‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 143 sur 486 · ECHO · texte numérisé non relu

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égyptienne où fut enfermé Joseph, arrivèrent un jour deux prisonniers de marque qui avaient encouru la colère du roi, le grand panetier et le grand ('chanson. Ce dernier était le chef des échansons de la cour. 11 décrit luimême ses fonctions dans le récit qu'il fait à Joseph du songe qu'il a eu : « Je voyais devant moi une treille; elle avait trois branches; il y croissait des bourgeons, puis des Heurs et des raisins qui mûrissaient. J'avais en main la coupe du pharaon; je pris les raisins, j'en exprimai le jus dans la coupe et je la tendis au pharaon. » Les échansons sont souvent représentés sur les monuments égyptiens (tig. 5 13). Il y avait alors des vignes en Egypte, et l'on y importait du vin de Syrie et d'ailleurs. Les riches n'avaient pas seuls le privilège d'en boire : le vin était d'un usage général, et, à en croire les monuments, il arrivait assez souvent qu'on en abusait. Voir F. Vigoureux, La Bible et les découvertes modernes, 6e édit., 1896, t. n, p. 39-40, 73-82. Dans des entrepôts ou « maisons du vin » se conservaient les provisions destinées à la table royale, et à la tète de ces magasins étaient des préposés de haut rang dont l'office se combinait avec celui des échansons. Cf. Maspero, Histoire ancienne des peuples de l'Orient classique, Paris, t. i, I89Ô, p. 284-286. Quand Joseph eut expliqué à 1'échanson le sens du songe qu'il avait eu, cet officier sortit bientôt de prison et fut rétabli dans son emploi. C'est seulement par la suite qu'il se souvint de l'interprète et le lit venir à la cour pour expliquer les songes du pharaon. Gen., xi.i, 12-14. — Le texte sacré, III Reg., x, 5; II Par., ix, 4, énumère des échansons parmi les officiers de la cour de Salomon. — D'après le texte grec du livre de Tobie, i, 22, un neveu de ce saint personnage, Achiacharus (voir t. I, col. 131), était échanson du roi d'Assyrie Sacherdon ou Asarhaddon. On voit sur plusieurs monuments assyriens des échansons remplissant des coupes et les apportant aux convives (voir fig. 389, col. 1077). — Il y avait aussi des échansons à Suse, à la cour du roi de Perse Assuérus (Xerxès Ier). Quand celuici donna ses grands festins pendant cent quatre-vingts jours (voir t. i, col. 1112), des officiers royaux étaient préposés à chaque table, et parmi eux des échansons, « sans qu'aucun obligeai a boire ceux qui ne roulaient pas. » Kslh., i, 8. — Néhémie était échanson du roi Artaxerxès dans la même ville de Suse. II Ksdr., i. 11. — Sur l'arcliitricliuus, le maître d'hôtel des noces de Cana, voir t. I, col. 936, IL Lesêtre.

ÉCHELLE (hébreu : sulldm; Septante : v.Viu.-,-; Vulgate : scala), instrument portatif, composé de deux montants en bois, qui réunissent et supportent des bâtons disposés l'un au-dessus de l'autre en forme d'escalier. Elle sert à monter et à descendre. L'échelle, employée aux usages ordinaires, n'est pas mentionnée dans la Bible. Nous ne pouvons douter cependant qu'elle n'ait été connue de bonne heure, puisque Jacob vit en songe à Béthel une libelle, sulldm, qui s'élevait de terre et touchait le ciel, et sur- laquelle les auges 'le Dieu montaient et descendaient. Gen., XXVIII, 12 et 13. Cette échelle giganirM|ue était un symbole île la providence pai laquelle Dieu veille constamment sur les hommes et dont tiges sont les ministres. Voir t. i, col. 1072-1673. Elle est aussi un indice certain de l'emploi habituel de l'échelle à cette époque reculée de l'histoire. Les songes divins, en effet, aussi bien que les songes humains, présentent à l'imagination de l'homme endormi des images d'objets qui l'entourent et dont il peut saisir facilement liflcation. Les rabbins distinguaient l'échelle de Tyr, qui était courte, de l'échelle égyptienne, qui était longue. Talmud de Jérusalem, Eroubin, i.\, 1, trad, Schwab, Paris, 1881, p 288. — L'échelle peut devenir machine de guerre et servir à tenter lassant d'une \ille assiégée. L'application îles échelles aux remparts pour forcer l'entrée d'une forteresse est le procédé le plus anciennement employé, et on le voit souvent représenté sur

les bas-reliefs égyptiens (voir t. i, fig. 286, col. 1002) et assyriens (t. i, fig. 261. col. 983), comme chez les Piomains (fig. 514). Il est indiqué une fois seulement dans la Bible. Lorsque Judas Machabée alla au secours de la forteresse de Dathéma pour la délivrer, les Syriens, qui en faisaient le siège, s'armèrent d'échelles et de machines de guerre pour l'emporter d'assaut, mais sans succès.

514. — Soldat romain portant une échelle de Bli -< . D'après FrShner, La colonne Trajant , pi. 146.

I Mach., v, 30. L'échelle dut servir aussi à d'autres sièges,

dans les guéries racontées dans les Livres Saints, quoique il le seul passage où elle soit nomm. e,

E. Mangenot.

ÉCHI (hébreu: 'l'.lii; Septante: 'Ay/L-l, un des fils de Benjamin Gen., xi.vr. 21. Les Septante l'ont Échi fils de Bala, ci p.n conséquent petii-iils seulement (I,- Benjamin. Échi semble .Hic le même que Aliirain de Num., xxvi, 38. Voir AiiAKA, t. i, col. 290. Dans la généalogie donnée dans la Genèse, il faut unir à Echi une partie du mot suivant, Ros : D»sc wil >nN, et l'on retrouve la généalogie des Nombres: ::■:■:■ :->-*. Le z. m été pris pour un n. aleph; et après avoir fait deux mois on a ajouté naturellement la conjonction •, car, o et. » Ue plus, le '- , scliia, doit s'unir au mot suivant. Tous ces noms des enfants de Benjamin ont été maltraités par les copistes. Voir t. i, col. 1589, L". LEVESQUE.

ÉCHO (v/">). sou réfléchi ou renvoyé par un corps solide de telle sorte que l'oreille l'entend de nouveau

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