II. LESÈTRE
ÉLÉPHANTIASIS, maladie des pays chauds ayant pour cause l'introduction dans l'organisme d'un ver parasite, la lilaire, qui obstrue les vaisseaux lymphatiques >•(
il 1g g||^ g^" :'fv g T y
547. — Éléphant offert en tribut à Salmanasar 11. Obélisque «le Nimroud. Britisli Muséum.
lostrate, Apollon., Il, 6; Juvénal, Sat., xii, 110. Mais ils ne comptent dans ces tours qu'un bien moindre nombre de combattants, quatre dans les tours des armées syriennes, Tite-Live, xxxvii, 40; trois dans les tours des armées indiennes, Elien, Nat. animal., xin , 9, et quelquefois de dix à quinze dans les premières d'après Philostrate, Apollon., n, 12. Il est donc à croire que les trente-deux combattants du texte sacré se relayaient mutuellement et n'étaient pas tous à la fois dans la tour, ou bien que le traducteur aura lu selisim uSenayim, « trente-deux, » au lieu de sdtôs Senayîm, « trois ou deux. » Voir E. Vigouroux, Les Livres Saints et la critique rationaliste , 4e édit., t. iv, p. 612-619. — Un guerrier juif, Éléazar, frère de Judas Machabée, apercevant un de ces éléphants qui portait les insignes de la royauté (voir col. 1145), se glissa jusque sous lui, en pensant que le roi était dans la tour, frappa l'animal au ventre et périt lui-même écrasé dans sa chute. I Mach., VI, 43-46. Antioehus V Eupator n'était pas dans la tour, parce que son jeune âge ne lui permettait pas encore de prendre part au combat. Les marques distinctives de cet éléphant avaient avec raison attiré le regard d'Éléazar, quoi qu'en dise Josèphe, Bell, jud., I, i, 5. Plutarque, Alexand., 60, raconte aussi que le roi Porus était monté sur un éléphant plus grand que les autres. — Dans une nouvelle
entraîne toutes sortes de désordres : engorgement des vaisseaux, irritation de leurs tissus, intumescence de la peau et des parties sous-jacentes, résultant de l'inflammation générale de tout le système lymphatique, produit sur les membres est surtout sensible auxjamb et aux pieds, qui deviennent informes comme ceux de l'éléphant, d'où le nom d'éléphantiasis donné à la maladie (fig. 54S). Ces altérations de l'organisme ne vont pas sans causer de cuisantes douleurs au patient. Le mal peut durer des années, mais parfois se termine par un étouffement qui amène subitement la mort. La maladie s'appelle « éléphantiasis des Arabes », à raison du pays où elle se fait le plus sentir, ou lepra nodosa , à cause de ses analogies avec la lèpre et des nœuds que produit à la surface des membres l'engorgement des vaisseaux. Cf. Heer; De elephantiasi Grœcorum ut Arabum, Breslau, 1842, Danielssen et Boek, Traité de la Spédalskhcd ou éléphantiasis des Grecs, traduit du norvégien par Cosson, Paris, 1848; Hecker, Eléphantiasis, lepra arabica, I.ahr, 1858; H. von Hebra , Die Eléphantiasis Arabum, in-8°, Vienne, 1885.— On s'accorde aujourd'hui à reconnaître l'éléphantiasisdans la maladie dontjob fut frappé. Rosenmûller, Iobus, Leipzig, 1806, t. i, p. 62; Frz. Delitzsch, Dos fluc/i/oft, Leipzig, 1876, p. 61; Le llir. Le livre, de Job, Paris, 1873, p. 251; Ivnabenbauer, In Job, Paris, 1885,
ÉLEPHANTIASIS