FILLES (LIVRE DES
Apocryphes, t. i, col. 770-
D'ADAM , apocrvphe. Voir
FILS (hébreu : bén; bar, deux fois seulement, dans des textes poéliques, Ps. n, 12; Prov., xxxi, 2; yâlûd et ijéléd, assez rarement employés, de >jûlad,« engendrer; ■> chaldéen : bar; Septante : uïôç, tixvov; Vulgate : filius, natus), l'enfant mâle, par rapport à son père et à sa mère. Par extension, le mot « fils » sert en hébreu, comme dans les autres langues, à désigner différentes relations de parenté, de dépendance, d'origine, d'analogie ou de moralité.
I. Relations de parenté. — 1° Le fils proprement dit, Gen., m, 16; Matth., i, 25, appelé parfois fils du père, Gen., xlix, 8, ou fils de la mère, Gen., xxvn, 29, selon que la descendance doit être cherchée du côté paternel ou du côté maternel. Quand ce fils est un premier- né, il appartient au Seigneur, sous le régime de la loi mosaïque. Exod., xm, 13. Voir Premier -NÉ. Sur les devoirs du lils vis-à-vis des parents, voir Enfant, col. 1790-1792. Sur les droits des lils, voir Aînesse, t. i, col. 317, et Frères. — 2° Le neveu, Gen . xxix. 5; xxxi, 28. ou le petit- fils. I Esdr., v, 1: cf. Zach., 1,1. — 3° Le descendant, en général. Gen., x. 21 ; Matth., i. 1. 20: m, 9: xxm. 31 : xxvii. 25; Marc, vu, 27; Luc, i, 17; m, 8, etc. Dans les généalogies, les descendants portent le nom de lils, même quand ils sont séparés les uns des autres par plusieurs générations. Matth., i, 1, etc. Les Israélites sont constamment désignés sous le nom de « fils d'Israël ». Exod., I, 13, etc. Par les o fils des hommes », la Sainte Écrilure entend l'ensemble de l'humanité. Ps. rv, 3; x. 5; xm, 2; Eph., m, 5, etc. — 4" Les auteurs sacrés emploient fréquemment le mot « fils ■» en parlant des petits des animaux. Ils nomment ainsi le veau, fils du bœuf, !. \ , ix, 2; l'agneau, fils de la brebis, Ps. cxm (exiv), 4 l'ànon, fils de l'ânesse, Gen., xlix, II; Matlh., xxi, 5; le mulet, fils de la jument, Esth., vm, 10; le fils de la colombe, Lev.,xn,6; du corbeau, Ps. cxlvii (cxlvi),9; de l'aigle. Prov., xxx, 17, etc.
II. Relations de dépendance. — On désigne à ce titre sous le nom de « fils », — 1° le disciple, celui qu'on élève. Exod., n, 10; Prov., i, 10, etc.; Luc, v, 34; Act., VII, 21; I Cor., iv, 14, 17; I Tim., l, 2: Tit., i, 4, etc. Noire- Seigneur, Marc, x, 24; Joa., xm, 33; saint Paul, Gai., iv, 19, et saint Jean, I, n, 1, 12, 18, 28; m, 7, 18; rv, 4; v, 21, emploient même le diminutif texv(a, /ilioli, en parlant de leurs disciples ou fils spirituels. Saint Paul, Gai., iv, 19, poursuit encore plus loin la comparaison, en disant qu'il les enfante à nouveau. — Les fils des prophètes ne sont que leurs disciples. III Reg., xx, 35; IV Reg., n, 3, 5, 7; iv, 38, etc. — On donne aussi le nom de « fils » à celui que l'on traite avec tendresse ou compassion. Matth., ix, 2; Marc, n, 5; Luc, xvi, 25, etc. — 2» Le sujet, celui qui dépend d'un autre. IV Reg., xvi, 7, etc. Pour accuser plus fortement encore la dépendance, on dit à un supérieur qu'on est le « fils de son esclave ». Ps. lxxxv. 10; cxv, 16; Sap., ix, 5, etc. — On donne le nom de « fils du diable », Act., xm, 10; I Joa., m, 10; cf. Joa., vm. 44; s lils de Bélial, » Deut., xm 13; Jud., xix, 22; I Reg., n, 12, etc.; « fils de la chair, » Rom., IX, 8, à ceux qui se sont placés volontairement