‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 211 sur 486 · émath (tour D' ) (hébreu: [migdal] ham-Slê'âh · texte numérisé non relu

émath (tour D' ) (hébreu: [migdal] ham-Slê'âh

II Esdr., m, 1; xn, 39; Septante : ^Op-jo; twï bcatôv, Il Esdr., m, 1; omis dans le Codex Vaticanus, II Esdr., xn, 38; Codex Sinaiticus, it-jp^o: xrjû Myjoc; Vulgate : turris cenlum cubitorum, II Esdr., m, 1; turris Emalh, II Esdr., xn, 39), une des tours de la muraille de Jérusalem, telle quelle fut rebâtie par Néhémie. II Esdr., m, 1 ; xn, 39. Le nom hébreu signifie « la tour de cent » ; mais s'agit-il de cent coudées, ou de cent héros dont elle aurait rappelé le souvenir? Ni le texte ni les versions ne nous permettent une solution. Faut-il voir ici un nom propre, Mciih ou Hamméâh? Nous nous trouvons dans la même incertitude. Tout ce que nous savons, c'est qu'elle était près de la tour d'Hananéel, entre la porte des Poissons et la porte des Brebis ou du Troupeau, c'est-à-dire dans la partie nord-est des murs. Voir JÉRUSALEM. Ces deux tours n'avaient peut-être pas été détruites, ou avaient déjà été refaites par les Juifs revenus d'exil; car le récit sacré ne parle pas de leur restauration, mais bien de la reconstruction du mur qui les reliait a la porte des Brebis. II Esdr., III. 1. Elles se trouvaient sur la crête rocheuse qui a de tout temps I ■» ■ 1 1 < ■ une fortification, comme l'Antonia plus tard. L'importance de ce point et sa proximité du Temple l'assignaient toul naturellement à la sollicitude et à l'activité du grand prêtre Éliasib el de ses frères dans le sacerdoce. II Esdr., m, 1. Cf. C. Schick, Nehemia's Mauerbau in Jérusalem , dans la Zeit.se/irift des deutschen

Palâstina-Vereins, Leipzig, i. xiv, 1891, p. 15, pi. 2.

A. Legendre.

ÉMATH SUBA (hébreu : llamnt SÙ'nUi; Septante: Codex Vaticanus, Batau6à ; Codex Alexandrinus , Airi.ï') Ewëà), ville conquise par Salon ion. II Par., VIII, 3.

On la regarde généralement comme identique à Émath de Syrie, sur l'Oronte. Yen Emu n 1. Les deux royaumes d'Émath et de Soba étaienl limitrophes, et ont pu être

plus d'une fois unis sous la domination d'un même roi; de là des expressions connue celles -ci : Soliôli ffâmf&h : Septante : £ou6à 'HinO; Vulgate: Soba, dans le j'ays

d'Émath, I Par., xvm, 3. et Hâmat Sôbâh, Émath de Sobah, II Par., vm, 3. Il est possible aussi cependant que cette dernière ville fût une autre Emath, ainsi nommée pour la distinguer d'« Émath la grande », Am., VI, 2, comme Ramoth-Galaad était distinguée par le nom du pays d'autres cités appelées Bamoth, Ramah, Ramalh.

A. Leokndre.

EMBAUMEMENT! hébreu: Ijânutim, pluriel abstrait indiquant sans doute les préparations diverses ou les jouis consacrés à l'embaumement, du verbe hânat , « embaumer; » Septante : raçri , « préparation du corps pour la sépulture, » et le verbe ÈvTaçiiaat, « préparer pour la sépulture; » cf. S. Augustin, Qwest, in Hept., t. xxxiv, col. 502; Vulgate : cadaverum conditorum , et le verbe condire), ensemble de préparations destinées à préserver un cadavre de la corruption, au moyen d'aromates et de diverses substances aux propriétés dessiccatives et antiseptiques. Le corps ainsi préparé, appelé sàhn en égyptien, se nomme momie, dérivé, par le bas latin mionia et le grec byzantin |nou|iîa, de l'arabe moumyâ, « bitume, » et onguent servant à l'embaumement.

1° Embaumement égyptien. — Lorsque par la mort l'âme se séparait du corps, d'après la croyance égyptienne elle s'envolait vers « l'autre terre ». Pour le corps, il ne restait pas seul au tombeau; selon l'opinion généralement admise, il y avait avec lui le ka ou double, sorte d'ombre ou image aérienne, impalpable, du corps, l'etSoXov des Grecs. La tombe était vraiment o la demeure du double »; on venait lui taire des saci ifices, Im présenter des offrandes.

Mais, comme pendant l'existence terrestre il avait eu le corps pour s'appuyer, il avait besoin encore d'un support. momie ou statue de la personne défunte. C'est pourquoi les Egyptiens cherchèrent a prolonger autant que possible la durée du corps; grâce à l'embaumement, le ka ou « double n pouvait continuer de s'appuyer sur la momie, et jouir d'une existence semblable à celle qui venait de se briser par la mort. Dans ces conditions, le ba ou aine avait la faculté de revenir de l'autre monde visiter chaque jour son corps et son ka, et de revivre d'une certaine façon sa vie terrestre, avant de la reprendre un jour peutêtre complètement. De là la coutume de meubler le tombeau de tous les objets nécessaires ou utiles dont le ka pouvait se servir. La découverte du procédé qui transformait ainsi le cadavre en momie était attribuée à Amibis, « le maître de l'ensevelissement. » On l'employai! depuis une époque très reculée; les dernières découvei les de Négadéh el d'AbydoS ont montré cependant qu'avant ou pendant l'époque de Menés les morts n'étaient pas momifiés. Ce fut peu de temps après que ce système s'introduisit; une sléle d'Oxford parle de la momie d'un dignitaire qui \ivait sens le régne de Senda . le cinquième roi de la seconde dynastie. W. Budge, The Mummy, in-8". Cambridge, 1893. p. 170. Depuis il se perpétua en Egypte avec des modifications suivant les temps et avec des degrés de perfectionnement, suivant aussi les dépenses plus ou moins grandes qu'on pouvait y consacrer. Les procédés employés, nous les connaissons par les descriptions d'Hérodote, II, 80, et de Diodorc de Sicile. i, 91, corrigées ou complétées par les documents égyptiens. G. Wilkiiison , The ancient Egyptians , édit. Birch, t. ni, p. 470-4811 Sun- l'Ancien Empire, les moyens aduptés paraissent avoir été en général très rudiiuciitaires. Aussi les momies de cette époque ne sont souvent plus guère que des squelettes, presque comme si les cadavres n'avaient pas subi de préparation. 11 est curieux de constater que les corps ainsi sommairement préparés étaient ensevelis primitivement dans une peau de bête, sans doute pour qu'enveloppé de la peau de la victime immolée, le défunt s'appropriât la vertu du sacrifice : usage qui est rappelé par des pratiques équivalentes dans

la liturgie l'unel. les époques plus récentes. E. Lefébure,

L'office des morts à Ain/dos, dans les l'roceedings of the Society of lublical A r'rlnoluyu.l. xv. 1893. p. 132-439.

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