Tue de l'ouadi Gharandel. D'après odg photographie
fait découvrir plus bas d'autres sources... Ayant traversé le ruisseau, pour me diriger au nord-ouest vers un autre bouquet d'arbres, j'y comptai environ trente jeunes palmiers et dix vieux troncs dont quelques-uns portaient encore des traces de feu. Bonar, en 1855, avait compté en cet endroit quatre-vingts palmiers et s'était arrêté après avoir atteint ce chiffre. Tout autour de ce large espace, l'eau se trouvait à une petite profondeur. Deux endroits ressemblaient a des puits qui auraient été comblés. Quelques petits oiseaux gazouillaient tout autour; je cueillis deux espèces de tleurs à cette époque si peu avancée de l'année... Nous trouvâmes l'eau excellente, aussi bonne que celle du Nil. Nulle part, dans la péninsule, excepté à l'ouadi Feiran, elle n'est aussi abondante. » Cf. I". Yigouroux, La Bible et les découvertes modernes, 6«édit., Pans, 18%, t. n, p. 456; E. H. Palmer, The désert of lit Exodus, Cambridge. 1871, t. i, p. 273; E. Hull, Hount Seir, in-8°, Londres, 1889, p. 30; G. Ebers, Durch Gosem zum Sinai, in-8°, Leipzig, 1881, p. 128; Robinson, Biblical ftesearches in Palestine, Londres, I85ii, t. i, p. 68. 69.
lieues, beaucoup trop forte pour les Israélites, et qu'une caravane de chameaux chargés pourrait difhcileme courir. Ces trois objections, ajoute- 1- il, ne se troi point dans la position d'Ossaita, et pendant le séjour des Israélites dans celte vallée, qui serait alors Élim, rien n'empêchait les bergers de pousser leurs troupeaux jusque dans les pâturages de l'ouadi Gbarandel. — Ces arguments sont loin d'être péremptoires. On peut répondre, d'une manière générale, que les étapes des Hébreux n'étaient pas réglées comme celles d'une troupe régulière, et qu'elles étaient moins déterminées par la distance que par l'abondance des eaux et de la végétation, si nécessaires pour une immense multitude et assez rares dans le désert. Or l'ouadi Gbarandel, de l'aveu de tous les voyageurs, est une des plus belles oasis de la péninsule, l'emportant sur l'ouadi Ouseit par sa largeur, le nombre de ses sources et de ses palmiers, la qualité de ses eaux. Si M. de Laborde admet que les bergers Israélites pouvaient, pendant leur campement dans cette dernière vallée, mener leurs troupeaux dans la première, en rebroussant chemin, il est plus naturel de supposer