‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 38 sur 486 · DAVENANT · texte numérisé non relu

DAVENANT

de Salomon Glassius : Philologia sacra, lus temporibus accommodata, in-8°, Leipzig. 1776. Il traduisit en latin l'Ancien Testament, et cette traduction, œuvre principale de J. Dathe, jouit pendant longtemps d'une grande autorité prés des protestants : Libri Vetcris Testamenti ex recensione textus hebrœi et versionum antiquarum latine versi, notisque philologicis et criticis illustrât! , 6 in-8°, Leipzig, 1780-1794. Les derniers volumes parurent après sa mort, ainsi que l'ouvrage suivant, publié par L. P. Rosenmùller : Opuscula ad crisim et mterpretationem Veteris Testamenti spectantia, in-8°, Leipzig, 1790. —Voir Aug. Eraesti, Elogium J. A. Datliii, in-4°, Leipzig, 1792. B. Heurtebize.

DATHÉMA. Ce nom ne se lit que dans le premier livre des Machabées, v, 9; Vulgate : in Datbeman; texte grec, B : ;•; \:v.fa\i.x ; A: eîç Aa9=|io( ; s: t\; Axfjai[j.a; version syriaque : beromtô, et chez Josèphe, Ant. jud., XII, vin, 1 : et; AaOsux. Il désigne une forteresse (ôx^p(D(ia] où s'étaient réfugiés les Juifs du pays de Galaad, menacés par les gentils, parmi lesquels ils habitaient. C'est de là qu'ils adressèrent des lettres à Judas Machabée, qui était en campagne dans les environs de Joppé, pour l'appeler à leur secours. Celui-ci, accompagné de son frère Jonathas, traversa le Jourdain, et pendant trois jours marcha avec son armée « dans le désert «. Ensuite, ayant reçu des renseignements ultérieurs de quelques Nabathéens qu'il rencontra, il fît un détour vers Bosor (voirBosoR 3, t. i, col. 1858), qu'il détruisit par le feu, et reprit sa marche vers « la forteresse » assiégée par l'ennemi, où il arriva à temps pour le mettre en pièces et délivrer ses frères. I Mach., v, 10-31. — Toute cette campagne du héros machabéen, dont d'autn s détails sont donnés dans les versets suivants, 35-5i, et dont une partie est racontée dans le second livre des Machabées, xil, 13-31, est sous le rapport topographique d'une difficulté extrême. Nommément sur le site de Dathéma il n'y a que des conjectures très incertaines. D'abord il y a quelque probabilité que c'est le même endroit qui dans le second livre est appelé Characa, « la forteresse, » et qu'on a proposé d'identifier avec El-tfaràq et avec El-Kerak, dans les environs de Bosra. (Voir Characa, col. 577-579.) — Indépendamment de Characa, on a énoncé d'autres hypothèses. Ewald, en se fondant sur une variante Aafiièa, a proposé Ed-Dâmeh, dans le Ledja : conjecture répétée par plusieurs autres. Voir Schenkel, Ribellexikon , t. i, p. 579; Kitto, Cyclopxdia ofbiblical literature, 1. 1, p. 631 ; Armstrong, Naines and Places in tlie OUI Testament, p. 49. Ce dernier auteur, à cause sans doute de la leçon syriaque Romfô, pense à Er-Remthé/i , au sud-est de Der'àt (Édrei ). Enfin Furrer, Zitr Ostjordanischen Topographie, dans la Zeilschrifl des deutsclten Palâstina- Vereins, t. XIII, p. 200, pense à 'Athamân, au nord de Der'àt, au delà de YOuàdi Thàlith, en ajoutant toutefois qu'il n'ose pas prendre une décision.

S'il y a quelque chose d'assez certain, c'est que Datheina ne saurait être au midi du Bosor du j>. 28; l'armée de Judas marchait dans la direction du nord, et quoiqu'elle fit un détour « dans le désert de Bosor » pour prendre cette ville, le texte dit qu'ensuite elle « marcha de là jusqu'à la forteresse » : expression qui empêche d'admettre qu'elle revint sur ses pas vers le midi. Malheureusement le site de Bosor reste aussi très douteux. On n'est pas même d'accord sur la question de savoir s'il s'agit dans ce chapitre de deux ou trois villes aux noms analogues. Voir Barasa, t. i, col 1448-1449; Bosor, 2, 3, col. 1857- 1859; Bosra 2, col. 1860-1864. D'un autre côté, l'opinion d'Ewald, qui place Dathéma au centre du Ledja, nous semble mener trop loin vers le nord. Ce pays âpre et sauvage, il est vrai, était excellemment propre à servir de refuge aux Juifs menacés; mais il était à une grande distance de ce qu'on entend ordinairement par « le pays de Galaad », dont les réfugiés étaient partis. En somme,

il nous parait probable que le Bosor du y. 28 doit être cherché quelque part au midi A' Er-Remthéh ou de Der'àt, à l'est du chemin du pèlerinage de la Mecque, dans les districts encore peu connus d'Ez-Zumléh et i'Ês-Suweit. Dans ce cas. Dathéma pourrait être Er-Remthéh ou peutêtre El-Hosn, au sud-est d' Er-Remthéh, dans la partie orientale des montagnes de 'Adjlùn. Car El-Hosn aussi est une localité antique, dont le nom ancien est jusqu'ici inconnu. Mais le nom arabe moderne signifie « la forteresse », tô ox'jfwjia , nom commun que le texte sacré applique jusqu'à quatre fois à Dathéma, et que la version syriaque traduit par hesito. J. van Kasteren.

DATTE, fruit du palmier- dattier. Voir Palmier.

DATTIER, arbre qui produit les dattes. Voir Palmier.

D AU BUS Charles, protestant, né en 1670, mort en 1740. Il appartenait à une famille de ministres calvinistes. Lors de la révocation de l'édit de Nantes, il passa à Londres et, après avoir souscrit à la confession de foi de l'église anglicane, put exercer les fonctions de pasteur à Brotherton. Nous avons de cet auteur : Pro lesiimonio Flavii Tosephi de Jesu Christi libri u, cum •/. E. Grabii prsefalioue, in-8", Londres, 1706; A perpétuai connncntary on tlie Révélation of St. John, in-f°, Londres, 1720. — Voir W. Orme, Bibliolheca biblica, p. 138.

B. Heurtebize.

DAUPHIN, cétacé cétodonle (fig. 482), aux mâchoires garnies de dents nombreuses, et à la tête ter-

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