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Jud.,xxi, 19-21. La fille de Jephté va avec ses compagnes recevoir en triomphe son père victorieux. Jud., XI, 34. Les femmes des villes et des bourgades israélites sortent au-devant de Saûl et de David, vainqueur de Goliath, et les acclament en chantant et en dansant au son des instruments de musique. I Reg. (Sam.), xvm, 6-7. Voir aussi
638. — Femmes Juives de Lachis emmenées en captivité avec leurs enfants. British Muséum. D'après A. Layard, Monuments of Nineveh, t. n, pi. 23.
inconnu aux pays chrétiens, et aussi aux Israélites. Les usages actuels les condamnent à une espèce de séquestration qui les sépare rigoureusement de tous ceux qui ne sont pas leurs proches parents ; elles ne peuvent sortir que voilées, afin que leur visage ne soit vu d'aucun homme. — Les femmes et les servantes des patriarches, sans avoir toute la liberté de, celles de nos pays, n'étaient point soumises à toutes ces observances. Sara, femme d'Abraham, ne portait pas de voile en Egypte. Cf. Gen., xii, 14-19. Rébecca non plus, en Mésopotamie, Gen., xmv, 14-10, et elle fait le voyage de Haran jusqu'en
II Reg. (Sam.), vi, 20; Jud., xvi, 27; Ps.lxvii (lxvih),26; cxlviii, 12; Jer., xxxi, 4, 13. — 3° Autrefois comme aujourd'hui, les femmes ne mangeaient pas avec les étrangers. Gen., xvm, 9. L'Ancien Testament ne contient qu'un exemple d'exception à cet usage, celui de Ruth, prenant son repas avec les moissonneurs de Booz, sur l'invitation de leur maître. Ruth, il, 14. Elles étaient cependant autorisées à recevoir des hôtes. Jud., iv, 18; I Reg. (Sam.), xxv, 18-31; xxvm, 22; IV (II) Reg., iv, 8-11; Luc, x, 38, etc. Les sœurs pouvaient prendre part aux festins avec leurs frères. Job, i, 4. Du temps de Notre -Seigneur, les
FEMME
femmes servent à table, Matth., vin, 15; Marc, i, 31; Luc-., iv, 39; x, 40; Joa., xn, 2, et même y prennent place, comme la Sainte Vierge aux noces de Cana. Joa., H, 3. — 4" La pratique de la polygamie avait souvent pour effet d'établir des rivalités entre les femmes d'un même mari et de les rendre jalouses les unes des autres. Elle obligeait les rois et les riches à avoir pour elles un logement séparé, ce qu'on appelle aujourd'hui un harem, dans lequel elles vivaient ensemble ou séparément. Cf. Il Sam. (Reg.). xm, 7; I (III) Reg., vu, 8; ix, 24; Esth., I, 9; cf. II (IV) Reg., xxiv, 15. Quand Jacob retourna de
ture, hâgôrôh. Is., ni, 21. Leurs cheveux étaient longs, Luc, vu, 38, 4i; Joa., xi, 2; xn, 3; Apoc, ix, 8, formant de nombreuses petites tresses attachées avec des cordons (voir Cheveux, fig. 253, 251, col. 687). I Cor., xi. 15; 1 Tim., n. 9; I Petr., m, 3. — 2° Elles se paraient de bijoux de toute espèce. Is., xvi, 24; Ezech., XXIII, 40: Jer., iv, 30. Elles portaient des 'âgîlîm ou pendants d'oreilles, Ezech., xvi, 12, et même le nézêm, pendant de nez, consistant en un anneau circulaire inséré dans le cartilage du nez (voir t. i, Arabe, fig. 204. col. 831) ou bien en un ornement semblable a un bouton, comme de
639. — Femmes fellahines de Jéricho. D'après une photographie.
Mésopotamie en Palestine, ses quatre femmes avaient chacune leur tente particulière. Gen.. xxxi, 33-34. Sara, femme d'Abraham, avait aussi sa tente à elle. Cf. Gen., xxiv, 07. La mère de Rébecca vivait pareillement dans une habitation séparée. Gen., xxiv, 28. LePsalmiste, cxxvn (cxxvm), 3, dit que l'épouse habite be-yarkefê bayit, c'est-à-dire dans un endroit réservé, à l'intérieur de la maison. Voir aussi Cuit., m, 4; VIII, 2.
V. Habillement et parure des femmes Israélites. — 1° Le Deutéronome, xxn, 5, interdisait aux femmes de s'habiller comme les hommes. — Nous manquons de renseignements précis sur le costume des femmes Israélites. Il devait être généralement simple. Un bas -relief de Koyoundjik nous représente des prisonniers juifs qu'on amène à Sennachérib, roi de Ninive, devant Lachis, ville de Juda. Parmi ces prisonniers de guerre sont plusieurs femmes (fig. 637-038. Voir aussi fig. 455, col. 1485). Elles ont le visage découvert et marchent nu - pieds. Elles portent une tunique qui descend jusqu'aux chevilles et, par-dessus, un voile de même longueur, qui leur couvre le front et le dos. Leur condition de captives leur a fait sans doute enlever tout ornement, mais ce costume doit bien être pour le fond celui des basses classes. 11 rappelle assez celui des fellahines de nos jours (fig. 639). Il consiste pour celles-ci en une longue robe de toile bleue, ornée autour du cou et de la poitrine de quelques broderies d'une autre couleur, en un pantalon et une coiffure formée d'une sorte de turban et d'un grand voile. La plupart ont des bijoux, de valeur fort différente, selon la richesse et la condition de chacune. — Les personnes d'un rang élevé portaient sans doute, sur le vêtement intérieur, une tunique d'étoffe plus précieuse, Jer., rv, 30; Ezech., xvi, 13; Il Sam. | Reg.), son, 18, 19; Cant. , v, 3, serrée autour de la taille par une cein-
nos jours. Le nêzem était en or ou en argent, quelquefois incrusté de perles. Gen., xxiv, 47; Is.. m, 21 ; Prov., xi, 22; Ezech., xvi, 12. Une couronne, 'âlâràh, parait la têle, Ezech., xvi, 12: un collier, ràbid, Ezech., xvi. 11, ou un chapelet de perles, hârûzim, le cou, Cant., i, 10;