‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 198 sur 486 · ÉLISAPHAN, lévite, lils d'Osiel, Exod., VI, 22. chef · texte numérisé non relu

ÉLISAPHAN, lévite, lils d'Osiel, Exod., VI, 22. chef

de la famille de Caath, Num., m, 30, au temps du dénombrement du peuple au Sinaï. Quand Nadab et Abiu furent punis de mort pour avoir brûlé des parfums devant le Seigneur avec du feu profane. Moïse commanda à Misaél et a Ëlisaphan d'emporter leurs corps hors du camp. Lev., x, i. Au temps de David, la famille d'Élisapliau elait représentée par deux cents lévites, avec Séméias pour chef. I Par.. XV, 8. A l'époque des réformes d'Ézéchias, deux chefs de cette famille furent chargés de purifier le Temple. II Par., xxix, 13. Dans Exod., VI, 22, le nom est écrit sous la forme abrégée : 'Élsâfân.

2. élisaphan, lils de Pharnach, chef de la tribu de Zabulon, un de ceux qui furent choisis par Moïse pour faire le partage de la Terre Promise. Num., xxxiv, 25.

E. Levesque.

ÉLISAPHAT (hébreu : 'ËWSâfât, « Dieu juge; » Septante : 'E/.îKjaipâv ; Codex Alexandrinus : 'EXiira?»), lils de Zéchri , un des centurions de la garde royale qui aidèrent le grand prêtre Joïada à placer sur le trône le jeune roi Joas. II Par., xxill, 1-8.

1. ELISÉE (hébreu : 'Élis > : Septaule: 'EXi<r<i, 'EXiaati; Nouveau Testament: 'E).t<7<raîoç ; Vulgate : Elisseus,

« Dieu est mon salut »), prophète, lils de Saphat et riche habitant d'Abelméhula.

I. Sa 'Vocation. — Quelques commentateurs ont pensé qu'il avait été de bonne heure disciple d'Elie et qu'il avait vécu avec lui sur le Carmel , dans une école de prophètes. Mais la soudaineté de sa vocation rend plus vrai. li

qu'il n'avait pas fréquenté les écoles prophétiques ne s'était pas préparé à son rôle futur. Dieu, après la vision de l'Horeb, avait chargé Éiie de choisir Elisée comme son successeur. Elisée devait continuer l'œuvre réformatrice d'ÉIie et frapper les impies du glaive de sa parole, instrument des justices divines. III Heg., xix, 16-17. Élie le trouva occupé au labour. Douze paires de bœufs creusaient sous ses yeux le sillon, et lui-même dirigeait la douzième charrue. Voir col. 602-605. Élie alla droit à lui, et sans proférer une parole, sans lui adresser même le salut ordinaire, il jeta sur lui son manteau. Cette véture silencieuse signifiait clairement l'appel d'Elisée à la mission prophétique et symbolisait la transmission des pouvoirs. Elisée en comprit le sens, et, répondant sans tarder à la vocation divine, il courut après Elie, qui se retîrail, et lui demanda seulement le temps d'aller embrasser son père et sa mère. Quelqu.- exégètes pensent qu'Elie blâma rattachement trop naturel d'Elisée pourses parents; mais le nouveau disciple interpréta la parole du maître comme une autorisation indirecte. S éloignant donc, il tua la paire de bœufs qui conduis. ni sa charrue, en lil cuire la chair avec le bois de !.t charrue et des harnais.

ELISEE

et il célébra un repas d'adieux avec ses parents et ses amis. Le repas achevé, il se leva, s'en alla, suivit Élie et le servit. Il se constitua ainsi son disciple, en attendant qu'il devint son successeur, III Reg., xix, '19-21.

Tandis qu'Élié vécut, Elisée resta au second plan. Son activité commence à l'enlèvement d'Élie. Sa persistance à vouloir suivre ce jour-là son maître jusqu'au bout lui valut d'être le témoin atlristé de la disparition du grand prophète et de recevoir une double part de son esprit et de sa puissance. Voir ÉLIE. Il hérita aussi du manteau d'Elie, qui était le signe visible de la succession prophétique. Il en fit bientôt usage. Parvenu sur le bord du Jourdain, il imita Élie et frappa les eaux du manteau qui lui avait été légué. La leçon de la Yulgate fait supposer que la confiance d'Elisée fut mise à l'épreuve, puisqu'il dut frapper deux fois les eaux avant qu'elles ne lui ouvrissent le passage. Mais le texte hébreu ne mentionne pas cette circonstance, et dit seulement qu'Elisée, plein de foi. agit au nom du Dieu d'Élie et renouvela le prodige qu'Élie avait opéré quelques instants auparavant. Ce prodige accrédita Elisée auprès des fils des prophètes, qui reconnurent en lui le successeur d'Élie, vinrent à sa rencontre et se prosternèrent à ses pieds jusqu'à terre. Ils lui demandèrent aussitôt l'autorisation de (aire rechercher Élie. Bien qu'il n'eût pas d'espoir dans le succès des recherches, il les permit, vaincu par l'importunité de ses disciples et dans le dessein de les convaincre de la disparition complète de leur commun maître.

II. Sa mission. — 1° Elisée commença bientôt l'exercice de sa mission. Comme celle d'Élie, elle fut douce et bienfaisante à l'égard des humbles et des pauvres, menaçante et terrible envers les orgueilleux et les impies. Les habitants de Jéricho se plaignirent au prophète de l'insalubrité des eaux de leur ville et de leurs pernicieux effets. Elisée se fit apporter du sel dans un vase neuf, et il le jeta dans la fontaine. Ce sel, principe d'incorruptibilité, et symbole de la puissance curative du Seigneur, assainit, par la volonté de Jéhovah, que le prophète avait invoqué, les eaux de la fontaine appelée aujourd'hui Ain-es-Soultan (voir col. 1696). Montant de Jéricho à Béthel, Elisée dut exercer sur ses contempteurs les effets de la vengeance divine. Comme il approchait de cette dernière ville, qui était un des centres du culte des veaux d'or, III Reg., XII, 29, de jeunes garçons qui en sortaient se moquèrent de lui et l'insultèrent. Celaient sans doute des enfants d'Israélites, qui étaient devenus idolâtres. Reconnaissant un prophète du vrai Dieu, ils le tournèrent en ridicule, en raison de sa calvitie précoce. Voir col. 89. Elisée les maudit au. nom de Jéhovah, et aussitôt deux ours sortirent de la forêt et déchirèrent en morceaux quarante-deux de ces entants. Elisée n'avait pas cédé â un mouvement de vengeance personnelle; il avait voulu faire respecter un prophète de Dieu. Aussi le Seigneur rendit-il efficao malédiction, afin d'imposer aux idolâtres une crainte salutaire à l'égard de ses envoyés. Cf. Qusesliones et responsiones ad orthodoxos, q. i.x.xx, Patr.gr.jt. vi, col. 1321. De Béthel. Elisée se retira sur le Carmel, probablement pour se recueillir et se préparer dans la solitude à sa mission publique. Il revint ensuite à Samarie, IV Reg.,

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