Ennemi vaincu servant d'escabeau au roi Anou-Banlni
Stèle de Hazar-Gérl. D'après J. de Morgan, Mission scientifique
en Perse, Paris, 1896, t. iv, p. 161.
et sa puissance. Comme le prophète Isaïe condamnait ainsi le culte purement extérieur et hypocrite que ses contemporains rendaient à Jéhovah, le diacre Etienne cita cette prophétie pour blâmer la confiance exagérée que les Juifs mettaient dans le Temple de Jérusalem. Act., vu, 48 et 49 (Yulgate : requietio, au lieu de scabellum). Dieu a pris pour marchepied la terre entière. De cet oracle d'Isaïe, Notre -Seigneur avait déjà tiré une autre conclusion contre les pharisiens, qui, tout en se faisant un scrupule de jurer au nom de Jéhovah, prêtaient aisément serment par le ciel ou par la terre. Jésus défendit de jurer soit par le ciel, qui est le trône de Dieu, soit par la terre, qui est l'escabeau de ses pieds. Matth., v, 34 et 35. — 2° Le Messie doit partager la royauté de Jéhovah, son Seigneur et son Père, qui le placera à sa droite sur son trône et réduira ses ennemis à lui servir de marchepied. Ps. cix, 1. Les monarques orientaux avaient coutume de mettre le pied sur le corps de leurs prisonniers de guerre en signe de sujétion absolue. Une stèle d'Anou-Banini, à Hazar-Géri (fig. 601), nous montre ce roi le pied gauche posé sur le vaincu. Les représentations de ce genre ne sont point rares en Assyrie (voir t.i, fig. 35, col. 227) et en Perse. Voir Vigoureux, Mtmuel biblique, 10" édit., 1898, t. il, fig. 72, p. 442; La Bible
ESCABEAU