‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 274 sur 486 · ERASME — ERE DES SELEUCIDES · texte numérisé non relu

ERASME — ERE DES SELEUCIDES

surtout les notes qui accompagnaient le texte grec soulevèrent contre les hardiesses rie la critique d'Érasme de vives polémiques, que l'on peut suivre dans sa correspondance et dans ses apologies. Pour connaître toute la pensée d'Érasme, il faut lire ses répliques à Le Fèvre d'Élaples, à Edouard Lee, à Jacques Lopez Slunica, à Sancliez Caran/.a, au carme d'Egmout et à la Sorbonne. Elles sont toutes réunies dans le tome ix des Opéra, Leyde, 1706. Voir, sur un point particulier, E. Mangenot, Les erreurs de mémoire des évangélistes d'après Érasme, dans La science catholique, t. vil, 15 février 1893, p. 193-220; A. Loisy, Histoire du Canon du Nouveau Testament, in-8°, Paris, 1890, p. 226-230.

Érasme publia, de 1517 à 1524, une Paraphrase de tous les livres du Nouveau Testament, hormis l'Apocalypse, qu'il n'en jugeait pas digne. Il commença par les Épitres de saint Paul, continua par les lettres des autres Apôtres, les Évangiles, et termina par les Actes. 11 a luimême, dans la préface de sa Paraphrase de l'Epitre aux Romains, défini son art et sa méthode. Il voulait « relier les pensées détachées, adoucir les expressions dures, mettre de l'ordre dans ce qui est confus, développer les constructions embarrassées, défaire les nœuds du discours, apporter de la lumière dans les passages obscurs, donner à l'esprit hébreu l'urbanité romaine; en un mot, faire parler Paul, l'orateur céleste, en d'autres mots sans lui faire dire autre chose ». Il chercha donc à rendre avec fidélité et énergie la pensée des écrivains sacrés et à faire sortir des mots tout ce qu'ils contiennent. La paraphrase de l'Épitre aux Romains est un modèle du genre. Les autres n'ont pas le même mérite. Plus Érasme avançait dans son œuvre, plus il se fatiguait et se perdait dans des longueurs inutiles. Les Paraphrases du Nouveau Testament remplissent le tome vu des Opéra, Leyde, 1706. Noël Réda, syndic de la Sorbonne, publia ('unira Erasmi paraphrases lib. i, in-f", Paris, 1526. Érasme répliqua, Opéra, t. ix, col. 453-496.

On doit encore à Érasme l'explication de onze psaumes, I, II, m, IV, XIV, XXII, XXVIII, XXXIII, XXXVIII, LXXXIII et. l.xxxv. Elle a paru sous divers titres : Enarratio, commentarius , paraphrasis, concio, expositio concionalis , et en des lieux différents, de 1515 à 1536, suivant les circonstances. On la trouve au tome v des Opéra, Leyde, 1704. Le commentaire du Psaume i est fait selon la tropologie, qui est le sens naturel du poème. En commentant les autres psaumes, Érasme suit de moins près la pensée du Psahniste et verse dans l'allégorie ; son interprétation n'est souvent qu'une amplification sans originalité et sans valeur. Cf. S. fierger, La Bible au xvi» siècle, Paris, 1879, p. 40-69.

Bibliographie. — Les Vies d'Erasme en tète de ses Œuvres; Paul Merula, Vita Des. Erasmi ex ipsius manu fideliler reprxsenlata, in -4°, Leyde, 1607, Pierre Scriverius, Des. Erasmi vita, in-12, 1615; Jean Leclerc, Vie d'Érasme tirée de ses lettres, dans la Bibliothèque choisie, t. v et vi, 1703 et 1713; La Bizardière, Histoire d'Érasme, sa vie, ses mœurs, sa mort et sa religion, in-12, Paris, 1721; Samuel Knight, Life of Erasmus, in-8°, Cambridge, 1726; de Burigny, Histoire de la vie et des ouvrages d'Erasme, 2 in-12, Paris, 1757; J. Jortin, Life of Erasmus, 2 in-4°, Londres, 1758; Ch. Butler, Life of Erasmus, in-8°, Londres, 1825; A. Mùeller, Leben des Erasmus von Rotterdam, in-8°, Hambourg, 1828; Stichard, Erasmus von Rotterdam, in-8°, Leipzig, 1870; Durand du Laur, Érasme précurseur et initiateur de l'esprit moderne, 2 in-8°, Paris, 1872; Drumniond , Erasmus, 2 in-8», Londres, 1873; Gaston Feu gère, Érasme, in-8°, Paris, 1874. E. Mangenot.

ÉRASTE (grec : "Epasio;, « aimable »), nom de deux

chrétiens.

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