‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 22 sur 486 · Tombeau do Daniel , à Suse · texte numérisé non relu

Tombeau do Daniel , à Suse

sirent, qui exaltaient par- dessus tous les dieux le Dieu de Daniel, « dont le pouvoir est éternel. » Dan., n, 47; m, 95, 96, 99, 100; iv, 31, 32, 34; VI, 26, 27; xiv, 42 : c'est manifestement le sens final de ces chapitres. — 3° Une autre mission de Daniel fut de conserver et de développer au sein du monde païen les idées et les espérances messianiques. La forme dans laquelle on les voit présentées, c'est la vision du royaume qui aura une origine invisible, qui succédera aux grands empires et aux royaumes issus d'eux, et qui, formé du « peuple des saints du Très-Haut », avec le Messie pour prince, s'établira à travers mille vicissitudes et des luttes constantes, et ne sera jamais détruit. C'est pour faire paraître ces vérités que Dieu suscita Daniel. C'est lui qui les publia et qui contribua puissamment par sa parole et son action prédominante à créer dans tout l'Orient ce courant d'opinion qui remplit plus tard l'Occident comme « une vieille et constante tradition : que des hommes partis de Judée prendraient enfin le gouvernement du monde ». Daniel fut le prophète des nations comme saint Paul devait en être l'apôtre. R. Cornely, Introductio in libros sacros, t. Il, p. 472, 4; Fabre d'Envieu, Daniel, t. i,

exposant dans une synthèse saisissante, répétée quatre fois, la succession des empires de ce monde, qui doivent disparaître devant le Messie et être remplacés par son impérissable empire.

II. Division du livre. — Il est formé Je deux parties et de deux appendices. Les deux appendices rentrent dans la première partie, où ils trouvent place, par ordre de temps: l'un, le chap. xm, 1-04, avant le chap. n, et l'autre, le chap. xm, 65-xiv, 42, après le chap. VI. La première partie est historique, la seconde prophétique. Très communément, on fait commencer la seconde au chap. vu; la partie historique comprend seulement les six premiers chapitres, le premier excepté. Telle est, en effet, la division admise par les anciens et par beaucoup de modernes, même rationalistes. J. Knabenbauer, In Daniel., p. 10. Mais il en est d'autres qui joignent le chap. vu à la première partie, parce qu'il reprend, dans une autre forme, le chap. n, et qu'il est, comme celuici, écrit en araméen. Ces raisons ne sont pas convaincantes. Cf. Auberlen, dans Trochon, Daniel, Paris, 1889, p. 8.

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