‹ Dictionnaire de la Bible (volume 2)Chapitre 418 sur 486 · FILS · texte numérisé non relu

FILS

in-4°, Londres. 1.991. t. H. pi. îv. Cf. Schliemann, Ilios, trad. franc., in-4°, Paris, lf>5, Appendice, p. 935; G. Maspero , Étude sur quelques peintures funéraires , dans le Journal asiatique, février ISS' '. p. 117-120; H., Histoire ancienne des peuples de l'Orient, in-4n, Paris, 1895. t. i. p. 57. — Les femmes grecques et romaines filaient de la même manière et à l'aide des mêmes instruments (fig. 6G3). Ce travail a été notamment décrit par Catulle, lxiv, 311-319, et il est souvent représenté sur les monuments. Heydemann, Griechische Vasenbilder, in-f», Berlin, 1S79, pi. vm, 5, et tx, 5 c; Archâolorjische Ze'Uung, 1877, pi. 6 et pi. 51, etc. Cf. H. Schliemann, llios, Appendice, Fusaioles et filage chez les anciens, p. 331-340. E. Beurlier.

FILLE (hébreu : bat; Septante : Birrô-nip; Vulgate : filia), l'enfant du sexe féminin, par rapport à son père et à sa mère. Le mot bat sert à caractériser différentes relations de parenté, de dépendance et d'habitation, à peu près comme le mot bêii. Voir Fils.

I. Relations de parenté. — 1» Le mot bat désigne tout d'abord la fille proprement dite. Gen., v, 4; Jos., vu. "24; I Reg., ii, 21. — Il est écrit, Gen., vi, 2, 4, que les fils de Dieu épousèrent les filles de l'homme , hâ-âdàm. Les « filles de l'homme » sont ordinairement des • filles » en général. Mais ici cette expression doit être restreinte à un sens particulier, et le texte signifie que les descendants de Seth contractèrent des unions avec les descendantes de Caïn. Voir Fils de l'homme 2. — La fille peut être vendue en esclavage par son père. Exod., xxi, 7, 9. Voir Esclave, col. 1921. — 2° Bat désigne aussi la nièce, la petite -fille et la descendante. Telles sont les filles d'Israël, Jud., xi, 40; II Reg., i, 24, etc.; la lille d'Abraham, Luc, xiii, 16; les filles d'Aaron, Luc, I, 5; les filles de Chanaan, Gen., xxvm.S; de Moab, Num.,xxv, 1; des Philistins, II Reg., i, 20; des Chananéens. Gen., xxiv, 3, etc. Les « filles de son peuple » sont, pour l'écrivain sacré, les femmes de sa nation. Ezech., xm, 17, etc. Esther, nièce de Mardochée, est appelée sa fille. Esth., ni, 7. 1.",.

II. Relations de dépendance. — 1° On donne le nom de « fille » à celle qui s'est faite la servante d'un dieu. Mal . ii. 11. — 2» A raison de son sexe, la jeune fille ou la femme reçoit parfois simplement le nom de « fille ». Gen., xxx, 13: Jud., xii, 9; Ps. xliy, 11; Cant., n, 2; ls.. xxxii, 9; Matlh., ix. 22. etc. — 3» Bat a, entre autres

celui d'âgée de... Ainsi Sara est dite « fille de quatre-vingt-dix ans ». Gen., xvn, 17. — 4» Une « fille de Bélial », I rteg., i, 16, est une femme pervertie. — 5° Le mot SUe sert encore à caractériser les relations qui existent entre les choses. Une ville ou une bourgade qui dépend d'une autre est appelée sa fille. Ezech., xxvi, 6. On a ainsi les filles d'Hésébon, Num., xxi. 25; Jud.. xi, 26; de Jazer, Xum., xxi, 32; de Chanath, Num., xxxn, 42; d'Accaron, Jos., xv, 45; de Bethsan, Jos., xvn. 1 1 ; de Gazer. 1 Mach., v, 8: de Chébron, I Math., v, 05, etc. — 6» La pupille de l'œil est dite « fille de l'œil », ps. xvi (xvn), 8; Lam., n, 8; les i Biles du chant t, Eccle.,' xn, 4, sont soit les sons musicaux, soit plutôt les oreilles qui s'endurcissent chez les vieillards. II Reg., xix, 35. Sur bat-'àsurîm d'Ézéchiel, XXVII, 6, voir Uns, t. i. col. 1908.

III. Relations d'habitation. — 1» Par le nom de « filles », on désigne les femmes qui sont nées dans un endroit ou qui l'habitent : les filles du pays, Gen., XXXTV, I : les filles de Jérusalem, Cant., i. 5; i'i, 7; m, 5; v- 8, 16; Luc , x\in. 28, etc.; les filles de Sion, Cant., ni, 11; ls . in, |6, 17: rv, 1. etc. Urémie pleure sur les « filles de sa ville t. Lam., m, 51. — 2» D'autres fois, par la fille de tel endroit, les auteurs sacrés entendent l'ensemble de tous les habitants d'une ville ou d'un pays: fille de Jérusalem, ls., wxyii, 22; lille de Sion, ls., xxxvn. 22: m. 2; Jer., rv, 31; Matth., xxi. 5: Joa., mi, 15; fille de Juda, Lam., i, 15; fille de mon peuple,

ls., xxii, 4: Jer., iv, 11: ix, 7: xiv, 17: fille de l'Egypte, Jer . xlvi, 11, 19, 21; fille d'Édom, Lam.. rv, 22; fille de Tyr, Ps. xliv, 13; fille de Sidon, ls., xxiii, 12: lille de Babylone, ls., xlvii, 1 ; fille de Tharsis (Vulgate : /ilia maris), ls., xxm, 10, etc. — 3° Enfin le mot « fille» peut aussi parfois s'appliquer à la ville elle-même, distincte de ses habitants : fille de Sion, ls., i, 8; x, 32; Lam., n, 8, 18; fille de Babylone. Ps. cxxxvi, 8; Zach., n, 7; fille de Dibon, Jer., xlvih, 18, etc.

H. Lesètre.

FILLE DE LA VOIX. Voir Batii Kol, t. i, col. 1506.

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