Plan de la ville d'Hamadan
date du xv« ou du XVIe siècle. II. Rawlinson, Journal of the geographical Society, t. x, p. 49.
IL Ecbatane dans l'Écriture. — L'Ecbatane du nord n'est point nommée dans les livres protocanoniques de l'Ancien Testament, mais elle l'est plusieurs fois dans les livres deulérocanoniques. Le livre de Judith, 1,1-4, i q donne la description, comme on vient de le voir. Le livre de Tobie en parle à plusieurs reprises. C'est là que demeuraient Raguel et sa fille Sara, qui devint l'épouse du jeune Tobie, m, 7 (texte grec; la Vulgate porte Rages dans ce passage, mais c'est par erreur, comme le montre la suite du récit). Là se passèrent les événements racontés dans Tobie, m, vn-vm. Cf. aussi le texte grec, VI, 6. Après la mort de ses parents, Tobie alla y habiter avec Sara et ses enfants, et c'est là qu'il mourut. Tobie, xiv, 14-16. La Vulgate ne nomme pas Ecbatane dans son récit, mais le texte' grec la désigne expressément, XIV, 12, 11. — Cf. F. Vigouroux, Les Livres Saints et la critique, t. IV, p. 553; H. Rawlinson, dans le Journal of the geo~ graphical Society, t. x, 1841, p. 65-158; Gutberiet, Dos Buch Tobias, in-8°, Munster, 1877, p. 117-119, 200.
2. Ecbatane du sud. — 1° H est question dans I Esdras, VI, 2, d'une ville dont la Vulgate traduit le non. par Ecbatane. Il s'agit ici, selon toutes les probabilités, de l'Ecbatane du sud, capitale de la grande Médie, quoique divers commentateurs y voient l'Ecbatane du nord. C'est là que fut trouvé le volume sur lequel était inscrit le décret par lequel Cyrus permettait aux Juifs de reconstruire le temple de Jérusalem. I Esdr., VI, 30. Le texte original désigne la ville sous le nom de 'Ahmefâ', les Septante traduisent par h nôXei, cl selon plusieurs ma«us-