‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 242 sur 486 · ENOCH, patriarche. Voii Hênoch · texte numérisé non relu

ENOCH, patriarche. Voii Hênoch

2. ENOCH (LIVRE APOCRYPHE D' ). Voir APOCA- LYPSES apocryphes, t. i, col. 757-759,

ÉNON (hébreu: ffâsar 'Ênôn; Septante : f, vj'/r, roO Aîvàv; Vulgate: atrium Enon), point qui devait marquer la limite nord -est de la Terre Promise. Ezech., xlvii, 17. Ce nom est écrit ailleurs Énan. Voir ÉKAN.

ÉNOS (hébreu : 'ËnôS; Septante: 'Ev-w;), fils de Selh. Gen., rv, 26: v, G, 7, 9-11 ; I Par., i, 1; Luc, m, 38. 11 avait quatre-vingt-dix ans à la naissance de son fils Cainan, et il vécut encore huit cent quinze ans, ce qui donne, pour sa vie entière, un total de neuf cent cinq ans. Gen., v, 9-11. Énos esl, avec Hénoch et Lamech, le seul des patriarches antédiluviens dont l'auteur de la Genèse nous donne autre chose que le nom et l'âge : «Alors, dit le texte hébreu, on commença à invoquer (qârâ') au nom de Jéhovah. » Ce que la Vulgate traduit : « Celui-ci (Énos) commença d'invoquer le nom du gneur. » Gen., IV, 20. Cf. Gen. xil, 8; Exod., xxxm. Ht; Ps. lxxix, 13; cv, 1, etc. Cette phrase est obscure el a été, par suite, diversement expliquée. La paraphrase chai* daïque la rend ainsi : « On commença à profaner le nom de Dieu, » c'est-à-dire: « On commença alors à adorer de faux dieux, des idoles. » Cette interprétation est universellement rejetée. Tout le monde reconnaît que, d'après ce verset, l'époque d'Enos vit le commencement, dans l'ordre religieux, d'un certain état de choses neuveau ; mais en ne s'accorde pas pour déterminer à quoi se rapporte ce commencement. 1" Les uns considèrent de préférence le dernier mol, celui de Seigneur (Jéhovah et ils expliquent a tort ce verset en ce sens que, du temps d'Énos, on commença de connaître le nom de Jéhovah et de pratiquer son culte. — 2° La plupart pensent que l'auteur de la Genèse a voulu nous faire connaître par ces paroles quelque innovation notable dans le culte divin, par exemple, l'organisation du culte public : rites plus solennels , réunions régulières , inconnues jusqu'alors, certaines conventions acceptées dans la société sur le temps, le lieu, la nature des offrandes eu .les sacrifices, etc. — 3° Quelques-uns attribuent au verbe hébreu la signification d' « être appel.' du nom » [de Jéhovah], et ils rapportent divers textes bibliques qui semblent confirmer leur sentiment. Exod., xxxi , 2; Num., xxxn, :!N. etc. Le sens de Gen., IV, 2ii, serait, d'après eux, qu'à l'époque d'Énos on commença, sans doute peur les distinguer de la race impie de Caïn, de donner aux descendants de Seth le nom d' « enfants de Dieu ». Leur opinion parait bien peu probable. Cf. Fr. de lliiiiimelauei , Comment, in Genesim, Paris, 1895, p. l'Jô. E. Palis.

ENSEIGNE GUERRIÈRE Voir ÉTENDARD.

ENSEIGNEMENT (Nouveau Testament : BiSxcrxaXta, ôtSa/r, ; Vulgate: doclrina) désigne l'instruction ellemême ou l'art de donner l'instruction. L'enseignement dont il esl parlé dans la Bible est exclusivement religieux; mais son objet et ses organes ne sont pas les mêmes dans l'Ancien que dans le Nouveau Testament.

1. Hans l'Ancien Testament. — L'enseignement religieux était donné par les parents, les prêtres el les léviles, les prophètes, les docteurs et les scribes.

1" Enseignement des parents. — Dieu lui-même, pal la bouche de Moïse, avait prescrit aux parents d'instruire leurs entants des devoirs de la religion. Ils devaient leur enseigner « la crainte de Dieu », c'est-à-dire la ri (voir Crainte de Dieu, col. 1099-1100), leur inculquer le- préceptes de la Loi ou le Décalogue, Deut., vi. 7, et tous les autres commandements de Jéhovah , Deul. , xxxn, 46, et leur apprendre tentes les merveilles pie le Seigneur a opérées en faveur d'Israël. Deut., iv. 'J-lti. I E l od . m, 26 et 27: xm, 8 et 11; Deut., vi, 20-25. Il- étaient tenus do i emplir cette fonction d'instituteur!

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