Elamite. Koyoundjik. Britisb Muséum
tribus étaient indépendantes les unes des autres, mais souvent réunies sous l'autorité d'un suzerain qui demeurait à Suse. Cette ville s'épanouissait dans l'espace compris entre l'Ulai et l'Ididi, huit ou dix lieues en avant des premières rangées de collines. La forteresse et le palais s'étageaient sur le» penchants d'un monticule qui commandait au loin la campagne. Voir Suse. Les autres cités étaient: Mataktu, la Badaka de Diodore, xix, 19, située sur l'EuUeos, entre Suse et Ecbatane; Na du golfe Persique; Til-Humba, la « Motte-ljumba risi appelée d'après l'un des principaux dieux élamites, peutêtre aux ruines actuelles de Boudbar; Dûr-Undasi, identifiée, mais sans certitude, avec la forteresse de Kalai-Dis, sur le Dizfoul-Roud; Khidalu, BU-Imbî, Bdb- Dûri, Pillatu, etc. La plupart s'attribuaient le titre de cités royales. Cf. Frd. Deiitzsch, Wo lag das Paradics'? p. 322-329.
III. Histoire. — L'histoire d'Élam nous vient presque entièrement de sources étrangères, c'est-à-dire assyriennes et chaldéennes.
I" Période. Empire elamite. — Aussi loin qu'elles nous font remonter, nous rencontrons une dynastie elamite qu'on a appelée celle des Kudurides, à cause du premier élément, Kutir ou Kudur, du nom de plusieurs souverains. Vers l'an 2285 avant notre ère, le prince qui gouvernait ce pays était Kudur-Nanhundi (déformation de Kutur - Nahunla , que donnent les inscriptions susiennes, et qui veut dire « Serviteur de la déesse Nahunta »). Grâce à la cohésion de l'unité nationale, la puissance du royaume avait grandi dans l'ombre, tandis que la Chaldée, affaiblie par des dissensions intcs-