Livre des morts, il y a la description des rites funér; s
qu'on pratiquait après l'embaumement du cadavre, jusqu'à l'enterrement et au sacrifice près du tombeau. Ce texte a été publié dans son intégrité pour la première fois par M. Ernest Schiaparelli , directeur du Musée égyptien de Turin : Il libro dei funerali degli antichi Egiziani, in-8», 1882-1890.
Dans les cercueils des momies, outre les papyrus funéraires , on a trouvé aussi d'autres papyrus traitant de sujets religieux, philosophiques, littéraires et scientifiques, de sorte qu'on peut dire que les tombeaux nous ont conservé le trésor de la science des anciens Égyptiens. Voici quelques-uns des plus importants : Les maximes du scribe Ani , traité de morale, traduit par Fr. Chabas, dans VEgyptologie , 1874 et suiv. (ce sont sans doute des maximes comme celles d'Ani qui avaient valu aux Égyptiens la réputation de sagesse à laquelle il est fait allusion 111 Reg., iv, 30. Cf. Act. vu, 22; [s., xix, Il ; xxxi, 2; Josèphe, Ant.jud., vin, vi, 5); — Le papyrus magique Harris, formulaire de prières el d'exorcismes contre les mauvais esprits, traduit aussi par Chabas, Chalon-sur- Saône, 1860; — Le papyrus Sallier n° 1, récit historique de la fin de la domination des Hyksos, traduit aussi par M. Chabas; — Le grand papyrus Harris, le plus étendu des papyrus égyptiens, qui se rattache à l'histoire des pharaons de la XIX0 dynastie. L'étude la plus complète siM' ce papyrus est celle de M. Eisenlohr; — le papyrus de Senaaht ou de Sinéh du Musée de Berlin, épisode di
la XIIe dynastie, traduit par M. Griffilh, dans les Proceedings of the Society of Biblical Archmology, juin 1 892 ;
— Le papyrus Auastasi n» 1, qui contient une description de voyage de l'époque de la XIXe dynastie, publié par Chabas, Voyage d'un Égyptien en Syrie, en Phé~ nicie, en Palestine, etc., in-4», Paris, 1866; — Le papyrus d'Orbiney ou Le roman des deux frères, conte égyptien de l'époque de la XIXe dynastie, traduit et publié par de Rougé, Maspero, etc.; — Le papyrus Harris n« 500 ou Le roman du prince prédestiné, traduit par Goodwin et Chabas, 1861. et par Maspero, dans les Études
égyptiennes , Romans et poésies, in-8°, Paris, 1879;
Le roman de Setna, d'un manuscrit démotique du Musée du Caire, de la XXVIe dynastie. Voir Maspero, dans la Zeitschrift fur die âgyptische Sprache, 1877, p. 133.
— Enfin une quantité de textes épistolaires, décrets, etc. Le .Musée de Turin en possède une belle collection , qui a été publiée par Rossi et Pleyte : Papyrus de Turin, Leyde, 1869-1876. Plusieurs des papyrus déjà cités appartiennent au Musée Britannique et sont publiés dans les Select Papyri of the British Muséum.
Les anciens Égyptiens se distinguèrent encore plus dans les arts que dans la littérature. Leurs monuments d'architecture, pyramides, temples, tombeaux, obélisques; leurs sculptures, statues et bas-reliefs; leurs peintures, qui représentent au vif leur vie de chaque jour, ont joui de tout temps d'une juste célébrité. Les travaux qu'ils avaient exécutés pour endiguer le Nil , canaliser et répandre partout ses eaux bienfaisantes, leur font le plus grand honneur. Leur industrie était très florissante. Leurs tapis étaient renommés en Orient, Prov., vu. Il, ainsi que leurs broderies, Ezech., xxvn, 3 (voir t. i. 6g, 621 et 622, col. 1941, 1943); leurs t.ssus étaient d'une grande finesse; leurs ameublements de bon goût et souvent d'une grande richesse, comme on peut en juger par les peintures et par les débris, qui, échappés aux injures du temps, sonl conservés dans nos musées. Voir P. Pierret, Dictionnaire d'archéologie égyptienne, in-12, Paris, 1887.