Eunuque égyptien
Tombeau d'Apoui. Mémoires de la mission archéologique au Caire, t. v, pi. n.
la polygamie et de la jalousie des princes et des grands, désireux de garder pour eux seuls tous les droits à la débauche. On faisait eunuques non seulement de jeunes enfants, mais encore des jeunes gens ayant atteint l'âge de puberté. Hérodote, m, 49; VI, 32. Les conséquences de la mutilation étaient souvent pour ces malheureux l'ellémination et la dégradation du caractère, le penchant à la méchanceté, le développement de tous les vices, souvent la mélancolie et la disposition au suicide. Physiquement, quand la santé résistait aux suites de l'opération pratiquée à un certain âge, le corps prenait cet aspect obèse, lourd et vulgaire, sous lequel les anciens monuments représentent les eunuques (fig. 622). La Sainte Ecriture mentionne les eunuques : 1" En Egypte. Les deux officiers du pharaon que Joseph trouva dans la prison étaient eunuques. Gen., xl, 1. Putiphar, auquel fut vendu le fils de Jacob, était eunuque et chef des gardes, Gen., xxxvn, 36 ; xxxix, 1; de plus il était marié. Gen., xxxix, 7. Ce dernier renseignement a donné à penser qu'il fallait prendre le titre d' « eunuque », donné à Putiphar, dans le sens général de fonctionnaire attaché au service du prince. Dans toutes les langues, certains mots perdent leur sens étymologique pour désigner une fonction, une dignité, .pu n'a plus rien de commun avec la signification primitive du mot. Tels sont en français les titres de connétable, maréchal, camérier, etc. Dans ce passage de la Genèse, le sârîs ne serait donc qu'un fonctionnaire royal, un ôuvàaTY];, comme traduisent une fois les Septante. Jer., xxxiv, 19. Toutefois i! n'est pas nécessaire d'écarter