Carte de l'E-lam
teau inclue' vers le bassin de l'Euphrate. C'est dans cette direction que s'écoulent tontes les eaux. Les rivières y sont nombreuses, et plusieurs sont considérables. Citons
principalement la Kerkha, l'Uknû des Assyriens, le Khoaspès des Grecs, el le Kourân ou Karoùn, qui représente dans une p.u tic de son cours Y liai de Daniel, vin. 2, 16, le ii'ir l'-la-a des inscriptions assyriennes, Y Eu- Iseo les classiques, appelé aussi Pasitigris. Le bras du Karoùn qui passe à Dizfou! esl aujourd'hui reconnu pour être l'ancien Idnli. nâr Id-id-ê. Cf. Frd. Delitzsch, Wo laij ilus /•araduvï' p. 1!13, 32'J. Ces rivières se réunissent par des canaux en quittant les hauteurs el se déplacent perpétuellement à travers le sol meuble de la plaine susienne; elles é aient bientôt la largeur de l'Euphrate,
puis elles se perdenl a moitié au milieu des vases, et elles vont rejoindre le Schatt el-Arab. Elles se jetaient autrefois dans la partie du golfe Persique qui pénétrait jusqu'à Knrnali, el la mer servait de frontière au versant méridional du pays. La côte a quelques baies, et les cours d eau qui se jettent dans le golfe y forment de petits estu m es.
2° Population. — A la division physique du paj respond la division de la population. Deux races différentes, les Loûrs et les Arabes, occupent chacune exclusivement une des deux grandes régions. Les premiers, qui appartiennent à la famille iranienne ou persane, possèdent seuls le haut pays. Les seconds, beaucoup moins nombreux, sont répandus dans les plaines inférieures jusqu .m Tigre el à l'Euphrate. La classe pastorale forme la 1res gi .unie majorité des habitants. Aussi le Khouz -tàn n'a guère d'autres produits que eux de ses troupeaux; on j cultive cependant le tabac, le colon, l'imh
ELAM
maïs. La contrée d'alluvions qui s'étale derrière les marais est aussi féconde et aussi riche que les alentours de Babylone. Le froment et l'orge y rendaient autrefois cent et même deux cents pour un. Strabon, xv, p. 731. Les palmiers entouraient les villes d'une ceinture épaisse ; les sculptures assyriennes nous 1rs montrent nombreux au temps d'Assurbanipal comme ils le sont encore aujourd'hui. L'amandier, le figuier, l'acacia, le peuplier, le saule, se serraient en bandes étroites au bord des rivières. Cf. E. Reclus, L'Asie antérieure, Paris, 1881, p. 107, 290-298; Maspero, Histoire ancienne, t. n, p. 30-32; Jane Dieulafoy, La Perse, la Chaldée, la Susiane, dans le Tottr du monde, t. li, p. 05-112; .4 Suse, dans la même revue, t. i.iv, p. 1-96; t. lv, p. 1-80; Layard, Description of the province of Khûzistàn , dans le Journal of t/ie Society of Geography de Londres, t. xvi, 1840, p. 1-105.