I.ev., XVIII, 17, 18. Certaines règles sont imposées
à l'homme qui a deux femmes, pour le partage de ses biens. Deut.. xxi. 15-17. Pour assurer à la famille la perpétuité de son nom et de ses biens, la veuve laissée sans enfants doit se marier avec son beau-frère, afin que le premier- né de ce mariage continue le nom et la descendance du défunt. Deut., xxv, 5, G. Voir Lévirat. Sur le sort de ceux qui survivaient au père de famille, voir Veuve, Orphelins. — 3° La persistance de la polygamie fit que parfois les enfants rattachèrent leur descendance à la mère plutôt qu'au père. Les choses n'allèrent pas si loin que chez les Égyptiens, chez qui la filiation n'était indiquée que par le nom de la mère. Maspero, Histoire ancienne, t. i, p. 51. Cf. Hérodote, i, 17-2. Cependant dans les généalogies des rois, on donne avec soin le nom de leur mère. IV Reg., xn, 1 ; xiv. '2; xv, 2, 33; xvm. 2, etc. On appelle assez souvent les frères issus de la même mère « les fils de ma mère », pour les distinguer des demi-frères. Gen., xxvn, 29; Deut., xm, 6; Jud., VIII, 19; ix, 1; Ps. xlix (l), 20; lxviii (lxix),9; Gant., i, 5. Deux fois le psalmiste, en s'adressant à Dieu, s'appelle « le fils de sa servante ». Ps. lxxxv (lxxxvi), 16; cxv (cxvi), 16. Jusque dans l'Évangile nous trouvons une désignation analogue pour la « mère des fils de Zébédée ». Matth., xx, 20; xxvn, 56.
V. Fécondité dans les familles hébraïques. — 1° La stérilité de l'épouse était considérée par elle comme le plus grand des malheurs. Gen., xi, 30; XVI, 4; xxv, 21; xxx, 8, 23; I Reg , i, 2-8. On la regardait comme une malédiction du Seigneur. Ose., ix, 11-14. Le prophète Isaïe, iv, 1, décrit sous une forme saisissante l'horreur que les femmes avaient de la stérilité : <c Sept femmes saisiront le même homme et diront : Nous mangerons notre "propre pain, nous nous vêtirons d'habits à nous. Seulement fais-nous porter ton nom, enlève notre opprobre! » Ces femmes renoncent au mohar, voir Dot, à la nourriture et au vêtement que leur doit le mari, pourvu qu'elles soient épouses, avec l'espoir de la fécondité. — 2» La tolérance de la bigamie et de la polygamie, les mesures prescrites au sujet du divorce, voir Divorce, ont pour but de favoriser la fécondité des familles. — 3' La fécondité est une bénédiction de Dieu. Ps. cxn (cxm), 9; cxxvi icxxvii), 3-5); cxxvn (CXXVIII), 3-6. — 4° Ce qui était regardé comme une bénédiction et une joie constitue en même temps un devoir, que la loi chrétienne n'a fait que rappeler. Saint Paul dit que la femme sera sauvée «i t>; TexvoYOvfo;, « en engendrant des enfants. » I Tim., n, 15. Là est donc à la fois son devoir et son salut. Le même Apôtre veut « que les veuves encore jeunes se marient , aient des enfants , deviennent mères de famille ». 1 Tim., v, 14. — 5° La Sainte Écriture indique le nombre d'enfants qu'ont eus certains personnages : Job, sept tils et trois filles avant ses malheurs, et autant après, Job, i, 2; xlii. 13; Gédéon, soixante et dix fils, Jud., i.\. 2; Jaïr, trente fils, Jud., X. 4; Abdon, quarante fils, Jud., xn, 14; Isaï, père de David, huit fils, I Reg., xvi, 10, 1 1 ; David, onze fils nés à Jérusalem, sans compter d'autres fils et d'autres filles, II Reg., v, 13-16; Siba, esclave de s. ml. quinze fils, II Reg., ix. 10; xix. 17; Achab, soixante el dix, IV Reg., x, 1 ; Mathathias, cinq fils, I Mach., il, 2; leJuifScéva, sept lils. Act., xix, 11.
VI. LES relations domestiques. — La loi mosaïque indique les conditions essentielles à l'existence de la famille, telle que Dieu la voulait alors. Les vertus familiales font l'objet de conseils qui se lisent surtout dans les livres sapientiaux et dans les Épltres des Apôtres. — 1° D'après les Proverbes. — C'est de la mère de famille que dépendent le bonheur et la prospérité de la maison. La paix du foyer est le premier des biens, xvn, 1; aussi rien de pire qu'une femme acariâtre, semblable « au toit qui laisse continuellement goutter l'eau dans la maison ». xix, 13; xxvn, 15. Mieux vaudrait pour le mari la solitude et la fuite au désert, xxi, 9, 19; xxv, 24. L'homme fera donc tout pour avoir une épouse douce, xi, 10,