‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 177 sur 486 · EL-ÉLOHÉ-ISRAEL — ÉLÉPHANT · texte numérisé non relu

EL-ÉLOHÉ-ISRAEL — ÉLÉPHANT

[sraël, parce que tu as été le plus fort en luttant avec Dieu et avec les hommes. » Gen., xxxn. 28.

ÉLÉMENTS (grec : <rror/-ïa ; Vulgate : elementa), principes d'où ont été formées toutes choses. Ce mot vient de erroïxo;, « ordre, série, » parce qu'il désigne ce qui sert à mettre en ordre. Les philosophes grecs, et, à leur suite, l'école juive d'Alexandrie, admettaient quatre éléments : la terre, l'eau, l'air et le feu. Texxipwv ô'vtwv OTOf/ecœv, dit Philon, i% «m 6 xôo-(ioç <ruvéo-c»)xe , y?,;, •jSocxoç, àÉpo;, 7tup6;. De Incorr. mundi, '21, Londres, 171-2, t. il, p. 508. Cf. Josèphe, A, a. jud., III, vu, 7. L'auteur de la Sagesse, vu, 17; xix, 17, et S. Pierre, II Petr., m, 10, 12, emploient le mot o-toi-/£ïx, elementa, dans ce sens. — S. Paul s'est servi du mot o-xoi/sîa dans ime acception différente et dont la signification précise a donné lieu à beaucoup de discussions. « Quand nous

jonction vav, « et, » n'existe pas entre les deux, <m a pu supposer, en effet, qu'il n'y avait là qu'une seule ville; mais alors le chiffré de « quatorze » ne serait plus juste pour les cités de ce second groupe, et puis l'omission du vav se remarque dans d'autres énumérations entre de, localités parfaitement distinctes, par exemple, entre Ên- Gannim et Tappûab, Jos., xv, 31; 'Adullâm et èôkôh, Jos., XV, 34, etc. Enfin la Pcschito a mis ici, on ne sait pourquoi, Gebiro, au lieu de Hâ-'Éléf. — Dans l'énumération de Josué, xvm, 21-28, cette ville fait partie du groupe qui s'étend à l'ouest et au sud de la tribu. Elle précède immédiatement Jébus ou Jérusalem. C'est pour cela que les explorateurs anglais croient la reconnaître dans Lifta, à peu de distance au nord -ouest de cette dernière. Cf. Survey of Western Palestine, Memoirs, Londres, 1883, t. m , p. 47 ; G. Armstrong, W. Wilson et Couder, Names and places in the Old and New Testa-

su. — L'éléphant d'Asie.

étions enfants, dit-il, Gai., IV, 3, nous étions asservis aux éléments du inonde », -jjxô xà o-xor/etst xo-j xio-fiov, Ces éléments, selon l'explication de Tertullien, Adv. Marcion., v, 19, t. il, col. 521, sont les premiers éléments, les principes des connaissances, l'enseignement élémentaire, rudimentaire : « Secundum elementa mundi , non secundum caelum et terram docens, sed secundum litter.is saeculorum. » De même, Gai., iv, 9 et Col., u, 8. Dans Heb., v, 12 , rudiments de l'enseignement divin. Voir E. Schaubach, Comment, qua exponitur quid o-xor/eïa to-j xô<T(iou in Novo Teslamento sibi velint, Meiningen, 1862.

ÉLEPH (hébreu : Hà-'Éléf, avec l'article; Septante: Codex Alexandrinus , EriitxXéip; omis par le Codex Vatieanus), ville de la tribu de Benjamin, mentionnée une seule fois dans l'Écriture. Jos., xvm, 28. Le nom est diversement interprété et différemment rendu par les versions. Quelques auteurs le traduisent par « le bœuf », et y voient une allusion aux occupations pastorales des habitants. D'autres lui attribuent le sens numérique, o mille, » qui indiquerait une nombreuse population. Les Septante, d'après le manuscrit alexandrin, ont uni Éleph au mot précédent Séla, d'où SeXaXéip. Comme la con-

ment, Londres, 1889, p. 56. Bien qu'il n'y ait que peu de rapport entre les deux noms, la position peut s'ai avec les données du texte. Nous n'avons là cependant qu'une conjecture. Voir Benjamin 4, t. i, col. 1589.

A. Legendre.

ELEPHANT (Septante : îXlya;; Vulgate: elephas, elephantus).

I. Histoire naturelle. — L'éléphant est un grand mammifère terrestre , de l'ordre des proboscidiens (lig. 515). II est caractérisé tout d'abord par sa masse, mais aussi par sa trompe et par ses défenses. La trompe n'est autre chose qu'un prolongement nasal , terminé par l'ouverture des narines. Elle sert à l'animal pour flairer les objets, les saisir et les porter à la bouche. Elle peut puiser l'eau, que deux valves cartilagineuses, placées à la base intérieure de l'appendice, empêchent de pénétrer dans les fosses nasales. Elle constitue aussi une puissante arme offensive et défensive, à l'aide de laquelle l'éléphant saisit ses ennemis, les projette en l'air ou les met sous ses larges pieds pour les écraser. Les défenses ne sont que des incisives qui peuvent atteindre jusqu'à deux mètres et demi de longueur et peser de cinquante à soixante kilogrammes. Elles protègent la trompe eu

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