « Arphaxad entoura Ecbatane de murailles de pierres de taille de trois coudées de largeur et de six coudées de longueur, et il éleva les murs à la hauteur de soixante -dix coudées et leur largeur fut de cinquante coudées. Il ilanqua les portes de tours de cent coudées de haut; leurs fondations avaient soixante coudées de large. Il construisit aussi des portes; elles s'élevaient à la hauteur de soixante-dix coudées; leur largeur était de quarante coudées, pour la sortie des troupes et pour la mise en ordre de bataille des fantassins. » Plusieurs commentateurs ont identifié l' Arphaxad dont il est question ici avec le Déjocès d'Hérodote. Cf. Gillet, Judith, in-8°, Paris, 1879, p. 74, mais c'est à tort. Le mot grec ù>v.a&6pr\<se., comme le mot latin s&dificavit qu'emploie la Vulgate, comme le mot hébreu bândh, dont ils sont la traduction, ont aussi le sens de rebâtir, de reconstruire, d'agrandir. Cf. Gesenius , Thésaurus linguse hebr&se, t. i, p. 215. F. Vigouroux, Les Livres Suints et la critique rationaliste, 4e édit., in- 12 , Paris, 1891, t. iv, p. 568-569. Arphaxad, qui est très vraisemblablement le même que Phraorte , reconstruisit et agrandit Ecbatane. Voir Arphaxad, t. i, col. 1029-1031.

L'Ecbatane du nord a été identifiée par les géographes avec le lieu appelé Takti-Soleiman, que Moïse de Chorène, Ilist. Armen., n, 84, appelle la seconde Ecbatane, la cité aux sept murailles. A cet endroit se trouve une éminence conique couverte de ruines massives et d'un caractère tout à l'ait primitif. On y voit une enceinte ovale

formée de larges blocs de pierres carrés (fig. 508). On y remarque un bassin irrégulier rempli d'une eau limpide et agréable au goût dont la source est cachée. La colline n'est pas entièrement isolée. De trois côtés, au sud, à l'ouest et au nord, la pente est assez raide, mais à l'est il y a peu de différence entre le niveau de la colline et celui du plateau voisin. Quoique les ruines soient nombreuses on ne trouve aucune trace de remparts autres que celui que nous venons d'indiquer. H. Rawlinson, .luis le Journal of the geogr. Society , t. x, 1841 , p. 40-53. Cf. Id.. The IJistory of Herodotus, 2" édit., in-8°, Londres, 1862, t. i, p. 185. L'Ecbatane du nord resta une place forte jusqu'au xme siècle après Jésus- Christ. Sa décadence commença à l'invasion mogole et sa ruine totale

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